@Gollum Vous voulez donc me donner des leçons de Christianisme en étant totalement extérieur à cette Eglise. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est gonflé. Si j’ai besoin de conseils, ce n’est pas à vous que je demanderais. Il va falloir vous faire à l’idée que le Christianisme n’est pas à l’image de ce que vous vous en faites.
« Mais votre vision du christianisme vous est personnelle aussi » Pas tant que ça puisque je suis parfaitement intégré dans cette Eglise et que j’échange en permanence avec d’autres Chrétiens, des théologiens et des historiens.
« Je l’ai maintes fois montré à base de citations » Une citation n’est pas une preuve. Encore faut-il l’avoir comprise, or votre interprétation est, comment dire, imaginative.
Comme je l’ai toujours dis, le Christianisme n’est pas la religion d’un livre mais la religion du Christ, vivant. Tant que vous n’avez jamais fait l’expérience de la rencontre avec Jésus et de son amour infini, vous n’avez aucune idée de ce que peut être le Christianisme. Vous faites des raisonnements sans fin sur des hypothèses douteuses et les résultants sont compromis dès le départ. « J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante » (1 Corinthiens 13, 1)
@Gollum « C’est la vérité qui m’intéresse » En matière religieuse, il est tout aussi impossible de prouver que Dieu existe où qu’il n’existe pas. Alors la vérité dans ce domaine, nous la contemplons de loin sans pouvoir l’approcher. Je ne cherche donc pas à vous imposer une vérité, mais à contrer les affirmations non fondées sur le Christianisme que vous et d’autres répandent au nom d’une vérité qui vous est propre. Si je voulais imposer une vérité, j’écrirai des articles dans Agoravox, mais je ne le fais pas. Je ne fais que réagir à des articles, mais plus souvent encore à des commentaires. La critique du Christianisme ou de l’islam est toujours possible et même parfois salutaire, mais elle n’est efficace que lorsqu’elle est parfaitement documentée.
@Eric F Ces travaux sont entre autre d’Edouard-Marie Gallez, plus connu par sa thèse sur la naissance de l’islam (Le Messie et son prophète). Ce père est assez proche des Eglises orientales, en particulier de l’Eglise syro-chaldéenne qui utilise encore l’Araméen dans sa liturgie (il existe environ un million d’araméophones dans le monde). L’Eglise Catholique a souvent méprisé ces Eglises avec ses certitudes, mais l’humilité nous fait découvrir des trésors. Il existe maintenant une traduction en Français de l’Evangile de Matthieu en araméen faite par Mgr Alichoran de l’Eglise syro-chaldéenne de Paris. Ses notes sont passionnantes, car il nous fait découvrir une structure du texte complètement tournée vers l’oralité. Le fait que cette structure soit encore intégralement présente en araméen nous laisse imaginer qu’il n’y a jamais eu de déformation du texte. Cet Evangile n’est pas fondamentalement différent de l’Evangile de Matthieu que nous connaissons et qui est traduit du Grec. Les différences sont minimes et ne touchent pas les dogmes. https://www.revue-resurrection.org/Un-Matthieu-arameen
@Gollum « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance » (Luc 10, 21). Un handicapé mental développe une intelligence du cœur à défaut d’autre chose. Il comprend mieux que d’autres la puissance de l’amour car il ne peut compter que sur l’amour des autres pour vivre. Bien entendu, pour qu’il comprenne, il faut lui donner de l’amour.
« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. » (Jean 14, 16-17. 20) C’est bien à la présence de l’Esprit-Saint que nous savons que nous avons compris l’Evangile. « Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jean 16, 14). Si vous n’en voyez pas les effets, c’est que c’est pour vous qu’Isaïe a écrit : « Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. » Le Christianisme n’est pas la religion d’un livre mais celle de Jésus vivant parmi nous. Vous aurez beau scruter le livre, si vous ne rencontrez pas Jésus, c’est que vous n’avez encore rien trouvé. Pour trouver le chemin de l’amour, il me semble qu’il vous faudrait d’abord découvrir le sens du mot humilité. « Il leur dit alors : Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu. » (Luc 16, 15)
Il est facile d’affirmer comprendre le sens du livre de l’Apocalypse puisque la Parousie n’a pas encore eu lieu. Malgré toutes les prophéties de l’ancien Testament sur Jésus, très peu de Juifs ont reconnu Jésus lorsqu’il s’est présenté, je doute qu’il y ait beaucoup de monde qui puisse parler de l’avenir, d’autant plus que comme toutes les prophéties, rien ne va se passer comme ce qui est écrit. La plupart des prophéties sont des avertissements destinés à nous convertir, mais la conversion met fin à la prophétie. Il ne nous est pas donné de connaître l’avenir : « Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. » (Marc 13, 31-32 ou Matthieu 24, 35-36). Le livre de l’Apocalypse ne peut être en contradiction avec le texte de l’Evangile, alors interrogez-vous sur le sens de ce livre et ne vous laissez pas influencer par les Témoins de Jéhovah. « C’est si vrai que l’Apocalypse, le dernier livre du NT dit que pour avoir accès aux images très obscures de ce texte qu’il faut Intelligence et Sagesse. » En fait Intelligence et sagesse ne sont invoquées dans ce livre que pour deux points mineurs : aux versets (13, 18) et (17, 09).
@Eric F Bien entendu qu’il y a une tradition commune puisque ceux qui ont écrit les Evangiles ont été témoins des mêmes événements. Mais ils se sont séparés avant d’écrire ces Evangiles et une falsification n’aurait pas pu se répandre sur les quatre Evangiles alors que les Évangélistes étaient séparés. Le temps très court entre les événements décrits et leur mise par écrit fait que la plupart des témoins étaient encore vivants. Une falsification ne serait pas passée inaperçu, d’autant plus que les Evangiles ont été enseigné oralement dans plusieurs langues dès le début. Propager une falsification dans ces conditions relève de l’exploit. De plus, ces Evangiles ne sont pas écrits sans contexte. Le nom des personnes présentes est connu, donc les auteurs ne se sont pas protégé d’une vérification, alors que cela aurait dû être leur premier réflexe en cas de falsification. Le texte des Evangiles contient des faits historiques dont la vraisemblance ne peut être mis en doute et des faits qui concernent la foi que personne ne peut vous obliger à croire. Les auteurs des quatre Evangiles connaissaient parfaitement le contexte contemporain de Jésus et n’ont pas fait d’erreur. C’est bien sur cette deuxième partie que les oppositions contemporaines des apôtres se sont concentrées, validant par là le contenu historique qu’ils ne contestent pas.
Même si l’Evangile de Thomas contient des éléments qui sont contenus dans les Evangiles synoptique, cela ne rend pas cet Evangile authentique. Un siècle et demi après la résurrection, le contenu des Evangiles était diffusé et connu dans tout l’empire romain, il est donc très facile pour un faussaire d’ajouter des éléments connus pour endormir son lecteur. Le fait même que beaucoup d’Hébreux n’ont pas reconnu dans le Christ le Messie qu’il attendaient a multiplié les vocations de Messie et ils ont été nombreux, comme par exemple le maître de justice des Esséniens ou Shimon bar Kokhba, à s’attribuer ce titre. L’absence de témoins vivants au 2ème siècle et la faible diffusion des livres fait que le mensonge est assez facile à propager. Tous les Evangiles apocryphes citent un auteur connu de la tradition, mais en fait, les véritables auteurs ont du mal à masquer leur méconnaissance du contexte réel. Attribuer un livre à un auteur connu en augmente le tirage. Ecrire un livre aujourd’hui en l’attribuant à Victor Hugo devrait vous ouvrir les grands éditeurs, si vous arrivez à convaincre. Malheureusement, Victor Hugo a laissé tellement de traces que vous auriez du mal à prouver l’authenticité. C’était tout de même plus facile au 2ème siècle. Aujourd’hui la vraisemblance des Evangiles apocryphes est scrutée par les historiens et les philologues et le résultat est sans appel. Croyez donc en l’Evangile de Thomas si cela vous chante, mais vous ne ferez pas de disciples car le doute se nourrit des erreurs historiques contenues dans ce livre. Vous ne pouvez pas authentifier le livre juste parce qu’il correspond mieux à vos convictions profondes. C’est ce que nous appelons un raisonnement en boucle et ce n’est pas scientifiquement valide.