@Gollum « Toujours est-il que l’Esprit Saint n’a pas su inspirer la bonne traduction » Vous auriez la traduction exacte (si c’était possible) cela ne vous convaincrait pas. Vous mettez pourtant le doigt sur le plus important : les conditions du salut offert par Dieu. Personne ne souhaite que vous ne soyez pas sauvé, Dieu le premier. Mais son salut passe par l’amour. Vous sentez-vous capable de vivre une éternité dans l’amour, y compris auprès de personnes que vous haïssez aujourd’hui ? Si oui, il n’y aura pas de problèmes. Mais je ressens dans votre attitude comme une réticence pour ce salut. Vous cherchez dans les Evangiles des raisons de douter. Vous êtes libre de chercher cela, mais dites-vous que le message de Jésus sur la compréhension des paraboles est pour vous. Des handicapés mentaux arrivent facilement à comprendre parce qu’ils savent, eux, se laisser toucher au cœur. Pour tous ceux qui ont fait l’expérience de la rencontre avec Jésus, l’interprétation des paraboles ne pose pas non plus de problèmes. Qu’avez-vous à gagner à faire un tel dénigrement ? Voulez-vous empêcher les Chrétiens d’accéder au salut ? Après tout cela ne devrait pas vous regarder puisque vous niez ce salut. S’il n’existe pas, cela ne changera rien et s’il existe, laissez au moins ceux qui le cherchent y accéder ; augmenter leurs souffrances ne fera qu’ouvrir plus grand les portes. Ne supportez vous plus le bonheur des autres ou voulez-vous ce bonheur pour vous seul ? Si ce n’est pas le cas, laissez-vous toucher par Jésus.
@Gollum « Pour la Peshitta si j’en crois Wiki elle sort du grec » Il est difficile à admettre pour un exégète qui a toujours cru que les Evangiles ont d’abord été cris en grec qu’ils se sont largement trompés. Il y a de très nombreux indices qui permettent de penser que les trois Evangiles synoptiques ont été écrits en araméen. L’Etude de la Peshitta monte que l’original ne pouvait être qu’en araméen puisque le texte araméen a conservé toutes les caractéristiques de la récitation orale, ce qui aurait été impossible s’il s’était agit d’une traduction. Par ailleurs d’autres textes nous montrent que les Evangiles en araméens ont été écrits très tôt : 37 pour Matthieu, 42 pour Marc et avant 49 pour Luc. On pourra se référé à l’étude parue dans la revue Résurrection n°128 où à la présentation de la traduction française de l’Evangile de Matthieu en araméen par Mgrr Francis Alichoran.
« de peur qu’ils ne se convertissent, et que leurs péchés ne leur soient pardonnés » Là encore l’interprétation demande un petit effort. Vous devez commencer par rapprocher ce versets des divers versets synoptiques qui se trouvent dans la Bible : Isaï 6,9, Ezechiel 12,2, Matthieu 13, 11 et 13, 14 et Actes 28,26. Vous pouvez bien entendu lire les paraboles qui précèdent et qui suivent. Les paraboles qui fonctionnent par analogie sont pourtant des textes facilement compréhensibles. Jésus même se fâche parce que une partie de ses disciples demandent une explication. Alors, qui a peur ? Jésus ? c’est invraisemblable. Celui qui n’a pas eu peur de la mort ne peut avoir peur des questions. Alors qui, sinon l’auditeur qui a peur des conséquences de ce qu’il entend. Suivre le Christ demande un renoncement et beaucoup préfèrent leurs péchés plutôt que de demander pardon. Et pourtant tous peuvent voir leurs péchés pardonnés à condition de renoncer à ces péchés. Bien évidement, ces personnes refusent l’analogie de la parabole et ne peuvent donc la comprendre. Ce sont leurs péchés qui ne leur permettent pas de comprendre, mais ils peuvent toujours changer et revenir vers Jésus. Nous savons que si Dieu veut le salut de tous, tous ne seront pas sauvés parce que beaucoup refuseront l’amour de Dieu et les conséquences du salut. Ils préfèreront leurs péché.
« Bien évidemment ce sont des versets que l’on n’entend jamais à la messe du dimanche cela va de soi » faux et vrai à la fois. Ce texte est lu le samedi de la 24ème semaine ordinaire année A. Par conte, il y manque la deuxième partie du verset 12 et c’est regrettable. Il n’empêche que la lecture des Evangiles doit faire partie du quotidien d’un Chrétien qui ne doit pas ignorer ce verset car il y a aussi des Chrétiens qui ont cette peur.
@Gollum Je ne suis pas né en 1964. Il faudrait voir le texte araméen de la Peshitta pour se rendre compte du texte le plus proche de l’original. Je n’ai pas vu l’Evangile de Luc, mais dans celui de Matthieu, lorsque Jésus dit « je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive », en araméen, il est écrit « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais la dispute », ce qui est beaucoup plus proche de notre façon de penser actuelle et en dit long sur les évolutions liées à des traductions successives. Ce verset de Luc, tel qu’il est écrit en grec ne peut logiquement pas entrer en contradiction avec d’autres versets de l’Evangile et on peut supposer que ce sont les traductions successives qui posent problème. Seul le texte araméen permettrait de comprendre complètement ce verset, mais nous pouvons nous faire une idée en se rapprochant des autres occurrences de haïr dans la Bible. En fait, il semble que ce mot est accompagné de l’idée d’un sacrifice et le sens devient limpide : Suivre Jésus n’est pas une promenade et demande de faire le sacrifice de ce qui nous est le plus cher. Chaque traduction met toujours un peu de l’esprit du traducteur dans le texte et le texte grec est déjà une traduction. Le traducteur doit toujours se mettre dans la peau du rédacteur précédent pour comprendre le texte en profondeur. Comment le rédacteur grec de la fin du premier siècle pouvait comprendre ce mot haïr en araméen dans son contexte avec la culture qui était la sienne ? Seul, André Chouraki se permet d’utiliser une traduction littérale mot à mot, mais c’est pour permettre une étude aussi proche que possible du Grec ou de l’hébreu et ce n’est pas lisible facilement. C’est pour cela qu’utiliser un mot seul n’a pas de sens. C’est aussi pour cela qu’il faut toujours se méfier des lectures simples, d’autant plus que le texte a déjà presque 2000 ans.
@Gollum « Il y a beaucoup plus d’arrogance dans les chrétiens qui se prétendent visités par l’Esprit-Saint » Ah, parce que vous connaissez des personnes qui parlent sous le contrôle de l’Esprit-Saint ? Personne ne peut affirmer qu’il va parler sous son contrôle. L’Esprit-Saint, c’est toujours après qu’on le découvre, non par les paroles prononcées, mais par l’effet qu’ont ces paroles. De plus l’Esprit-Saint s’adresse toujours à une seule personne et c’est cette personne seule qui peut comprendre d’où cela vient. Celui qui parle n’a pas de mérite particulier. Je comprends aussi que l’Esprit-Saint ne vous adresse pas encore la parole et que vous n’avez jamais pu l’observer. Dieu sonde les cœurs.
« Belle escroquerie bien visible maintenant qu’on a un peu de recul sur la fécondité d’une telle Église » Donc vous ne voyez rien. Ce n’est pas grave, mais je m’inquiète un peu pour vous. Vous attachez donc de l’importance à quelque chose dont vous soutenez qu’elle n’a pas d’importance !
« D’ailleurs vos posts ne montrent en rien que l’Esprit vous a visité » Je n’ai pas cette ambition et si l’Esprit m’a visité ce n’est certainement pas pour vous. Peut-être qu’un lecteur anonyme sera touché, mais je ne le saurais jamais et c’est mieux ainsi.
« Et vos arguments d’autorité ne valent pas plus que ceux des autres. » Qui sait ? Ce sont les lecteurs qui peuvent en juger.
@Christian Labrune « Vous écrivez plus bas cette énormité » Ce n’est pas une énormité puisque vous dites la même chose en ajoutant que cela n’a pas d’intérêt de toutes façons. Ça a d’ailleurs tellement peu d’intérêt que la plupart des athées que je rencontre lisent une quantité d’ouvrages pour se conforter dans l’idée que Dieu n’existe pas ou que ça n’a pas d’intérêt. Le simple fait que vous veniez en parler sur ce Forum montre au contraire que vous y attachez une importance colossale.
« on arrivera nécessairement à la conclusion qu’il vaudrait mieux pour le dieu des religions monothéistes qu’il n’existât pas du tout » Le dieu des religions monothéistes n’est pas défini. Qu’est-ce qui rapproche le Dieu de Jésus et celui de Muḥammad ? L’un est amour et l’autre ne l’est pas. Tout les oppose, sinon le monothéisme, et encore, il ne s’entendent pas sur ce terme. Personne ne peut décider de l’existence de Dieu puisque personne ne peut créer Dieu. Soit vous observez les signes sa présence, soit vous ne voyez rien, mais ce n’est pas parce que vous ne voyez rien que Dieu n’existe pas. L’observation des Esprits existent depuis la nuit des temps et celle de Dieu n’a que 3 à 4000 ans. Faut-il déduire que parce que vous ne voyez rien que toute l’humanité depuis qu’elle existe se trompe ?
« Si vous voulez la réfuter, je vous souhaite bien du plaisir » Quel intérêt ?