@Gollum Ben non, Cyrille d’Alexandrie n’a jamais été désigné comme le commanditaire du meurtre. Il était le patriarche à cette époque et ce meurtre horrible à jeté l’opprobre sur toute la communauté chrétienne.
« le Roi Philippe le Bel dut user de la violence contre le Pape » Ici, c’est bien le pape qui a voulu abolir la séparation de l’Eglise et de l’Etat et Philippe le Bel a eu parfaitement raison d’intervenir comme il l’a fait. La lumière a toujours attiré les mouches et ce n’est pas à Rome que j’irai pour devenir saint. Ce n’est pas le certificat de baptême qui fait le Chrétien, c’est sa réponse à l’enseignement de Jésus. On l’occurence, ce pape là ne l’était visiblement pas. Philippe le Bel ne l’était pas non plus par son avidité qui a conduit entre autres à expulser les Juifs pour accaparer leurs biens.
Les biens de l’Eglise ont toujours été la cible de l’avidité des rois de France et de leurs successeurs. Bien plus que Louis XIV, la révolution, l’empire les diverses république ont mis en place des politiques de confiscations systématiques. Il ne faut pas oublier que les œuvres sociales de cette époque étaient financé par l’Eglise, donc c’est au peuple que ces gouvernants se son attaqués. On ne peut pas vraiment dire que les choses se sont améliorés aujourd’hui et si l’Eglise Catholique n’est plus la cible, c’est qu’elle ne possède plus grand chose.
« interdits de lire pour les catholiques » L’organisation du pouvoir selon l’enseignement de Jésus est une pyramide inversée, le pape est au service des ses cardinaux qui sont au services des évêques qui sont au service des laïcs. L’enseignement de Jésus est un enseignement d’amour, donc, comme Dieu ne nous impose rien par amour, la hiérarchie de l’Eglise ne peut imposer quoi que ce soit, mais cette compréhension de l’enseignement de Jésus est plutôt récente. A l’époque du concordat, l’enseignement de l’Eglise était supervisé par l’Etat et la mise à l’index ne pouvait se faire sans un aval du Ministre des Cultes.
« en cas de refus : bûcher » Toujours les conséquences de la haine des philosophes des lumières envers l’Eglise Catholique. Les bûchers n’était pas le fait d’une inquisition mais de tribunaux civils. Philippe le Bel a remis en place la séparation des pouvoirs, pourquoi voulez-vous ensuite que cette séparation n’ait pas existé.
@OMAR Vote illustre inconnu a été gouverneur général d’Algérie à une époque où vous n’étiez pas né. Je ne sais comment l’histoire est enseignée en Algérie, mais il me semble qu’il ne faut pas occulter cette période. Son discours illustre parfaitement la position de la France vis à vis de l’islam à l’époque de la colonisation. Il n’était pas encore question de laïcité et l’Etat français, dans son élan concordataire instrumentalisait les religions. L’interdiction faites aux Catholiques de convertir existe toujours, mais cette fois-ci sur ordre de l’Etat algérien. Les Evangélistes ont aussi cette interdiction mais n’en tiennent pas compte. Il y a souvent des arrestations lorsqu’il sont prit en possession de Bibles. J’ai reçu des témoignages d’Algériens (souvent kabyles) ayant voulu être Catholiques. Ceux-ci m’on dit que l’Eglise Catholique a refusé leur conversion et ils se sont tournés vers les mouvements Evangélistes, principalement d’origine américaine. L’un de ceux-ci est devenu pasteur évangélique, puis il est retourné voir l’Eglise Catholique qui a cette fois accepté sa conversion puisqu’il n’était pas Musulman. Il a entraîné toute son Eglise évangélique dans sa conversion. J’ai aussi reçu des témoignages de Musulmans qui ont des amis chrétiens qui sont en prison à cause de leur conversion. Du fait de la présence des Eglises Evangéliques, les conversions ont été nombreuses en Algérie, mais ont commencé après le départ de la France. Il semble même que la Kabylie soit maintenant à majorité chrétienne. La vidéo de mariage que vous présentez est évangélique. Vous parlez de prosélytisme, mais l’article d’Africa4 que vous me présentez n’en parle pas. Les Chrétiens ont souvent été en pointe sur les œuvres sociales avant et après l’indépendance, mais cela fait partie de leur ADN. Ils sont à l’origine de la plupart des œuvres sociales que l’on trouve en France, que ce soient les écoles, les universités (la croix sur le toit de la Sorbonne le rappelle), les hôpitaux, les orphelinats où les maisons de retraite. L’Etat a repris ces œuvres par la suite, le plus souvent par confiscation entre 1790 et 1880. Cet article me semble honnête et non contradictoire avec ce que j’écris. Je voudrai juste ajouter que la défense de la « Civilisation chrétienne » qui est présenté comme justification de la colonisation était en fait le démantèlement des bases qui permettait aux pirates de faire de razzias sur les côtes française. Ces razzias étant d’ailleurs défendu par Al-Tabari lui-même à propos de la zakat. Il écrivait que la catégorie de la voie de Dieu désigne les dépenses dans le soutien de la religion de Dieu en razziant les mécréants. Je n’écrirait jamais que la colonisation était une bonne chose, mais les raisons initiales sont à chercher en Algérie.
@OMAR Les institutions Chrétiennes n’étaient pas réservées aux seuls colons d’origine française. Seul la conversion des Musulmans était interdite. Il ya donc eu une quantité d’œuvre sociales consacrées à l’ensemble de la population : écoles hôpitaux, orphelinats... Voici un extrait du discours du Charles Lutaud, préfet d’Alger, futur gouverneur général d’Algérieen en 1901, lors du départ du Hajj.
"O Pèlerins, au moment où vous quittez l’Algérie pour accomplir une pratique religieuse qui vous est chère, j’ai tenu à venir vous visiter au nom de la République Française. […] Je [proclame] la libéralité de la France à l’égard de vos croyances religieuses. Grâce à sa générosité, le pèlerinage, si difficile à accomplir avant la conquête, a reçu la vitalité et la sécurité qui lui faisait défaut autrefois. […]
Une foi trop ardente pourrait vous pousser à entreprendre un long et périlleux voyage, sans ressources suffisantes […] Nous vous disons [donc] avec le Prophète : « prenez des provisions pour le voyage ». (S2, 197) […] Sur la Terre Sainte vous vous rencontrerez avec des musulmans venus de tous les coins du monde ; interrogez-les et demandez-leur quel est le pays où, plus qu’en France, la foi islamique est respectée et protégée. […] Vous leur enseignerez qu’en France, tous sont fils d’une même famille, protégés par le même Dieu […] Sur la Terre Sainte, vous sera les apôtres de la France en même temps que les soldats de l’islam. Vous reviendrez meilleurs musulmans, plus attachés à la loi locale et à l’idée de justice, et vous reviendrez avec plus de reconnaissance à l’égard de la France, notre mère à tous. Nous saluerons votre retour avec joie, et tous vous aurez au cœur cette pensée, déjà exprimée par l’un des vôtres : « Nous avons été heureux de fouler la terre sacrée de l’Arabie ; nous sommes plus heureux encore de revenir dans nos foyers, sur la terre de France ».
@Sergio Désolé pour Hypatie, le fanatisme existe partout et ceux qui l’ont tué ne peuvent trouver d’excuse dans l’enseignement de Jésus.
La laïcité n’est possible en France que parce que le concept de séparation du temporel et du spirituel est inscrit dans le Christianisme avec la liberté religieuse. Nous voyons bien que nos amis musulmans ne peuvent comprendre ou intégrer ce concept. Avant la loi de 1905 qui organise la séparation, le concordat n’était pas le fait des Eglise mais de l’Etat qui avait besoin d’une autorité spirituelle pour obtenir l’obéissance du peuple. Thiers disait « Je demande que l’action du curé soit forte, beaucoup plus forte qu’elle ne l’est, parce que je compte beaucoup sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l’homme qu’il est ici pour souffrir ». Tout est dit, mais ce n’est pas l’enseignement de Jésus qui nous apprend au contraire la liberté. Cette main-mise de l’Etat sur l’Eglise a entraîné un siècle d’incompréhension et de conflits dont nous sommes heureusement bien sortis.