@Sergio « le Christianisme s’est imposé, en force et même avec violence » Il y a bien eu des violence, mais il ne faut pas trop en accuser les Chrétiens. Il est possible qu’à certaines époques, les rois aient décidé qu’il fallait être Chrétien pour être un bon sujet, mais il ne faut pas imputer cette volonté à l’Eglise qui violerait ainsi le commandement d’amour. La présence même des Chrétiens dans l’empire Romain a longtemps été considéré comme une rupture de l’harmonie religieuse qui, en intégrant dans une même religion toutes les divinités du monde, pensait ainsi en obtenir les grâces. Les persécutions des Chrétiens trouvent ici leur origine. le Christ a demandé explicitement aux Chrétiens de ne pas faire justice eux-mêmes, ceux qui enfreindrait cette loi se mettent en dehors du Christianisme. Le Chrétien ne doit faire que du bien, même pour défendre sa religion.
@Sergio Le Christianisme n’a rien d’un syncrétisme. Il ne reprend pas les rites ou les divinités des religions précédentes. Tous les saints de l’Eglise Catholique sont des catholiques. Dans l’Eglise Catholique, on entre comme on est. On peut donc venir avec ses traditions dans la mesure où elles ne sont pas contradictoires avec le dogmes chrétiens ou lorsque la tradition est adaptée au Christianisme. Dans ma paroisse, les Chrétiens viennent d’une multitude de pays. Les chants et parfois les danses révèlent la diversité des origines, mais l’essentiel du rite de la messe est intangible. Les textes lus sont toujours les mêmes et la célébration de l’Eucharistie est la même sur toute la planète. Pour la date de Noël, cela a été imposé par un empereur, il ne s’agit donc pas d’un choix de l’Eglise.
Le Wahhabisme et les frères Musulmans sont les meilleurs soutiens de l’athéisme dans les pays Musulmans. Nous savons que maintenant l’athéisme est majoritaire en Egypte et l’Arabie Saoudite semble suivre le même chemin.
Il n’y a qu’en occident que l’islam progresse. Ces mêmes salafistes s’habillent de respectabilité et font des pressions sur le monde politique qui leur construit des mosquée. Il suffit pourtant d’écouter ce que ces même prédicateurs enseignent aux Musulmans. J’ai aperçu une vidéo sur youtube ou un prédicateur des Frères Musulmans faisait un enseignement sur le Paradis. Il a juste fait une parenthèse rapide, mais lourde de sens. Il a dit que pour ceux qui avaient beaucoup de péchés, l’entrée au Paradis devenait difficile, mais qu’il y avait un chemin pour éviter le jugement et entrer par la voie directe. Il a ajouté que c’était écrit dans le Coran. Il n’a pas cité le verset du sabre (s9, 5) ou d’autres équivalents, mais il ne devait penser qu’à cela. Ça se passe dans les mosquées en partie financées par la France ; ces mosquées ne sont pas nécessaires à la prière musulmane, mais sont indispensables pour diffuser les messages politiques.
@Attila Ce sont bien les occidentaux qui ont demandé le développement de l’islam en Europe. Depuis Bonaparte, les dirigeants sont obsédés par une religion qui enseigne la soumission (sous-entendu à l’Etat). Lors de la colonisation en Algérie, la France avait interdit aux Catholiques de convertir les Musulmans et l’Etat Français construisait des mosquées et finançait les pèlerinages à la Mecque.
Vous avez raison de dire que la dette est voulue, et qu’il s’agit d’un formidable système de prédation généralisée, sans doute bien plus efficace que l’esclavage et la colonisation.
Par contre, vous faites quelques erreurs dans l’évaluation de ce système.
« Parce qu’ils ont un ratio de prêt de 9 à 1 » Non ce ration n’existe plus. Avec les accords de Bâle 3, on parle de ration de liquidité. La Banque doit avoir assez de billet imprimés dans ses coffres pour couvrir le risque de liquidité. Ce n’est donc pas lorsque la banque fait un prêt que ce ratio est évalué, mais lors des opérations de compensations, pendant la nuit.
Le prêt d’argent ne change pas ce ratio pour les banques. Du fait de la monnaie devenue quasi-exclusivement scripturale (sans billets), un prêt se traduit juste par une augmentation de la somme sur le comte du client, sans que cette somme ait été empruntée ailleurs. Cette somme étant placée sur le compte de l’emprunteur, les fonds propres de la banque sont augmentés d’autant et le ratio de liquidité ne change pas. Ce n’est que lorsque cette somme est utilisée que le ratio change. Lors du prêt, la banque à juste augmenté la somme d’argent autorisée à circuler. Lorsque le prêt est remboursé, cette somme qui n’appartient à personne est détruite.
Si le ratio est dépassé lors d’une opération de compensation, la banque n’a qu’à demander un prêt de billets à la banque centrale et le problème est réglé. La Banque centrale accorde toujours ces prêts par peur d’un credit crunch. Autrement dit, ces ratios n’ont strictement aucune utilité. Pire, ce ne sont pas les billets qui régleront quoi que ce soit, ils n’ont aucune contrepartie lors de leur création. Ils ne valent réellement que l’énergie récupérée en les brûlant. La valeur de la monnaie est maintenue que par la certitude que les dettes seront remboursées. Ce sont donc les banques commerciales qui créent la valeur de la monnaie.
Normalement, chaque prêt permettant de mettre la même somme en circulation, il devrait y avoir autant de monnaie en circulation que de dette dans une zone données (du moins si nous ne tenons pas compte des déséquilibres commerciaux). Or examinant les masse monétaires, nous voyons que la dette (publique + privée) est environ le double de la monnaie en circulation (agrégat M1+M2+M3). Avec quoi allons-nous rembourser les dettes ? Si les financiers ne s’inquiètent pas, c’est qu’ils savent que des richesses sont mobilisables sans qu’elles soient gagées. Si vous pensez être le vrai propriétaire de votre maison, oubliez ! L’Etat peut mettre l’impôt à un niveau confiscatoire qui vous oblige à la vendre au prix que l’on vous proposera.
Autre problème intéressant : si la moitié de la dette est remboursée, il ne circule plus aucune monnaie... Avec quoi allez-vous gagner votre vie si personne ne peut payer les salaires ? C’est bien ce que nous commençons à observer et qui mobilise tant les gilets jaunes qui n’ont pas encore compris le problème.
Des solutions, il y en a, mais qui peut en parler au journal de 20h ? La première mesure d’urgence et de ne pas supprimer la circulation monétaire pour une partie du remboursement, permettant d’augmenter la masse de monnaie en circulation, masse monétaire qui devient permanente et peut alimenter des cycles économiques plus longs.
La deuxième mesure et de permettre la création monétaire sur d’autres richesses que la dette qui n’est d’ailleurs pas une richesse pour tout le monde. Nous avons plein de potentiel, mais si nous considérons que la santé, l’éducation ou l’environnement sont des richesses, on devrait pouvoir facilement financer ces secteurs.
La troisième mesure est la fin du monopole de l’Euro. Les banques commerciales doivent pouvoir créer de la monnaie en contrepartie de richesses existantes où à venir (pour l’investissement). La Banque centrale a alors un rôle de contrôle de la matérialité des contreparties. Utiliser plusieurs monnaies est tout à fait possible avec les moyens de paiements électroniques. Les prix sont exprimés dans une unité de compte qui n’est pas une monnaie et les conversions sont faites par la banque. Si vous choisissez vos priorités d’utilisation/conservation, vous votez pour les richesses qui ont de l’importance pour vous et cela devient une forme de démocratie directe.