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  • Pascal L 19 janvier 2019 01:15

    @OMAR
    « car tu veux faire passer un évangile pour la Bible » Les Evangiles font partie de la Bible des Chrétiens. Ils n’effacent pas l’Ancien Testament, mais en révèle le sens, puisque une bonne partie de l’Ancien Testament est consacré à la préparation du peuple hébreu à reconnaître Jésus lorsqu’il arrivera.
    4 Evangiles écrit dans 4 lieux différents par 4 témoins différents et dont le contenu converge, c’est plutôt une preuve que le contenu n’est pas trafiqué. De plus on peut tracer l’écriture de l’Evangile de Matthieu à l’année 37 (la résurrection a eu lieu le 9 avril 30), l’Evangile de Marc à l’année 42, l’Evangile de Luc a été écrit avant 49 et celui de Jean avant 70. On en reparlera lorsque vous pourrez tracer un Coran complet sur l’année 639. L’Evangile de Jean est le seul qui a été écrit initialement en grec, mais récuse déjà les hérésies qui déboucheront plus tard sur l’islam. En l’année 150, il n’y avait toujours que 4 Evangiles connus, cités en 170, ce qui fait que tous les autres sont postérieurs et suspects, y compris le proto-Evangile de Jacques dont une bonne partie est reprise dans le Coran. Quand à l’Evangile de Thomas, il est gnostique, donc parfaitement hérétique.

    Quand à Robert Bowers, il était pas mal dérangé et imprégné d’une idéologie d’extrême droite proche du nazisme et non de Christianisme. Les nazis n’ont jamais été des Chrétiens et leur culte est imprégnés de vielles traditions germaniques et nordiques (Wotan...). Faire passer l’idée qu’il pouvait être Chrétien est juste abject.



  • Pascal L 17 janvier 2019 14:01

    @Jean Keim
    Ce sont forcément des conventions humaines, Jésus n’a jamais ordonné de canonisation. En fait pour devenir un saint catholique, il faut démontrer que la personne vivait dans l’amour de Dieu et répercutait cet amour envers les hommes. Un saint est une personne décédée qui a déjà eu accès au salut donné par Dieu et qui le démontre d’une certaine manière. En particulier, il doit être possible de démontrer que plusieurs guérisons inexpliquées ont eu lieu par son intercession. Cela part de l’idée que si la guérison a eu lieu, c’est que le Saint est proche de celui qui guérit.
    Dans ce cas, son sacrifice montre un attachement au peuple Tchèque, mais cela ne suffit pas à le déclarer saint. Il faudrait pouvoir démontrer que sa motivation était bien l’amour et qu’il a vécu en mettant cet amour en pratique de manière généralisée et pas seulement sur un cas particulier. Sa foi protestante risque d’être un frein à sa canonisation. Les protestants ne reconnaissent que des vivants comme saints par peur de l’idolâtrie. C’est d’ailleurs ainsi que sont nommés les premiers Chrétiens. Deux approches de la sainteté qui ont des avantages et des inconvénients. le culte des Saints catholiques tient parfois plus de la superstition que d’autre chose chez les catholiques culturels mais peut aussi montrer des exemples de vie qui conduisent au salut de Dieu.



  • Pascal L 14 janvier 2019 11:22

    @Gollum
    « Encore un beau baratin bien long pour cacher des arguments creux. »
    Je vous retourne le compliment.



  • Pascal L 13 janvier 2019 22:02

    @amiaplacidus
    Aujourd’hui, plus aucun historien ne peut nier l’existence de Jésus. Les récits de Flavius Josèphe, Pline le Jeune, Tacite et Suetone ne sont pas des écrits chrétiens. Tous les historiens travaillent sur une documentation indirecte, incontrôlable et incomplète. La vérité historique est toujours fragile mais l’historien cherche à démontrer une vraisemblance. Je vous renvoie vers le livre « Peut-on prouver l’existence de Napoléon » de Richard Whately pour une réflexion sur la vraisemblance.
    Les Evangiles n’ont pas été écrits à la fin du 1er siècle mais beaucoup plus tôt. On peut tracer l’Evangile de Matthieu jusqu’en 37, celui de Marc en 42 et celui de Luc avant 49. L’Evangile de Matthieu en araméen porte encore toutes les caractéristiques d’un texte conçu pour l’oralité et cela permet de déterminer qu’il n’a pas été modifié, car les ruptures de l’oralité seraient alors visibles.
    Par ailleurs l’enseignement de Jésus créée un raz de marée dans la littérature de l’époque qui reprend, souvent en la déformant, l’idée du salut. Les interpolations sur différents textes à l’époque même de Jésus sont souvent bien visibles.
    Quand à l’aspect sectaire, je vous renvoie vers la manière dont vous établissez vos propres convictions. Pour vous, la vérité est-elle établie une fois pour toutes ? construisez-vous votre vérité à partir de votre propre réflexion ou la tenez-vous d’une personne ou d’un groupe en qui vous avez confiance ? Est-ce une sujet de recherche permanente ? En tout cas, quelque soit votre manière de penser la transcendance, vous ne pourrez jamais démontrer détenir la vérité car personne n’a jamais pu le faire. Si vous aviez cette prétention, on pourrait parler de dérive sectaire. J’ai rencontré des athées qui ont passé leur vie à essayer de démontrer que leur système de pensée était le bon, mais qui mourront sans finalement savoir.
    S’il y a des dogmes dans l’Eglise Catholique, ce n’est pas pour imposer une pensée, mais cela permet de situer où en est la réflexion collective. Aucun dogme n’est immuable, mais il faut tout de même quelques arguments pour emporter le consensus. Vous entrez ou sortez librement dans l’Eglise Catholique et les Chrétiens n’ont plus peur de la science ni de la critique depuis longtemps. Le Christianisme est basé sur le témoignage des rencontres avec Jésus qui commencent avec les Evangiles. Ce ne sont que des témoignages et donc personne ne peut vous obliger à croire, mais vous êtes invité à faire vous même cette rencontre et d’ajouter votre témoignage à une longue liste.



  • Pascal L 12 janvier 2019 20:46

    @mmbbb
    Mon église est dans une banlieue et ce n’est pas un cas unique. Beaucoup d’églises autour de chez moi ont les mêmes problèmes. 
    Quand à la protection de Dieu, elle est relative. Nous avons toujours la liberté de la refuser. Ce qui importe à Dieu n’est pas que vivions longtemps, mais qu’à la fin de cette vie nous acceptions son amour. L’amour de Dieu peut se vivre dès cette vie terrestre et reste le plus sûr moyen d’accéder au paradis pour ceux qui font ce choix dès maintenant. Mais comment recevoir l’amour de Dieu lorsque l’on a tant de choses à se faire pardonner ? Pour les prêtres pédophiles, ce n’est pas réglé une fois pour toute, mais ce sera difficile. Dieu pardonne toujours, mais comment accepter le pardon et l’amour de Dieu lorsque l’on a jamais demandé le pardon et vécu dans l’amour de soi-même ? Au paradis, rien n’est caché, alors Satan accueille ceux qui veulent qu’une partie de leur vie reste cachée. Il recrute même des experts qui savent ce que c’est de faire vivre un enfer à d’autres. Débutants, s’abstenir.

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