• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Pascal L

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 3785 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • Pascal L 29 janvier 2019 20:23

    Le problème, c’est que nous ne pouvons combattre l’islam politique avec une loi sur les religions. L’islam n’est pas qu’une religion, c’est également un projet social et politique totalitaire que l’on peut rapprocher des grandes idéologies qui ont traversé le 20ème siècle. Je ne crois pas que la laïcité n’ait jamais été invoquée pour combattre ces idéologies.

    Comme toutes les idéologies, l’islam a un projet de société idéale identifiée comme le bien où l’ensemble de la planète sera musulmane. L’accès à au bien ne peut se faire qu’en nettoyant la terre du mal identifié aux Juifs, Chrétiens et autres mécréants. Nous sommes face à une inversion du bien et du mal, le mal étant considéré comme un bien si c’est pour construire la société idéale. Jusque là, je ne vois pas la différence avec les idéologies du 20ème siècle, si ce n’est qu’Allah a été ajouté pour augmenter la pression sur ses membres. On peut dire que cela marche car la longévité de l’islam est supérieure à toutes les idéologies concurrentes qui ont un peu de mal à dépasser le siècle.

    La loi de 1905 n’est sans doute pas parfaite, mais elle a permis d’aboutir à une société apaisée qui contraste avec la période précédente du concordat. Il faut tout de même faire attention à l’usage qu’en font les Musulmans, prompts à l’invoquer pour que l’Etat ne regarde pas le projet social et politique musulman au nom de la séparation. Par ailleurs, l’islam s’assoit dessus dès qu’il s’git de construire une mosquée, car la loi de 1901 permet de récupérer des subventions.

    Il faut donc commencer par appeler un chat un chat et l’Etat devrait bien s’intéresser au projet social et politique pour le combattre avec des moyens adaptés. Le volet religieux de l’islam n’a pas besoin d’être combattu, les pratiques spirituelles de l’islam ne posent de problème à personne : la spiritualité en islam est constituée soit d’une simple récitation de prières, soit de la spiritualité Hindoue du soufisme, soit de la spiritualité africaine des Marabouts, chacune de ces variantes pouvant s’additionner. Je n’ai jamais entendu dire que l’Hindouisme ou l’animisme africain posaient des problèmes dans la république.



  • Pascal L 28 janvier 2019 10:30

    @JPCiron
    Le problème, c’est que vous n’avez jamais touché du doigt cet amour qui nous vient de Dieu. L’amour qui nous vient de Dieu est totalement désintéressé. C’est le mot Agapé en grec et se distingue de Filia (l’amour familial) et Eros (l’amour dans le couple). C’est effectivement un élan, mais un élan vers toutes les personnes que nous rencontrons et c’est quelque chose que nous pouvons contrôler. Quelque part, ce n’est pas loin de ce que vous appelez charité, mais l’amour est de l’ordre de ce que nous sommes et la charité de ce que nous faisons. Pour mettre l’autre au centre, il faut de l’amour et il faut reconnaître à l’autre la totalité de sa dimension humaine. Pour reconnaître à l’autre sa dimension humaine, nous devons commencer par reconnaître notre propre humanité, car l’amour s’exprime dans une relation entre deux personnes et jamais dans une relation de groupe. Il ne saurait y avoir de désincarnation. Nous ne pouvons nous détacher de ce que nous sommes et Dieu ne nous le demande pas.
    La bienveillance est le fruit de l’amour, mais n’est pas l’amour. Nous aimons les humains et avons de la bienveillance envers les animaux. Ni Dieu, ni les animaux nous disent que Dieu aime les animaux.Dieu ne nous demande pas de les aimer mais les animaux font partie de sa création et c’est à nous d’en tirer les conséquences. Nous ne sommes pas toujours capable une relation individuelle à l’animal, ce qui fait qu’il ne peut y avoir d’amour. Nous pouvons toujours reconnaître des individus différents dans une foule mais pas dans un troupeau de moutons.
    Quand à Dieu, un Dieu que nous pouvons rencontrer et qui donne à chacun de nous son amour ainsi que des signes de son existence est largement préférable à un Dieu désincarné qui ne communique pas (ou plus) avec les hommes. Je participe à un groupe qui fait de l’accompagnement de catéchumènes (des adultes qui demandent le baptême catholique) et pas loin de 80% des catéchumènes ont fait l’expérience de la rencontre avec Jésus avant de venir nous voir. Ils savent déjà ce que l’amour de Dieu peut être parce que c’est par l’amour que Dieu nous rejoint individuellement. Cet amour ne peut être « anthropomorphique » mais l’homme a ceci de particulier qu’il est capable d’y être sensible. Nous sommes libre de l’accepter, mais son acceptation entraîne souvent bien des renoncements (argent, pouvoir..) et à cause de cela, tout le monde ne peut accepter cet amour là. Si Dieu va jusqu’à accepter votre refus, c’est justement par amour pour vous.



  • Pascal L 25 janvier 2019 22:10

    @Gollum
    Mais non, cela n’en vaut pas la peine.



  • Pascal L 25 janvier 2019 21:59

    @ARMINIUS
    « les incarnations des superstitions primitives » Non, la superstition, bien qu’apparenté à la religion, s’y oppose le plus souvent. La superstition est souvent vue comme un excès de croyance. Cela peut aussi être une religion sans vision, avec des actes qui ne recherchent pas la cohérence.

    « On pourrait ajouter que les religions ont servi de support à l’asservissement et au contrôle des populations par le pouvoir temporel » -> Certes, mais pour le Christianisme, ce n’est pas de son fait, mais du pouvoir qui a utilisé les religions pour se maintenir. Le concordat était fait exactement dans ce but alors que la séparation des pouvoirs fait parti des gènes du Christianisme. Pour d’autres religions comme l’islam qui n’est pas que religion, mais aussi sytème social et politique, le contrôle de la population par la religion est bien le but recherché.

    Quand à Gilgamesh, il s’agit d’un mythe établit à une époque ou tout se transmettait à l’oral. Ce n’est pas l’histoire du déluge qui a un sens, mais ce que cette histoire nous dit de Dieu et c’est bien là que nous pouvons trouver des différences. Les différents récits nous disent surtout que l’humanité a bien tâtonné et que l’idée de Dieu à l’époque des mythes n’a plus court aujourd’hui dans aucune des religions. Cela fait maintenant parti de l’histoire de l’humanité.



  • Pascal L 25 janvier 2019 21:35

    @JPCiron
    La charité est l’amour sont liés. Je place plutôt la charité comme une conséquence de l’amour qui est dans le domaine de l’action. L’amour c’est du domaine de l’être et la charité est une conséquence. Le salut annoncé par Jésus ne s’achète pas. On ne peut donc lui forcer la main par une charité qui serait calculée. Le bon larron crucifié en même temps que Jésus n’a pas dû briller par la charité et pourtant Jésus lui a affirmé qu’il serait sauvé. Son choix de l’amour et de la vérité à l’heure de la mort a suffit.

    La bienveillance est également pour les Chrétiens une conséquence de l’amour. Les Bouddhistes ajoutent la compassion à la bienveillance mais refusent l’amour. La compassion est plus orientée vers la réduction de la souffrance. Le Bouddhisme ne peut accepter l’amour car il s’agit pour eux de détruire le « moi » pour échapper au monde matériel.
    Pour les Chrétiens, il n’est pas question de faire abstraction de ce que nous sommes qui est donc placé au-dessus de ce que nous faisons. C’est ce que nous sommes qui fera l’objet du salut et nos actes n’existent déjà plus. Nous aimons l’autre pour ce qu’il est dans sa différence et non pour ce qu’il fait qui n’et peut-être pas si différent de ce que nous faisons. L’amour exige d’accepter l’altérité et de s’accepter soi-même.

    Le théologien Henri de Lubac va dans le même sens sur le Bouddhisme : « L’essentiel, qui met entre charité bouddhique et charité chrétienne un abîme, c’est que, dans celle-ci, le prochain est aimé en lui-même, tandis que dans celle-là il ne saurait en être question. [... ] dans le bouddhisme, on ne peut aimer en soi-même un »moi« tout illusoire ou qu’il s’agit de détruire : comment dès lors aimerait-on vraiment le »moi« d’autrui ? N’étant pas prise au sérieux, la personne d’autrui ne saurait faire l’objet d’un amour sérieux. [... ] La bienveillance bouddhique [...] ne s’adresse pas, elle ne peut pas s’adresser à l’être même, mais seulement à sa misère physique ou morale. »
    « En ce qu’elle offre de meilleur, disons donc que la charité bouddhique ressemble à la charité chrétienne comme le rêve à la réalité. » (Henri de Lubac, Aspects du Bouddhisme, I, p. 36, 50)
    Le Bouddhisme n’est pas le zoroastrisme, mais la comparaison permet de bien situer la position Chrétienne sur ces valeurs.

    Sur les animaux, nous savons que les animaux n’ont pas de pratique religieuse et probablement aucune conscience de Dieu, même si ils peuvent avoir conscience d’eux-mêmes. Nous n’avons pas une idée bien précise de ce que peut-être l’âme chez les humains, alors pour les animaux, la question reste ouverte. Dans le Judaïsme et le Christianisme, la révélation faite par Dieu de lui-même ne dit rien sur les animaux. C’est donc à nous de nous comporter de manière responsable.

    « Seuls les humains disposent d’un discernement (et donc d’une responsabilité) supérieure »-> Je dirai une partie des humains seulement... Je ne vois pas beaucoup de différence sur les comportements de prise de pouvoir entre les sociétés de grands singes et certaines sociétés d’humains. Je dirai même que la compétence est mieux valorisée chez les chimpanzés que dans certaines grandes entreprises ou partis politiques que j’ai pu fréquenter avant d’envoyer tout promener. Dans mon interprétation personnelle, le paradis terrestre d’Adam et Eve est cet état où l’homme peut tout faire selon son bon plaisir sans se préoccuper des autres. Ce paradis existe toujours et c’est la découverte de l’existence de Dieu qui introduit l’idée d’une responsabilité personnelle vis-à-vis des autres et de toute la création. L’idée Chrétienne du péché originel découle de notre incapacité à assumer cette responsabilité sans recevoir de l’amour de la part de Dieu. Dieu donne son amour sans compter à ceux qui sont prêts à l’accepter.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv