@njama Vous pouvez penser ce que vous voulez des travaux d’Edouard-Marie Gallez, mais les arguments qu’il apportent ne peuvent être réfutés que par des arguments de même valeur. Attaquer le porteur de mauvaise nouvelle ne fait que discréditer un peu plus ceux qui le font. La thèse du père Gallez a été éditée en 2005 et toutes les thèses qui sont sorties depuis ne font que confirmer ce qui n’était encore que des théories dans son travail. Il y a donc le feu dans l’islam.
« Le Grand Secret de l’Islam ne convaincra pas plus les musulmans d’abandonner leur prophète »
C’est vrai dans une grande partie. Pour abandonner l’islam, les Musulmans ont besoin de se construire leur propre conviction. Mais les ressources disponibles sur Internet permettent de répondre aux questions impertinentes qu’ils se posent. La peine de mort pour apostasie s’applique encore au Soudan, mais pas en Europe et ils sont libres de réfléchir. Je rencontre souvent des Musulmans originaire d’Afrique qui sont déstabilisés par les prêches des Frères Musulmans dans la mosquée à côté de chez moi. Et lorsqu’ils sont déstabilisés, ils se posent des questions et c’est le début de l’apostasie. Et s’ils ne se posent pas de questions, c’est moi qui leur en pose et ils n’ont pas les réponses....
Je rencontre énormément d’anciens Musulmans qui n’osent pas avouer qu’ils ont quitté l’islam. Pour ceux-là, « le grand secret de l’islam » peut les conforter dans leurs doutes sur l’islam. J’ai un autre livre à leur conseiller : « Le Coran décréé - Le défi de la science » de Florence Mraizika. Il vient de sortir, mais est déjà épuisé (sauf en version numérique...).
« les Évangiles et toute la littérature chrétienne n’ont convaincu les Juifs d’abandonner les leurs » là, vous vous trompez. Après la pentecôte, les Juifs se sont convertis en masse (ou plutôt, il ont accepté Jésus comme le vrai Messie, ils n’avaient pas besoin de se convertir). Les Juifs actuels ne sont que la suite de la secte des pharisiens de l’époque. Ils n’étaient pas très nombreux et ils ont fait par la suite des conversions dans les pays où ils se sont réfugiés. D’autres sectes comme les judéonazaréens qui acceptaient Jésus, mais pas selon la foi chrétienne ont disparus, absorbés dans l’islam. Une bonne partie des palestiniens d’aujourd’hui sont en fait descendant de Judéo-Chrétiens convertis (de force la plupart du temps) à l’islam.
@njama « Même la pape Benoît XVI reconnaît qu’il n’y a aucune certitude sur ce que vous affirmez »
Comme je vous l’ai déjà écrit, vous confondez l’évangile de Jean avec l’apocalypse.
Par ailleurs, chaque rencontre avec le Christ confirme le texte des Evangiles, Evangile de Jean compris. Je ne vois pas le pape contredire Jésus. Mais c’est une validation interne qui ne compte pas pour l’extérieur. Aussi la science garde tout son intérêt.
« LA « science » a bien d’autres chats à fouetter que de se prononcer sur l’authenticité et la validité de textes « religieux » »
Peut-être dans les pays Musulmans, mais en occident, la liberté de penser va jusqu’à la liberté de critiquer. Les philosophes des lumières ont attaqué le Christianisme au XVIIIème siècle et il a bien fallu départager les points de vues. Je vous renvoie à l’étude d’Elian Cuviliier sur le sujet : « Pierre Gibert dont la thèse est que l’on trouve les racines d’une lecture historique et critique de la Bible chez des érudits croyants entre le XVe et le XVIIIe siècle. Leur souci était de rendre compte de la vérité biblique en la soumettant aux questions historiques que le savoir de leur époque faisait émerger [...] Côté catholique, c’est l’oratorien Richard Simon (1638-1712) qui inaugure une exégèse historique au véritable sens du terme ». Vous voyez, ce n’est pas nouveau.
La science c’est aussi l’histoire, l’archéologie, la philologie, la linguistique dans la mesure où ces matières utilisent des méthodes rigoureuses d’investigation.
Contrairement à ce que vous pensez, le sujet est d’importance puisque la liberté religieuse permet de penser ce que vous voulez et seule la science est apte à ramener la paix et départageant les opinions.
« des théologiens érudits catholiques ? dont on sait qu’ils ne sont pas vierges de liens d’intérêts, et donc partiaux par nature »
Tout de suite les attaques des personnes. Il est évident que les catholiques se sentent concernés par ces études, y compris sur les autres religions, mais ils ne sont pas les seuls. Les résultats des études étant publiés, tout scientifique peut critiquer et proposer une autre théorie, s’il dispose d’éléments probants. Sur l’histoire de l’islam, je citerai par exemple les travaux de Françoise Micheau de la Sorbonne qui n’affiche aucune conviction religieuse et qui confirme largement, sur le plan historique, les travaux des exégètes chrétiens. Bien évidement les historiens Musulmans ont parfaitement le droit de critiquer ses travaux, s’ils disposent d’éléments plus probants. S’il veulent utiliser la Sirah, il faut préalablement qu’ils en établissent le caractère scientifique par des recoupements, y compris avec des textes extérieurs à l’islam, d’autant plus qu’ils sont largement plus nombreux que les textes internes qui ont presque tous disparu. La non-fiabilité des isnad a largement été démontrée par l’étude de Hela Ouardi.
« Et que dire des Évangiles qualifiés d’apocryphes que le Concile de Nicée a écartés du revers de la main » Et heureusement, car aucun de ces Evangiles ne date d’avant l’année 170 et ils différent parfois assez largement des 4 Evangiles de la traditions des apôtres qui ont tous été écrits après 70. Ce n’est pas parce qu’un texte parle de Jésus qu’il est forcément chrétien.
Le texte de l’Evangile de Jean a forcément été écrit par un des 12 apôtres à cause des détails qu’il connaissait et son homogénéité et ne peux avoir été écrit avant 70. Vous devez confondre pour les auteurs multiples avec le texte de l’apocalypse qui n’a pas la même homogénéité.
C’est tout de même étonnant, cet acharnement à vouloir tuer le Christianisme depuis 2000 ans et celui-ci est toujours debout. Aucune étude scientifique digne de ce nom n’est arrivé à prouver quoi que ce soit qui soit contraire au texte des Evangiles. Vous n’avez sans doute jamais rencontré Jésus, car vous ne seriez plus Musulman, mais sachez que cela est tout à fait possible et chaque rencontre confirme le texte des Evangile et conforte les Chrétiens dans leur foi.
La science a toujours scruté le Christianisme, en particulier depuis trois siècles et le fait maintenant sur l’islam depuis 20 ans. C’est tout à fait étonnant qu’elle n’ai rien trouvé de contraire au christianisme en 3 siècles alors que depuis 20 ans, ce sont les dogmes fondamentaux de l’islam qui sont contestés par la science. La faute aux Musulmans qui n’ont jamais voulu remettre en cause les fondements de l’islam. Il ne sert à rien de faire de longues exégèses si on ne vérifie pas les hypothèses de départ. L’islam est en train de subir une remise en cause fondamentale qui n’est peut-être pas pour rien dans certaines formes de violence, la violence restant l’ultime rempart de la croyance. C’est donc aux Musulmans eux-mêmes de reprendre les éléments qui ont servis de base aux différentes études et de réfléchir. Toute étude scientifique doit pouvoir être contestée, mais il faut apporter des éléments objectifs à la contestation, pas des arguments d’autorité ou des attaques sur les porteurs de mauvaises nouvelles.
@Decouz Quand je parle d’irrégularités de la psalmodie, c’est bien évidement sur le texte arabe, la traduction française ne se psalmodie pas. Il y a également des rimes qui ne fonctionnent pas et d’énormes fautes de grammaires. Quelques sourates se rattachent à un mode de psalmodie syriaque antérieur à l’écriture du Coran, mais en général la psalmodie ne se rattache pas à des modes connus chez les Grecs.
Il reste tout de même en Français quelques versets qui ont une longueur tout à fait anormale.
@Decouz Al-Allaj : « Ô gens, quand la Vérité s’est emparé d’un cœur, Elle vide tout ce qui n’est pas Elle. Quand Dieu s’attache à l’homme, Il tue en lui tout ce qui n’est pas Lui.
Mon cœur a banni tout amour, car un autre que le tien m’est interdit. Tu es pour moi esprit et vin, tu es la rose et le parfum, tu es toute joie et tout souci, guérison et maladie. Et couronnant désir après désir, en toi on trouve une paix. »
Il se déclare donc différent de Dieu et ne peut dire « Je suis Dieu ». C’est assez différent de l’amour Chrétien car l’amour de Dieu pour un Chrétien se transmet à l’autre, n’a rien d’exclusif et ne cherche rien en retour, mais on ne retrouve aucune de ces spiritualités dans le Coran où Dieu n’est jamais amour.
« Upanishads » D’après ce que comprend, ce texte est la base de la spiritualité hindoue et vous confirmez donc l’origine indienne du soufisme.
« votre point de vue limitatif »
Forcément, après avoir rencontré le Christ, il m’est difficile d’aller chercher ailleurs et ces rencontres n’ont pas grand chose à voir avec un dogme. Ceci-dit, j’étudie l’islam depuis 3 ans à partir de ce qu’en dit la science, principalement pour comprendre la multiplication des barbes et des voiles dans mon quartier. l’Hindouisme n’est pas très présent en France, je l’étudierais s’il me reste du temps.
« Quant aux chaines initiatiques »
Nous avons l’occultisme en France, dont la Franc-Maçonnerie est un bel exemple. L’occultisme conduit directement au culte des Esprits. Rien de ce que Dieu révèle à l’humanité n’est caché. Si nous refusons son amour, c’est toujours volontairement.