@_bakounine Bienvenu dans le monde de la pensée totalitaire. Pourquoi voulez-vous imposer ce que vous ne pouvez pas démontrer ? D’habitude, on enseigne dans les sciences ce qui peut se démontrer ou au plus les théories qui correspondent le plus à ce que l’on mesure. Personne n’enseigne l’inexistence du mouton à 1000 pattes ou de la théière de Russell. Dieu ne se mesure pas, c’est un fait. Donc nous n’avons rien de concret à enseigner en sciences. Pour éliminer complètement cette idée de Dieu, il faudrait pouvoir réfuter les dizaines ou centaines de milliers de témoignages de personnes affirmant l’avoir rencontré. Le travail sur les témoignages est la base du travail des historiens qui recherchent des quasi-certitudes en recoupant des informations d’origines diverses. Vous n’étiez pas au sacre de Charlemagne en 800, mais selon les témoignages, vous pensez que cet événement a bien eu lieu. La méthode historique peut donc être utilisée pour se faire une idée de l’existence de Dieu.
Méfiez-vous, beaucoup de ceux qui ont voulu utiliser cette technique sont devenus chrétiens. Allez voir le film « Jésus l’enquête » pour vous faire une idée du problème.
@Fifi Brind_acier Je connais bien le livre de MF Hirigoyen qui décrit très bien les techniques de harcèlement moral dans l’entreprise. Quand je parle d’organisations « perverses » il s’agit bien de tuer discrètement ceux qui pourraient s’opposer au pouvoir en place. En fait, il n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup de personnalités perverses dans l’organisation pour que cela fonctionne. Il se trouvera toujours quantité de bureaucrates qui feront le travail sans se rendre compte de la perversité du système. Leur incompétence ne les rend pas aptes à comprendre le fond du problème.
Aujourd’hui, dans les grands groupes industriels, les procédures qualité à suivre sont définies par ceux là mêmes qui devront les appliquer, sans pouvoir les modifier si celles-ci s’avèrent inutilisables. Ainsi, ils se sentent responsable de leur enfermement et ne se rebellent pas. Un constructeur automobile japonais est le grand champion de cette technique, mais tient toujours le record des retours usine. Cherchez l’erreur. Les procédures qualités sont bien sûr nécessaires, mais doivent pouvoir changer rapidement et les règles doivent aussi s’appliquer aux managers jusqu’au plus haut niveau. Or il se trouve que quelques managers de haut niveau ne se sentent pas concernés et de plus verrouillent les règles pour éviter leur propre déstabilisation. La perversité vient de là, mais peu de personnes pensent à accuser ce niveau. On pense beaucoup plus à attaquer le management intermédiaire dont le rôle est souvent de servir de fusible. J’ai pu occuper un poste de « directeur » dans le management intermédiaire où j’ai eu l’occasion de refuser l’ordre qui m’était donné de faire supporter au niveau inférieur les inconséquences des décisions de la direction. Je ne suis pas resté longtemps sur cette position, mais j’ai beaucoup appris de cette situation... Combien aurait accepté l’ordre pour éviter les conséquences du refus ?
@Mal’ « Le sadisme » Certainement aussi, mais tout me semble lié dans la mesure ou personne n’est complètement ceci ou cela. Il est impossible de renfermer les gens dans des cases prédéfinies mais ces cases sont bien utiles lorsque l’on doit cohabiter avec des personnes dont le comportement peut être toxique.
J’ai beaucoup fréquenté des structures de « pouvoir » dans ma vie. J’avais beau ne pas être intéressé par ce pouvoir, le simple fait de recevoir des ordres nous oblige à garder un œil sur es conditions dans lesquelles ces « ordres » peuvent s’appliquer. Un même ordre peut être une simple formalité ou un cauchemar selon le contexte dans lequel l’ordre s’applique. Une organisation peut devenir perverse si son objectif n’est pas d’aider à faire, mais de protéger l’ordre en place, ce qui est le cas de la majorité des grosses structures que j’ai pu observer. En fait, quand on ne sait pas quoi faire, on s’occupe en disant comment le faire, ce qui est un signe d’incompétence.
Quand une personne arrive a un poste hiérarchique élevé, si elle n’est pas extrêmement compétente, elle va chercher à s’entourer de personnes moins compétentes pour éviter la déstabilisation. Ces personnes sont parfaites pour verrouiller la structure par un rempart de procédures. A la limite, il n’est même plus besoin d’avoir quelque chose à faire, les procédures deviennent auto-suffisantes pour entretenir la structure. Je l’ai observé à ce point là dans le secteur public. Dans le secteur privé, le besoin de chiffre d’affaires et la concurrence ne permettront pas d’aller aussi loin, voire obligent à conserver des structures efficaces, mais quelquefois l’utilisation d’un pouvoir de nuisance permet de compenser l’inefficacité.
Nous observons donc une structure perverse qui protège une personne incompétente. Si cette personne a accepté ce poste, ne serait-ce pas le signe d’une forme de narcissisme ? La perversité de l’organisation n’est-elle pas le signe de la perversité de celui qui l’a mise en place ?
Il me semble que les structures de pouvoir attirent les pervers narcissiques comme la lumière attire les mouches. On est plus sûr de les trouver là. Heureusement, il n’y sont pas seuls, mais c’est plus dur pour les autres.
@Gollum Tiens, j’avais oublié notre discussion. En fait, j’ai en tête des personnes que j’avais largement eu le temps d’observer « in vivo » et non le temps d’une simple discussion sur un fil, ce qui n’est pas suffisant pour un avis vraiment construit.
Mais vous voyez, vous ramenez tout à vous et c’est déjà un signe.
Il ne faut pas oublier, chez quelques individus, le plaisir de détruire l’autre vécu comme une manière de s’élever. Sous entendu « si je ne peux m’élever, je peux te rabaisser et j’en tire la même satisfaction ». La perversion provient du côté propre et respectable par devant et crapule par derrière. Le double discours est ici permanent. Ce double discours demande d’ailleurs beaucoup d’habilité, ce qui renforce le sentiment de supériorité. Le double discours entraîne une fuite en avant, la personne n’assumant pas son côté crapule, d’où sans doute ce côté « teigne ».