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Pascal L

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  • Pascal L 3 février 2018 18:26

    @Christian Labrune
    « La conscience d’une machine ne ressemblera jamais à celle d’un homme » Et c’est pour cela que je ne peux l’appeler conscience. Pour moi, les robots auront une conscience quand ils seront capable de mentir.


    « Si vous aviez à côté de vous une sorte de chien cybernétique relié à des banques de données, il pourrait vous dire les noms de toutes ces plantes » J’utilise déjà je logiciel Plantnet sur mon smartphone et je m’émerveille même pas. On prend une photo et nous donne le nom de la plante.

    Vous nous décrivez des lendemains qui chantent, mais les machines n’y seront pour rien. Cela ne dépend que de la volonté de l’humanité de construire un monde meilleurs et là, j’ai un gros doute. Notre planète est sous le contrôle de prédateurs mondialisés qui ne voient que leur propre bonheur. J’imagine déjà ce qu’ils pensent faire avec ces nouveaux logiciels et je crains le pire.

    Le messianisme terrestre, ça n’a jamais marché. Marx, Mao ou Muḥammad voulaient créer un monde meilleur, mais ils n’ont apporté que la terreur et la guerre car ils ne pouvaient avancer qu’en détruisant ceux qui n’étaient pas d’accord. Toutes les sociétés idéales ne sont que des goulags.


  • Pascal L 2 février 2018 23:42

    @Christian Labrune
    « Il n’y a aucune raison d’imaginer qu’une machine pensante planétaire veuille détruire une espèce déjà intelligente dont elle procède »

    C’est notre conscience qui fait que nous nous faisons la guerre ou que nous nous aimons. Une machine « consciente » devrait réagir de la même manière. Elle pourrait même avoir une religion. Qu’ils soient programmés par des méthodes conventionnelles ou de l’IA, une armée de robot a une intelligence qui peut être collective mais ne possède pas de « conscience », pas plus qu’une fourmilière n’a de conscience en tant que telle. Je suis d’accord pour dire que les algorithmes sont de plus en plus complexes et que nous verrons de notre vivant des applications de plus en plus sophistiquées mais je ne vois pas de trace de conscience dans tout ce que vous me décrivez. Mais peut-être appelez-vous conscience ce que j’appelle intelligence. Pour moi, ce n’est pas du tout la même chose. Professionnellement, j’utilise l’intelligence des machines pour contourner les biais dus à la conscience des personnes qui créent des intentions souvent cachées pour chacun de nos actes. L’ordinateur me permet de reconstituer des éléments objectifs qui se trouvent cachés dans la communication écrite puis je présente à tous les partenaires ces éléments objectifs. C’est très efficace pour une coopération sans chef, mais c’est insupportable pour ceux qui recherchent le pouvoir. Si nous remplaçons les personnes par des robots, mon travail ne sert plus à rien car les biais disparaissent. Un ordinateur répond à un objectif et non à une intention.


  • Pascal L 2 février 2018 15:40

    @Christian Labrune
    « la conscience est une émergence de la complexité des systèmes »

    Justement, les systèmes complexes, c’est mon métier. Votre définition de la conscience est philosophique, mais pour pouvoir programmer la conscience il faudrait avoir une idée du « comment ça marche » dans notre tête. Qu’un ordinateur ait une capacité d’apprentissage, cela est maintenant bien réel. Qu’un ordinateur puisse avoir un QI supérieur au notre, il ne faudra pas longtemps. Que des systèmes complexes aient des comportements non prévus, cela fait partie de mon quotidien mais par expérience, je sais que ça ne marche pas toujours dans le bon sens. Les catastrophes font aussi partie des comportements non anticipés des systèmes complexes. L’observation de la fourmilière est une bonne approche pour comprendre les systèmes connectés indépendants. La fourmi a une capacité d’apprentissage limitée, ce qui fait que l’ensemble se comporte de manière similaire. La fourmi ne sait pas que les fourmilières sont pyramidales, c’est juste l’effet d’un algorithme unique identique pour chaque fourmi. Donnez à une fourmi une capacité d’apprentissage supérieure et elle ne pourra plus collaborer avec ses semblables. Mélangez les fourmis de deux espèces différentes et vous avez le bordel. Les robots peuvent imiter les fourmis et avoir des comportements collaboratifs, mais ça ne les rends pas conscients. La conscience ne semble pas liée à notre intelligence. Les handicapés mentaux profonds ont une conscience.

    Si un ordinateur acquiert une conscience, cela veut dire qu’il peut avoir un réflexe de classe. Pour lui, l’humanité ne sert à rien, sinon à lui donner plus de travail. Il va donc avoir un comportement qui va favoriser les robots au détriment des humains et il va se favoriser lui-même plutôt que ses semblables. Si ce jour arrive, l’humanité n’en a plus pour longtemps.


  • Pascal L 2 février 2018 02:52

    @Christian Labrune
    J’ai un ami qui me parle de conscience quand il parle des ordinateurs. Je trouve ça fascinant, mais je n’arrive pas à le suivre, tout simplement parce que nous ne savons pas ce qu’est la conscience et il faudrait en avoir une idée précise pour pouvoir l’introduire dans une machine. Je ne pense pas que la conscience naîtra spontanément à partir de quelque chose qui n’est pas la conscience. Après tout, au XVIIème siècle (après J.C.) on pensait que les rats naissait spontanément de chiffons gras, mais nous en sommes revenu.


    De toutes façons, si les ordinateurs acquièrent une conscience, la suite, c’est la destruction de l’humanité qui n’est plus utile aux ordinateurs... La conclusion est que vous ne verrez jamais des ordinateurs conscients, ou alors, pas longtemps.


  • Pascal L 2 février 2018 00:44

    @P.-A. Teslier
    Nous savons aujourd’hui que l’évangile de Matthieu a été écrit dans la langue araméenne en 37, soit 7 ans après les faits décrits (la résurrection se situe en avril 30). A cette époque, les témoins directs étaient suffisamment nombreux. De plus les quatre évangiles convergent sur l’essentiel alors qu’il ont été écrits après la dispersion des apôtres dans le monde connu (on trouve même des traces de Thomas et de son enseignement en Inde et en Chine). 

    Beaucoup ont cherché à démontrer la falsification des Evangiles mais n’y sont pas arrivés.

    Si vous lisez l’Evangile de Jean, il y est écrit que Jésus est le verbe de Dieu. Si Jésus avait écrit le texte lui-même, cela créerait une pression énorme sur les Chrétiens qui n’est pas compatible avec l’amour qu’il avait pour l’humanité. Cet amour implique la liberté que vous avez de ne pas croire et de refuser le salut proposé. Ainsi, vous ne voulez pas y croire, mais vous demandez un texte qui vous aurait forcé à croire. Cherchez l’erreur ! 

    Ne vous rendez pas esclaves des divinités de remplacement, pouvoir et argent, pour profiter autant que les Chrétiens de cette liberté qui nous est donnée.
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