@Homphilo Abraham et Moïse n’ont pas d’existence historique, mais cela ne signifie pas qu’il n’ont pas existé. En fait, nous n’en savons rien, mais les mythes ont toujours une part de réalité et un message à faire passer. La Bible nous parle de témoignages de rencontres avec Dieu et c’est cet aspect qui doit être examiné. Personne ne peut affirmer que Dieu n’existe pas parce que Moïse n’est pas historique. De toutes façons, qui saura dans 2500 ans si vous avez réellement existé ?
Confondre religion avec superstition comme vous le faites est une erreur, la religion s’oppose à la superstition par sa définition même. Vous ne pourrez jamais prouver que Dieu n’existe pas de même que l’inverse n’est pas plus prouvable. Reste que la quantité de témoignages sur les rencontres avec Dieu, y compris à notre époque, pose des questions tout à fait légitimes. Ne pas croire est votre choix, mais vouloir l’imposer à l’humanité est un péché d’orgueil.
Les Juifs et les Musulmans palestiniens sont tous descendant d’un même peuple originaire du Sud de l’Arabie (Yemen) et seule la religion les sépare. Tant que les uns seront juifs et les autres Musulmans, il n’y a aucune paix possible. Les deux religions considèrent que la terre d’Israël est leur terre qui leur a été attribuée par Dieu. De plus, dans l’Islam, la destruction des Juifs est au programme du Coran et aucun verset du Coran ne peut être retiré, puisque les Musulmans pensent que c’est directement un ordre de Dieu : « Lorsque vous rencontrez ceux qui recouvrent, coupez leur la tête[...] serrez les garrots » (s47,4), « Dis à ceux qui recouvrent que, s’ils cessent, il leur sera pardonné ce qui s’est passé ; si [au contraire] ils y reviennent, eh bien, la conduite des anciens est déjà passée. Combattez-les à mort jusqu’à ce que [ils ne représentent] plus de tentation et que le culte entier soit [rendu] à Dieu. » (s8, 38-39). Ceux qui recouvrent sont bien les Juifs, accusés de recouvrir la vérité sur ʿĪsā (Jésus ?), neveu de Moïse. Le mot recouvrir a ensuite été élargi pour désigner tous les « mécréants », mais les Juifs en font toujours parti.
Cette idée de tentation vient de la crainte d’apostasie pour les Musulmans qui fréquentent d’autres religions. Il faut donc nettoyer la terre des mécréants pour que l’Islam subsiste ! Si le Coran était réellement la parole de Dieu, cette crainte n’airait pas lieu d’être. Le Coran, seul, ne peut convaincre, il faut la violence pour que l’Islam se diffuse.
L’homme est dans tous les cas responsable du bien et du mal qu’il fait, mais Dieu ne peut donner que de l’amour et cet amour est pour celui qui le reçoit une formidable incitation à aimer et donc à faire le bien. Le royaume de Dieu n’est pas de ce monde, il n’intervient dans notre monde que lorsqu’on lui demande par la prière et ses interventions sont toujours des actes d’amour pour l’humanité.
« Dans la Bible Dieu se révèle aussi par le sang et la guerre, soyez plus attentif. » Ce n’est pas une question d’attention mais de compréhension du texte. A l’âge du bronze, les hommes ont toujours attribué à Dieu les actes heureux et malheureux et la guerre fait partie du quotidien de cette époque. Il est donc logique que l’on attribue à Dieu les victoires et les défaites. Par contre, il ne s’agit jamais d’injonction à tuer comme dans le Coran, mais plutôt une interprétation à posteriori d’une séquence violente.
La connaissance que nous avons de Dieu n’est pas forcément intuitive et cette compréhension a beaucoup progressé sur les 4 derniers millénaires. Si la miséricorde de Dieu transparaît dès les textes les plus anciens, Dieu était compris comme défendant jalousement son peuple. Mais Dieu a continué à se montrer de plus en plus souvent par des actes d’amour et aujourd’hui la rencontre avec Dieu, par l’intermédiaire du Christ, a été expérimentée individuellement par des millions de Chrétiens de par le monde. La vision que nous avons de Dieu a énormément progressé et ce n’est pas fini. Ces rencontres n’ont qu’un seul objectif : nous faire obtenir le salut proposé par Jésus Christ. Ce salut ne peut s’acheter par nos actes, même de charité. Le seul critère est l’amour que nous pouvons rendre à celui que nous avons reçu. Ce que nous sommes est plus important que ce que nous faisons.
@njama Nous ne savons effectivement pas si le Jean apôtre est le même que le Jean de l’Evangile ou le Jean de l’Apocalypse, mais ces textes sont tout de même acceptés comme chrétiens par l’Eglise Catholique.
Vous dites que la mort enferme l’individu dans le temps jusqu’à une résurrection. Il s’agit de la conception Musulmane du salut et cette conception était également présente dans le Judaïsme primitif.
Dans les Evangiles, nous avons une autre présentation du salut. Nous avons par exemple l’épisode dit du bon larron ou Jésus déclara : « Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » (Luc 23, 43) et celui de la transfiguration (Luc 9, 28-36). Ces épisodes nous montrent que le Paradis, c’est déjà maintenant. Moïse et Elie étaient vivants au premier siècle et la promesse au bon larron était pour le soir même. Nous avons ici une illustration de la parole de Jésus « Ma royauté n’est pas de ce monde » (Jean 18, 36), ce qui exclu un royaume de Dieu sur terre. Nous ne savons pas obtenir de nous même ce salut, il faut qu’il nous soit offert par le Christ qui a déclaré « je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. » (Jean 14,6)
Le fait que ce salut ne soit pas terrestre est une bénédiction pour nous. Personne ne nous demande de purifier la terre de ceux qui n’y croient pas. Cette purification est la source de beaucoup de haine dans les idéologies messianistes, que ce soit le marxisme, le communisme ou certaines formes de l’Islam.
@pipiou Si l’enfer existe sur cette terre, c’est à cause de la liberté des hommes. Faut-il supprimer cette liberté ?
Nous pouvons choisir l’amour où la haine, cela ne dépend que de nous. Nous ne choisissons pas de souffrir, c’est la conséquence de nos choix et aussi du choix des autres et de la nature.
Le Dieu qui se révèle dans la Bible se révèle par son amour. Le salut qu’il nous propose ne dépend pas de son jugement, mais de notre capacité à préférer cet amour à la haine.
On peut toujours se plaindre que Dieu n’intervient pas lorsque la haine est présente, mais accepterions-nous son intervention lorsque nous haïssons ceux que nous désignons comme ennemis ? Ne pas intervenir peut aussi être considéré comme une marque d’amour.
En fait, il ne faut pas penser qu’il n’intervient pas, mais c’est toujours dans la discrétion, en réponse à une prière et à la mesure de l’amour dont nous sommes capable.