@Courtois Laurent Je ne fais aucune hypothèse sur le pays qui a utilisé le missile, mais il un problème de portée pour le M1. De plus, le lieu de l’explosion au-dessus du cockpit laisse supposer un missile venant de face plutôt en limite de portée pour une arrivée par au-dessus en mode balistique, c’est parfaitement possible avec un missile guidé par radar. Je situe le lieux du tir vers l’avant du Boeing et plutôt à une distance de 20 à 30 km pour que le vol balistique ait un sens avec une cible déjà à 10km d’altitude. Tout missile à guidage thermique est exclu. La forme des shrapnells est bien visible et doit permettre une identification du type de charge, mais mes compétences ne vont pas jusque là. Je n’ai utilisé que les photos publiques du Boeing pour arriver à ces conclusions, tout le reste peut être manipulé dans le contexte d’un conflit.
Par ailleurs, il est intéressant de lire les réponses au questionnaire sur les annexes du rapport officiel. Les Russes font tout pour évacuer l’idée du BUK en demandant l’effacement de paragraphes entiers dans le rapport, mais il n’arrivent pas vraiment à convaincre sur une autre hypothèse.
Par contre sur l’aspect préhistorique de ce missile, ça ne fait aucun doute. Le radar de poursuite du BUK, toutes versions confondues, ne permet pas l’acquisition de la cible avant le lancement du missile et il semble de plus qu’il ait une antenne fixe, ou au plus mobile sur 1 axe seulement, ce qui rend le processus d’acquisition très laborieux. On était nettement mieux équipés dans les années 80.
Normalement, l’équipage d’une conduite de tir est au courant des limitations. Cela sent la précipitation ou la pression de la hiérarchie, un peu comme Tchernobyl.
@izarn Je n’ai pas travaillé sur le BUK, mais dans les années 80, on développait des missiles anti-aériens moyenne et longue portée un peu partout dans le monde et y compris en France. Ces développements se sont arrêtés dès les années 90 à cause des risques d’erreur comme cet accident nous l’a tragiquement démontré. Le système sur lequel j’ai travaillé n’a jamais été exporté et est maintenant totalement retiré du service depuis le début des années 2000. Ce n’est pas un BUK, mais les modes de fonctionnement sont bien les mêmes. Il y avait à l’époque des chalutiers soviétiques sur les zones d’essai avec des chaluts rouillées et des antennes partout. Il fallait envoyer la chasse pour les éloigner. Aujourd’hui, on ne développe plus que de la courte portée en anti-aérien, les temps de réponses de ces systèmes étant devenu très courts, il n’est plus nécessaire d’anticiper. C’est même tellement étonnant que l’on puisse encore utiliser un tel missile en Europe que les autorités de l’aviation civile ne l’avaient pas prévu.
Il y en a marre de l’Internet Research Agency. Comment Agoravox peut se laisser polluer par ces spammeurs.
J’ai travaillé dans les années 80 sur le développement de ce type de missile et J’ai démontré depuis longtemps, simplement avec les photos, que ce ne pouvait pas être autre chose qu’un missile BUK, mais la rumeur revient encore et toujours. L’enquête officielle a fini par confirmer ce que j’ai toujours dit parce qu’il est impossible que ce soit autre chose. Le comique de répétition finit toujours par lasser.
@gogoRat « la liberté c’est surtout garder la possibilité d’un choix entre ce qui peut être perçu ou considéré comme un bien, et ce qui peut être perçu ou considéré comme un mal ! » ->
Cette perception du bien varie fortement d’une civilisation à l’autre, d’un groupe d’individus à un autre. Dans toutes les idéologies, nous percevons une inversion de cette notion qui paraît naturelle du bien et du mal pour la sauvegarde de l’idéologie. Ainsi, selon ses choix personnels, il devient nécessaire de détruire ceux qui s’opposent à l’idéologie : juifs, capitalistes, chrétiens... Faut-il le permettre à cause de leur sincérité ? L’Etat à qui revient le maintien de l’ordre public limite forcément cette liberté. Pourquoi l’antisémitisme est-il condamné par la loi si naturellement tout le monde considère cela comme un mal ? Personne ne vous interdit de penser ce que vous voulez, mais l’Etat ne permet pas forcément de l’exprimer publiquement, malgré la sincérité de ceux qui veulent l’exprimer.
Dans une démocratie, le maintien de la paix et de la liberté de pensée est un exercice d’équilibriste, il y a toujours des groupes pour lesquels l’expression de leur liberté peut être considérée comme une insulte par d’autres groupes. Les revendications communautaristes sont une atteinte à l’égalité des droits et des devoirs. Lorsque cela va trop loin, les groupes qui veulent imposer une pensée unique finissent par devenir séduisant à la majorité et prennent le pouvoir. C’est ainsi que le nazisme s’est imposé par le vote en Allemagne et ceux qui ont voté pour eux étaient parfaitement sincères.
Vous avez raison de dire que sans la liberté, la vertu perd son sens, mais la vertu ou la morale ne s’encadre pas par des lois. Faut-il accepter le mal pour préserver la vertu ? Le mot fraternité qui apparaît au fronton des mairies et des écoles n’a plus aucun sens aujourd’hui. La liberté sans la fraternité est devenu « Je fais ce que je veux et j’em... tout le monde » et l’égalité sans la fraternité devient « Je ne veux voir qu’une tête et je coupe ce qui dépasse ». La sincérité ne peut tout excuser.