@gogoRat La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 Art. 4.). La limite est fixée dans la morale républicaine, mais qui peut limiter sa liberté sans la contrainte ? Bien évidemment, les républicains pour qui cette morale a un sens. Les Chrétiens, lorsqu’ils suivent le commandement d’amour demandé par Jésus s’arrêtent même avant, car ils ne sont pas neutres, il veulent faire du bien à autrui. Mais la société n’est pas constituée que de Républicains et de Chrétiens. Pour les autres, il faut une contrainte forte qui poussent « les honnêtes gens » à choisir la dictature lorsque les excès sont trop évidents. La morale étant morte aujourd’hui, il ne reste que la dictature. A moins que l’amour...
En fait c’est la sincérité qui est devenu l’élément prédominant de notre société. La sincérité passe avant la vérité. Je suis sincère, donc je n’accepte pas de remise en cause de cette sincérité.
La vérité n’est plus audible.
Dans les sociétés chrétiennes, la liberté est fondée et justifiée par l’amour. Tout ce que je fais, je le fais par amour des autres et je ne leur veut que du bien. Dans ces conditions, il n’est pas nécessaire de mettre de contraintes à la liberté. Sans la conscience d’un Dieu qui nous dépasse et qui nous aime, il n’y a aucune raison que j’aime quelqu’un d’autre, sauf par intérêt. J’aime les personnes avec qui je prend du plaisir. Les autres m’indiffèrent et si je leur prend quelque chose, tant mieux. Le contrat social ne peut plus exister car l’intersection des intérêts individuels est un ensemble vide.
Nous vivons aujourd’hui une déchristianisation massive qui laisse le champ libre à l’exacerbation des intérêts individuels. La conséquence en est la perte de la liberté. La Turquie était primitivement chrétienne, mais parce qu’ils ont oublié l’amour, la haine s’est installée et le régime qui a remplacé la liberté est la soumission (sens du mot Islam). Cette évolution peut aussi être la notre si nous n’y faisons pas attention.
@Zolko Nous remercions les Juifs pour ce qu’ils nous ont apporté. Ils ont annoncé Jésus, même si ceux qui se disent encore Juifs aujourd’hui refusent de le reconnaître. Les Chrétiens reconnaissent comme vrai tout ce qui fait la religion juive jusqu’au prophète Malachie. Les Juifs nous ont donné le livre des Psaume qui est un monument de spiritualité. Il y’a eu beaucoup de Juifs qui se sont fait Chrétiens à la suite des prédications de Jacques le Juste. Beaucoup de ces judéo-chrétiens se sont exilés lors de la destruction du temple de Jérusalem en 70 ou lors de l’insurrection de Shimon bar Kokhba en 135 qui a abouti à la destruction de Jérusalem. Les Chrétiens palestiniens sont les descendants de ceux qui sont restés. A l’époque de Jésus, il y avait de nombreuses sectes. Les Juifs actuels sont les successeurs des pharisiens. D’autres sectes ont disparu, une au moins a été absordée par l’Islam qui en échange en a gardé quelques prescriptions (interdits alimentaires et circoncision). L’assassinat de Jésus par une poignée d’intégristes a été pardonné par Jésus lui-même « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23, 34). Quels ressentiments pouvons nous encore garder pour cela ?
Sur la méthode historique, j’ai trouvé un texte pertinent produit par Edouard-Marie Gallez qui a écrit une thèse sur la naissance de l’Islam : « L’historiographie peut posséder un caractère scientifique non parce qu’elle fournirait des preuves absolues (expérimentables) mais parce qu’elle peut conduire à des certitudes, à la manière dont un tribunal traditionnel confronte des témoignages et des indices. C’est la méthode qui fait de la recherche historique une discipline scientifique : elle requiert un recueil le plus exhaustif possible des données se rapportant à la question traitée, après examen critique et impartial (signification, fiabilité, raison éventuelle de maquillages) avant de déterminer des convergences. Ce sont celles-ci qui imposent la certitude historique. Autrement, s’il ne s’agissait que de choisir quelques données arbitrairement en refusant de tenir compte d’autres données avérées, on ne parlerait pas de recherche historique mais de mauvais roman. »
@Christian Labrune Aujourd’hui, je rencontre très souvent des personnes qui demandent le baptême chrétien. Ils ont la plupart du temps des récits de rencontres qui ont été jusqu’à transformer leur personnalité (vers plus d’amour) et qui motive leur demande. Dieu est évidemment immatériel, donc la rencontre se fait le plus souvent à ce niveau avec ce qui peut être spirituel en nous. Il n’est pas facile de mettre des mots de la langue courante sur ce que nous pouvons vivre en présence de Dieu. Si vous étiez témoin d’un tel événement vous pourriez peut-être comprendre, mais je n’ai jamais entendu parler d’une rencontre avec une personne qui est bien décidée à le rejeter.
Les missionnaires ont pour objectif de parler du salut offert par Dieu et non pas arracher ces personnes à tous les déterminisme comme le souhaite Vincent Peillon. Il revient à chacun d’accepter ou de refuser. Ce ne serait pas très charitable, connaissant une telle information, de la garder pour soi.
« Les desseins de Dieu sont impénétrables » -> Cette formule n’est pas tirée des Evangiles ni de la Bible. En fait, cette formule ne parle que de la divination de l’avenir qu’il ne nous est pas permis de connaître. Mais si Dieu veut nous faire suivre son chemin, il est parfaitement explicite. Quand je rencontre des personnes guéries, elle ont toujours fait le choix du chemin du salut ensuite. Si vous décidez ne jamais suivre ce chemin, Dieu le respectera et vous laissera tranquille.
« Voilà que vous vous mettez à la place de Dieu » -> non, à son écoute. Jésus avait annoncé qu’il continuerait son enseignement après sa résurrection et c’est ce que j’observe.
« mais quand il laisse massacrer des enfants lors des génocides » -> et s’il vous en empêchait, vous crierez avec raison à la privation de liberté. Comment peut-on aimer quelqu’un qui fait de nous des esclaves ? Comment peut-on aimer quelqu’un qui ne nous considérerait comme des enfants ? Rendre le monde meilleur est de notre prérogative et l’amour de Dieu en est l’outil le plus puissant.
Je vous laisse la lecture des écrits philosophiques de l’abbé Pluche. Visiblement, il n’était pas beaucoup sorti de son presbytère et n’a pas laissé une trace impérissable dans l’Eglise.
Il y a parfois un certain sens de l’humour dans les interventions de Jésus, mais c’est souvent pour mieux attirer l’attention de l’interlocuteur et aussi pour marquer une proximité chez une personne réceptive à l’humour. Mais de là à parler de farce, je n’irais pas jusque là car ce serait contraire à l’amour qui marque la totalité de ses interventions. Pour le reste, il nous laisse se débrouiller et c’est bien ce que vous voulez.