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Pascal L

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  • Pascal L 18 septembre 2017 15:03

    @zak5
    Je n’entends pas « faire du mal » au sens physique. Le même terme peut être utilisé au psychique ou moral.


    « ceci dit, les chrétiens ont aussi pour livre saint l’AT et ils ne s’empêcheront pas de l’utiliser » Les Chrétiens ne voient aucune injonction à faire le mal dans l’ancien testament. Le Dieu qui se révèle dans la Bible est un Dieu d’amour. Que l’on ait interprété dans l’antiquité certaines victoires ou défaites des Hébreux comme étant l’action de Dieu n’est plus pensable aujourd’hui avec ce que Jésus a révélé sur Dieu.

    C’est une erreur de penser que les croisades ont été globalement des guerres d’agression par les Chrétiens. La plupart du temps, il s’agissait de libérer les Chrétiens du moyen Orient de la suggestion du statut de dhimmi et de résoudre les problèmes d’interdiction d’accès des Chrétiens aux lieux saints. Il y a aussi des cas où le prétexte religieux ne tient pas. Les jeux d’alliances dans ces conflits nous montre une réalité complexe où les arrières pensées étaient plus politiques qu’autre chose. On ne peut dégonfler l’abcès sans qu’il n’y ait une prise en compte des responsabilités des califes dans ces guerres et dans les razzias menées le long des côtes européennes. Il n’existe pas pour eux de droit à conquérir le monde et on ne doit pas s’étonner ensuite des réactions.


  • Pascal L 18 septembre 2017 14:46

    @njama

    La mort de Jésus n’a jamais été le fait du peuple Juifs, mais des grands prêtres à Jérusalem. Par ailleurs, le Christ ayant pardonné ce crime, il ne peut être question de revenir dessus et de faire quelques reproches à ce sujet. Il y a eu d’autres sujets de contentieux dans l’histoire, mais ceux-ci ont maintenant été effacés de part et d’autres.

    La déclaration Nostra Aetate est par contre ambiguë sur l’Islam. Normalement, l’Islam est traité au point 3 et non au point 2 qui traite des religions antérieures au Christianisme. Il n’y a aucun problème pour un dialogue ou chacun affirme ce qu’il est en vérité, mais pas pour la reconnaissance de l’Islam comme voie de salut possible. On peut opposer une autre déclaration ultérieure : « dominus Jesus » du 16 juin 2000. « 4. La pérennité de l’annonce missionnaire de l’Église est aujourd’hui mise en péril par des théories relativistes, qui entendent justifier le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (ou en tant que principe). Elles retiennent alors comme dépassées des vérités comme par exemple le caractère définitif et complet de la révélation de Jésus-Christ[...] 5. Pour remédier à cette mentalité relativiste toujours plus répandue, il faut réaffirmer avant tout que la révélation de Jésus-Christ est définitive et complète. »


  • Pascal L 18 septembre 2017 14:10

    L’article ne dit pas de quelle obédience cet aumônier est-il le représentant. Les Evangélistes étant majoritaires, on peut supposer que cet aumônier en fait partie. En tout cas, dans le Catholicisme, la liberté de se convertir (ou pas) est fondamentale depuis Vatican II, il ne peut être question de reprocher à qui que ce soit sa religion.


    Par contre, le Christianisme condamne le relativisme. On ne peut considérer que les voies non Chrétiennes en dehors du Judaïsme sont des voies de salut au même titre que les voies chrétiennes. Pour un Chrétien, il n’est pas nécessaire d’être baptisé pour recevoir le salut et des baptisés ne recevront pas le salut, mais il faut accepter l’amour de Dieu tel qu’il est présenté par le Christ. Il faut donc préférer l’amour à la haine dans notre vie terrestre pour pouvoir le choisir le moment venu. Cet amour doit nous rendre capable de pardonner à tous ceux qui nous ont fait du mal et ce n’est pas facile sans l’aide du Christ. Que se passerait-il lorsqu’au moment de recevoir le salut vous vous rendiez compte qu’une personne que vous haïssez est déjà présente ?


  • Pascal L 16 septembre 2017 23:52

    L’Eglise Catholique est toujours l’Eglise de Jésus Christ, malgré les trop nombreuses tentatives de prise de pouvoir que l’on voit ici ou là. L’amour de Dieu est une chose tellement extraordinaire pour l’humanité que peu, même chez les Catholiques, en prennent la pleine mesure. Il faut sans doute se référer aux grands saints comme Saint François, Sainte Claire, les 2 Thérèse et beaucoup d’autres pour commencer à comprendre. Le mieux étant évidemment de découvrir pleinement cet amour donné par Dieu lui-même à ceux qui en font la demande.

    Il reste que le Concile Vatican II est un grand concile qui a permis de mettre au propre des mécanismes qui étaient non formalisés dans notre compréhension des mystères de Dieu. Le Cardinal John Newman avait déjà préparé le terrain vers 1850. Il n’a rien révolutionné, mais reconnu pleinement le fait que notre compréhension des dogmes évolue avec le temps, l’action de l’Esprit-Saint et les progrès de la science. Aucun mot des Evangile n’est remis en cause, mais nous comprenons mieux les textes aujourd’hui que dans les premiers siècles de l’Eglise et l’Evolution des dogmes en est le reflet.

    Par ailleurs, le rôle des laïcs a été précisé et c’est là la plus grande source d’incompréhensions. J’ai connu une période (maintenant révolue dans ma paroisse) où le conseil pastoral dictait au prêtre son travail. Le seul pouvoir dans l’Eglise doit rester au Christ et nous sommes tous à son service. L’Esprit-Saint est là pour nous insuffler les actions à faire. Tous le monde ne se met pas à l’écoute de l’Esprit-Saint et beaucoup tentent de gérer l’Eglise comme une entreprise. Chaque prise de pouvoir est une négation du Christ et une catastrophe pour l’Eglise.


  • Pascal L 16 septembre 2017 22:06

    @l’auteur,

    Votre vision de la laïcité occidentale me semble très réductrice. Cette notion a été introduite par le Christ lui-même, et s’il a fallu un peu de temps au Chrétien pour en comprendre les implications, la source en est là. Le Christ n’a pas donné de loi, où plutôt, il n’a donner qu’une seule loi : « Aimez-vous les uns les autres comme Dieu vous aime » Cette loi transcende et contient toutes les lois humaines. Il n’y a donc pas d’incompatibilité à respecter les lois votées par les Etats. Si par amour, un Chrétien est poussé à rejeter l’injustice, personne n’est obligé d’être chrétien. Il revient donc aux états de faire régner la justice pour tous, y compris par la contrainte.

    Dans les pays musulmans, la base du droit est la parole d’Allah, ce qui n’en fait pas un droit égalitaire pour tous. Très tôt, les califes ont été dépossédés des lois et de la justice par un conseil des Oulémas qui s’est mis à scruter les paroles de Muḥammad pour y trouver des justifications aux lois des hommes. Dans le Coran, les Oulémas ont trouvé que le fouet n’était pas suffisant pour punir l’adultère, il ont créé un Hadith pour signifier que la lapidation était préférable. J’ai un peu de mal à considérer la charia comme un sommet de la laïcité.

    Quel exégète musulmans peut dire que le verset 9,29 du Coran n’est pas valide pour gérer les relations entre les Musulmans, les Juifs et les Chrétiens ? : « Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au jour dernier [...] jusqu’à ce qu’ils donnent le tribut (jizya) par une main, et en état de mépris » J’ai vérifié, ils justifient encore la Jizia aujourd’hui et si ce n’est presque plus appliqué, c’est que les instances internationales ont encore un peu de poids.

    Il y a un autre aspect que vous soulignez et que, il me semble, vous confondez avec la laïcité : le fait que la pratique religieuse des pays Musulmans est plus formelle qu’autre chose et que le Musulman applique les 5 piliers sans se poser de questions. C’est bien quelque chose que j’ai constaté en interrogeant les Musulmans sur leur foi. Ils ont une connaissance proche de 0 du Coran dont ils peuvent toutefois réciter des versets sans vraiment comprendre ce qu’ils signifient. Je pense qu’il s’agit plutôt d’une résistance à une application de la religion par la force. Ils en connaissent par contre tous les signes visibles, histoire de passer inaperçu et de ne pas risquer l’apostasie. 

    « et lui a donné la liberté, la raison, le savoir… » tout à fait, mais que fait-il de tous ces dons ? Utiliser la raison pour comprendre le Coran est passible de la peine de l’apostasie. Un Imam a encore été exécuté pour ce motif dans les années 80 au Soudan. De toutes façons, s’il utilise la raison, il y a de fortes chances que le Musulman apostasie. Les exégèses scientifiques du Coran donnent un aperçu de la religion très différent de ce qui est raconté par la tradition. Voir par exemple le site : http://www.lemessieetsonprophete.com pour avoir une idée du Coran vu par la science. L’habitude de ne pas réfléchir déteint sur les autres activités. Il n’y a pas d’université scientifique de haut niveau dans le monde musulman en dehors de l’Iran, mais les Iraniens sont entièrement sécularisés et font vraiment semblant de croire.
    Quand à la liberté, le mot même de « Islam » veut dire « soumission ». Soumission à qui ? A Allah ? mais celui-ci ne s’est plus exprimé depuis le Coran. Donc soumission aux hommes autoproclamés représentants d’Allah.
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