@Emile Mourey La sourate 19, par sa forme « appartient irréfutablement au style de la soghita, spécificité de la littérature syriaque » (citation Leïla Qadr). Elle reprend des éléments du proto-évangile de Jacques et fait donc partie du catéchisme judéonazaréen. Elle peut même être antérieure à la naissance de Muḥammad.
Si elle se trouve sur un codex du 8ème siècle, c’est qu’elle a été consciencieusement recopiée à partir de documents plus anciens. Il n’existe aucune trace des Coran du 7ème siècle est cela est une information en soi. Il est peu pensable qu’à cette époque, il n’y ait eu qu’une tradition orale. Par ailleurs la destruction d’ancien Corans est un fait connu qui a laissé des traces pour au moins deux occurrences : vers 660 et vers 710. Si les anciens Corans ont été détruits en 710, c’est qu’il fallait encore cacher quelque chose. Le Codex de Paris ne contient pas que la sourate 19. Certains versets sont très postérieurs au 7ème siècle de toutes façons.
Encore une fois, la datation au carbone 14 d’un objet soumis à de nombreuses pollutions n’a aucun sens et le support peu avoir été effacé un grand nombre de fois.
Le meilleur élément pour la datation du codex reste l’écriture qui peut être comparée à d’autres documents (on ne manque pas de documents commerciaux datés à cette époque).
590 pour le début de la prédication, cela me parait un peu tôt. Je ne pense pas que les judéonazaréens ait commencé à embaucher massivement les arabes à cette date. Je rapprocherai cela de 614 qui est la prise de Jérusalem par les Perses. Les Judéonazaréens pensaient encore à cette époque que les perses allaient leur confier la gestion du mont du Temple, ce qui n’a pas été fait et cela prouve que les Judéonazaréens n’avaient pas encore les moyens de leurs ambitions.
@Emile Mourey « sa rédaction originelle ne date que du VIII ème siècle. » Il y a des verset du 6ème (le catéchisme judéonazaréen), de l’époque de Mahomet (le début de la sourate 30) de la fin du 7ème siècle lorsque Muḥammad a été désigné comme prophète. Le dogme de l’incréation est apparu à l’époque abbasside, dont après 750 et les dernières retouches au début du 9ème siècle. Les codex montrent très clairement des grattages successifs (3 versions différentes sur les codex de Paris et de Saana). Ces grattages permettent de dater certains dogmes comme la transformation de l’Esprit-Saint en l’Esprit du saint (donc Gabriel).
A propos du dogme de l’incréation, il a fallu ajouter « dis » devant chaque parole prononcée pour que cela puisse être prononcé par Dieu et cela a été fait 315 fois. Lorsque les Mutazilites sont arrivés au pouvoir entre 833 et 847, ce dogme a été abandonné et d’autres paroles ont été ajoutées sans être précédée de « Dis » (135 fois). Lorsque le dogme est revenu, il n’a pas été ajouté « dis » devant ces paroles, car la récupération des Corans en circulation aurait été trop couteuse. Ce dogme a donc créé une incohérence, mais le dogme était plus important que la cohérence du texte. C’est en effet la clé de voute de l’Islam.
@Claude Simon Ce n’est pas l’enseignement de ce cardinal qui est important, mais l’enseignement du Christ.
Celui n’est pas toujours facile à suivre, mais le Christ nous enseigne à beaucoup pardonner « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre »
Personne n’oblige personne à suivre cet enseignement, c’est la liberté de chacun. Vous avez le droit d’être du côté de ceux qui l’ont condamné à mort mais dans l’enseignement de Jésus, il y a aussi une promesse de vie éternelle pour ceux qui choisiront de répondre à cet amour inconditionnel qu’il nous a donné en acceptant sa mort.
@leufeross « Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui renvoie sa femme, sauf en cas d’union illégitime, la pousse à l’adultère ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur. » (Matthieu 5, 32-33)
On pourra aussi relire l’Evangile de Jean, 8 sur l’épisode de la femme adultère ou Jean 4 sur la Samaritaine ou Luc 20, 28 et suivants sur la femme qui a eu 7 maris (successivement)
Même si le mot monogamie n’est pas prononcé, cela se déduit facilement de ces textes.