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Derniers commentaires



  • Pascal L 25 septembre 2016 00:17

    @Douali
    « c’est que chacun croit qu’il sera sauvé et que les autres iront en enfer »

    Certainement pas. Pour les Chrétien, Dieu aime tous les hommes et tous ceux qui répondent à l’amour qu’ils reçoivent de Dieu ont des chances d’être sauvés. Dieu n’est pas bureaucrate, Il n’est donc pas nécessaire d’avoir été baptisé ou d’avoir suivi un chemin tracé par des hommes. Pour les Chrétiens, Il y aura des Musulmans et des Bouddhistes dans le paradis.


  • Pascal L 25 septembre 2016 00:07

    @Douali
    « connaitre la religion d’un croyant pratiquant apprenant sa religion »

    Je ne connais que peu l’enseignement des Imams, mais je suis scientifique et Chrétien et j’ai accès à l’exégèse scientifique de la Bible et du Coran. Cette exégèse est faite en comparant le texte avec tous les les éléments historiques disponibles, que ce soit des textes contemporains de toutes nature, l’archéologie où la connaissance des langues anciennes. Sur la Bible, nous avons déjà plusieurs siècles d’études scientifiques derrière nous, nous savons à peu près où sont les limites du texte et l’enseignement du Christianisme en tient compte. Par contre, ce que ces sources disent de l’origine du Coran est très différent de l’enseignement officiel qui n’utilise que des documents dit religieux, non contradictoires avec le Coran. Avec des sources différentes, on peut obtenir des conclusions différentes et c’est bien ce qui se passe. Les Musulmans n’ont jamais fait d’exégèse scientifique à cause du caractère sacré du texte et ont toujours fait confiance à ceux qui l’ont transmis. Il semble que c’est une erreur et la science révèle plusieurs types de modifications du Coran dans les 150 ans qui ont suivi la mort de Muḥammad :
     - des insertions pour appuyer le sens d’une phrase. En général ces insertions créent un trouble dans le rythme de la poésie.
     - un changement de sens du mot : par exemple ’Coran’ est un mot syriaque qui désigne chez les Chrétiens le lectionnaire lu devant l’assemblée des fidèles. ’Kâfer’ (kouffar) désignait ceux qui recouvrent, donc les Juifs rabbanites. Il a été étendu à tous les infidèles. Le mot naṣârâ ne désignait pas les Chrétiens (mušrikûn), mais les Judéonazaréens.
     - un remplacement des voyelles. L’arabe est structuré comme l’Hébreu et l’araméen avec une racine de mots donné par les consonnes et un sens apporté par les voyelles. Ainsi vaincre et vaincu partagent la même racine et l’inversion a été faite dans la s.30 pour cacher la défaite de 629 face à Jérusalem. Le problème d’une telle modification est que le texte transformé a perdu son sens. Ainsi le début de la s.30 parait tout aussi absurde que le Cantique de Salomon avec Muḥammad dans le texte.

    La Mosquée Al-Aqsa à Jérusalem est une source d’information inestimable, car ses inscriptions donnent l’Etat d’avancement des dogmes de l’Islam à l’époque de sa construction. Elle n’est pas tournée vers la Mecque et ne fait aucune référence à l’événement le plus important qui se serait produit à cet endroit : le voyage de Muḥammad vers le ciel. Ces dogmes n’existaient donc pas à la date de construction.

    Il serait logique que les Musulmans s’emparent de ces problèmes pour y réfléchir. Je ne cherche pas à convertir qui que ce soit mais à provoquer une réflexion. La connaissance de Dieu ne peut que progresser. La vérité ne fait pas de mal. Seul le mensonge peut blesser.



  • Pascal L 24 septembre 2016 19:00

    @Douali
    Je réitère, le texte original contient bien mahammadin et non Muhammadin et c’est bien mahammadin que prononce le rabin et de toutes façon le rabin prononce de l’hébreu, pas de l’arabe.

    Selon votre interprétation, il faudrait lire « Sa bouche est Mahomets (au pluriel), tout, en lui, est désirable. Tel est mon bien-aimé ; tel est mon aimé, filles de Jérusalem. »
    Le texte devient franchement incompréhensible. Mais les Musulmans ont l’habitude, tout le Coran a déjà été modifié de la sorte. La Bible n’est pas cryptique comme le Coran. Il suffit de lire pour comprendre. C’est sans doute pour cela que la lecture en est interdite dans la plupart des pays musulmans. Ce que vous appelez le cantique de Salomon n’a pas grand chose à voir avec Salomon. Il s’agit de la relation d’amour entre Dieu et les hommes. Cette relation est incompréhensible pour les Musulmans, mais elle est vécu physiquement par les Chrétiens. Nous n’avons pas le même Dieu.

    D’autre part, la Bible n’est pas la parole de Dieu dictée comme les Musulmans considèrent le Coran. Dans le Judaïsme et le Christianisme, l’action de Dieu au milieu des hommes fonde le texte qui reste écrit par des hommes. Dans l’Islam, Dieu n’agit jamais. Quand je vous dit que nous n’avons pas le même Dieu.

    Vous attendez un Messie qui ne reviendra pas. Les Chrétiens et beaucoup de Juifs ne l’attendent pas. Il n’est pas revenu pour les Judéonazaréens à Jérusalem, il n’y a pas plus de raisons qu’il revienne à la Mecque pour les Musulmans. La Mecque qui a été fondée par les Califes bien après la mort de Muḥammad dans un lieu sans histoire, juste pour s’éloigner des Judéonazaréens. Si vous aviez lu les évangiles, vous sauriez qu’aucune hypothèse d’un retour sur terre ne peut se comprendre de son enseignement. Il a même systématiquement associé toute forme de pouvoir terrestre à l’action de Satan. Et si vous aviez compris les Evangiles, vous sauriez que l’action du Christ au milieu des hommes est quelque chose qui est arrivé et qui se produit tous les jours. Que peut-on attendre de plus. ‘Îsâ n’a rien à voir avec le Christ des Chrétiens qui devrait d’ailleurs s’écrire Yešû‘a dans le Coran.

    Quand à la falsification de la Bible, l’exégèse scientifique de la Bible a déjà plusieurs siècles et nous savons exactement ce qui est vrai et ce qui dépend des circonstance du moment. Nous savons que beaucoup de fait historiques avant le 7ème siècle avant notre ère n’ont pas existé de la manière décrite dans la Bible, mais cel n’enlève rien au message de Dieu que nous pouvons vérifier tous les jours dans notre relation avec lui. Quand aux évangiles, il n’existe aucun élément prouvant un falsification de l’enseignement de Jésus. La théorie de la falsification ne repose sur rien et ne peut être utilisée sans preuves.
    L’exégèse du Coran n’est par contre pas très avancé. Il n’y a rien a attendre de ce côté de la part des Musulmans et la plupart des travaux ont été faits par des Chrétiens. Je vous conseille la lecture de « Le messie et son prophète » qui est une thèse de doctorat d’Edouard-Marie Gallez. Une dizaine d’autres doctorats sont en cours d’étude, rien qu’en France.


  • Pascal L 24 septembre 2016 17:57

    @philouie
    « ce qui implique que l’amour divin est impersonnel »

    Nous ne donnons pas la même définition au mot amour. La relation qu’un Chrétien peut avoir avec Dieu n’a rien d’impersonnelle. L’amour de Dieu se rapproche du mot grec Agapè qui signifie un amour inconditionnel, bien différent de l’amour ’éros’. Il existe un mot arabe qui traduit la notion d’Agapè, mais celui-ci n’est jamais utilisé dans le Coran et cette notion reste complètement étrangère pour un Musulman. Les interventions de Dieu dans notre monde fondent complètement les textes de la Bible et des Evangiles. Dans l’islam, rien de tel ; le Coran est supposé dicté par Dieu, sans qu’il existe d’autres preuves de l’existence de Dieu. Seul l’Islam peut être considéré comme religion du livre. Le Christianisme et le Judaïsme sont des religions de Dieu avec des livres.

    Il est tout de même étonnant que les Chrétiens ont un Dieu dont le royaume n’est pas sur terre et celui-ci intervient en permanence par des signes visibles sur terre et les Musulmans adorent un Dieu qui doit créer un royaume sur terre, mais qui n’intervient jamais sur terre par des signes visibles. 



  • Pascal L 24 septembre 2016 11:52

    @philouie
    « Le châtiment Divin »

    Il s’agit d’un point fondamental de divergence entre le Christianisme et l’islam. Le Dieu des Chrétiens et le Dieu des Musulmans ne peuvent être le même Dieu. Il ne suffit pas de dire qu’il est unique. Pour les Chrétiens, Dieu ne peut pas juger parce que sa miséricorde ne peut avoir de limite. On ne peut pas accorder le pardon et punir ensuite. Nous ne savons pas ce qui se passe après la mort, mais nous pouvons penser que quelqu’un qui n’a jamais appris à pardonner ne peut accepter le pardon de Dieu et donc ne peut pas accepter le salut donné parce que cela implique une relation d’amour avec Dieu. Vous dites que cette relation n’est pas possible et indécente et c’est pourtant ce qui est vécu par les Chrétiens. Cette relation est marquée par des gestes d’amour de part et d’autres. Dieu réagit à l’amour des hommes par des signes visibles adressés individuellement dont les guérisons inexpliquées sont un des nombreux aspects. Pour le Dieu des Chrétiens, chaque homme est important et il fera tout pour qu’il accepte son salut. L’homme est libre d’accepter ou pas. Même Dutroux peut finir par se convertir.
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