@OMAR « le musulman n’était pas aussi libre, jamais il n’aurait demandé le baptême chrétien »
C’est vrai qu’il s’agit d’une question de conviction et de foi, mais dans la banlieue française où j’habite, les musulmanes qui ne portent pas le voile dans les citées subissent d’énormes pression de la part de leur communauté, alors pour ceux que se convertissent, il y a aussi des menaces de mort et elles sont faites au nom de l’Islam. Il faut vraiment être très solide pour résister. Il est tout à fait possible que votre foi personnelle ne vous conduise pas dans cette direction et c’est tout à votre honneur, mais du côté de chez moi, cette attitude devient très minoritaire.Il est aussi vrai qu’on ne peut pas porter de jugement sur la valeur d’une religion en regardant vivre ses coreligionnaires. J’essai donc de comprendre en lisant les textes fondateurs et les études scientifiques sur le sujet.
Musulman se traduit par soumis, ce n’est pas moi qui l’ai inventé. Dans l’Araméen plus ancien ce mot voulait dire « s’en remettre à ». Qui a fait le changement de sens ? Cette soumission vous interdit d’étudier le Coran pour le contextualiser et le comprendre. Il ne me semble pas que c’est faire un affront à Dieu que d’essayer de le comprendre.
Les Chrétiens et les Juifs ont fait ce travail sur la Bible et ce qu’ils ont trouvé décoiffe pas mal. Il faut lire par exemple le livre « la Bible dévoilée » d’Israël Finkelstein. La correction des erreurs de la Bible permet de mieux comprendre Dieu, ce n’est pas un frein à la foi. La Bible comme les Evangiles ne sont pas considérés comme la parole de Dieu, mais comme des témoignages écrits par des hommes donc faillibles et parfois avec des arrières pensées.
Ce travail que vous ne voulez pas faire sur le Coran, des Chrétiens le font. Lisez par exemple « Le messie et son prophète » d’Edouard-Marie Gallez qui décrit en détail le contexte pré-islamique et l’avénement de l’Islam. La science nous indique par exemple que Mohammad n’a pas vécu à la Mecque, mais dans le nord de la Syrie et que les Chrétiens décrits dans le Coran sont en fait des Judéo-Nazaréens qui étaient considérés comme hérétiques par les Juifs et les Chrétiens et dont une bonne partie de leur foi se retrouve dans l’Islam. D’autres études scientifiques avec la théorie des codes ont établi que le nombre de rédacteurs du Coran se situe entre 30 et 50... On ne peut pas toujours cacher ses sources, elles finissent toujours par ressortir et la mondialisation fait qu’il n’est plus possible d’effacer ce qui ne l’a pas été. Il faudra vivre avec.
@philouie « au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance »
Comme le dit Oscar Fortin, le royaume du Christ n’est pas dans notre monde. Il ne vous empêchera pas de faire quoi que ce soit sur cette terre.
Par contre, pour aller dans son monde, le Christ nous demande de faire le choix de l’amour, le seul qui garantisse le passage. Ce choix doit être fait dans notre vie ici, de peur de ne pas reconnaître cet amour une fois décédé. Donc tous ceux qui font ici le choix de la domination, du pouvoir ne pourront plus continuer dans cette voie dans son royaume et même s’ils sont Chrétiens.
L’évangile de Luc est très clair sur la paternité du pouvoir (ch4, 5-7) "Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre.Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux.Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. »
Il n’est pas toujours facile de juger de la pertinence d’une religion en observant ses adeptes. Nous sommes tous faillibles et avons du mal à suivre l’enseignement du Christ jusqu’au bout. Gandhi disait qu’il se serait converti au Christianisme, si les Chrétiens qu’il connaissait se comportaient en Chrétiens les jours de semaine... Comme le Christ pardonne, nous devons aussi beaucoup pardonner.
Par contre, nous pouvons trouver chez les Chrétiens des personnes qui vivent pleinement l’enseignement du Christ. Nous ne pouvons juger de la pertinence du Christianisme en regardant Louis XIV, Napoléon... qui se disaient Chrétiens. Il vaut mieux observer la vie de St François, Ste Thérèse... Le statut même de saint n’est pas une garantie, ce statut a parfois été accordé pour des raisons politiques.
@philouie « Ce que vous souhaitez voir advenir existe et ça s’appelle l’Islam »
Ce qui est dit dans le Coran sur le Christ ne correspond pas du tout à ce qui est dit dans les Evangiles. Le problème, c’est que Mohammad ne connaissait l’enseignement du Christ qu’au travers l’évangile aux Nazaréens et ce document a été détruit par les Musulmans eux-même. Pourquoi ? En tout cas, lorsqu’il est fait allusion aux Chrétiens dans le Coran, il s’agit plutôt des Judéo-Nazaréens qui n’existent plus aujourd’hui. Lisez-donc les Evangiles de la tradition des apôtres, l’enseignement y est très simple et il n’y a aucune incohérence. Beaucoup d’Imans qui ont travaillé sur la possible manipulation de ces textes nous disent aujourd’hui que cette manipulation n’a pas pu se faire. Relisez également le Coran, non pour l’apprendre par cœur, mais pour le comprendre.
Par ailleurs, l’accès direct au Christ est assez simple aujourd’hui pour un Chrétien. Il n’est pas nécessaire de faire des exercices spirituels complexes pour qu’il nous montre son amour et nous réponde. je ne pense pas que les Musulmans aient la même facilité d’accès à Mohammad. Pourquoi quitter le Christ qui est la liberté pour Mohammad qui est la soumission ?
Aujourd’hui, je lis le Coran avec ma liberté pour le comprendre et franchement, il n’est pas possible que je me convertisse à l’Islam. Je rencontre par contre souvent d’anciens Musulmans qui ont rencontré le Christ dans leurs prières et ont demandé ensuite le baptême chrétien.
Il n’y a qu’un seul enseignement du Christ et une multitude de chemins vers le Christ. Il me semble que l’unité des Chrétiens doit être préservée autour de l’enseignement et cette unité doit être préservée dans le respect de la diversité. Chaque division est une plaie ouverte dans le Christianisme. Le spectacle du St Sépulcre à Jérusalem est une honte pour tous les Chrétiens.
J’attends de mon évêque qu’il me donne un enseignement adapté à notre époque dans la continuité de l’enseignement du Christ et non des ordres. Je n’ai d’ailleurs jamais reçu d’ordre de lui, alors que je participe pleinement à la vie de l’Eglise Catholique. Je suis parfois exaspéré par la bureaucratie, mais c’est un garde-fous qui peut être contourné avec intelligence.
Les dogmes ne sont pas immuables, ils peuvent être modifiés, mais c’est le consensus qui est la règle, justement pour préserver l’unité. Il faut parfois plus d’un siècle entre la première expression d’un changement et son application effective.