« un terrorisme clairement condamné par la religion musulmane »
Pas si clair que ça. J’entends bien les protestations des Musulmans, mais celle-ci sont plus de l’ordre de la protestation républicaine que de la protestation religieuse. Je n’ai pas pour l’instant entendu de protestation théologique et il me semble qu’il s’agit là d’un piège des terroristes qui exploitent une faille de l’Islam. Le Coran étant la parole de Dieu, il ne peut être discuté. Il est toujours possible d’extraire un verset du Coran pour justifier l’injustifiable et il ne se trouvera personne pour dire que ce n’est pas la parole de Dieu. Les Musulmans ne sont pas coupables de terrorisme, mais l’Islam est le facteur qui permet son développement comme le Maoïsme avait pu le faire à une autre époque.
Imaginez un moyen-orient bouddhiste ou chrétien et personne n’aurait réussi à y mettre le feu comme cela a été fait.
@philouie La réponse de Jésus aux pharisiens « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » se comprend beaucoup mieux avec le récit de la tentation au désert que j’ai cité. Jésus a également dit à Pilate, représentant de l’empereur : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici » (Evangile de Jean 18-36). Difficile de faire plus clair.
L’enseignement du Christ a déçu beaucoup de monde qui espérait qu’il allait prendre le pouvoir sur les Romains. On est passé en quelque jours de l’accueil triomphal à Jérusalem à une détestation qui conduira Jésus à être crucifié. Beaucoup ont attendu un retour de Jésus pour rétablir un royaume temporel, les Judéo-Nazaréens ont bâti leur théologie sur cette espérance et l’Islam en est directement issu. Le mélange du pouvoir spirituel et temporel des Musulmans n’est donc pas étonnant dans ce contexte. Quand le Coran parle des chrétiens, on peut d’ailleurs largement comprendre les Judéo-Nazaréens et non les Chrétiens actuels. La description des Chrétiens dans le Coran (en particulier la sourate 5) n’a plus aucun sens aujourd’hui alors que les Judéo-Nazaréens ont disparu et que leur évangile a été détruit par les Musulmans.
Vous affirmez que le but de toute religion est le social, donc le politique. Gardez cette remarque pour l’Islam. Le Christ ne s’intéresse qu’à notre vie après la mort et nous propose le chemin pour y parvenir. Il s’agit d’un chemin d’amour et nous demande d’expérimenter cet amour sur cette vie. Cela peut avoir des conséquences sociales, mais on peut le faire sans chercher ni posséder un quelconque pouvoir.
« il n’y a de dieu que Dieu »
Ne faites pas dire à cette phrase ce qui n’y est pas écrit. J’y voit une affirmation du monothéisme et aussi une manière de ne pas dévoiler la nature de Dieu, ce qui est une particularité de l’Islam. Dieu se révèle dans le Judaïsme et dans le Christianisme. Les Hindous et les Bouddhistes ont une vision claire de la nature de l’homme dans l’Univers. Comment l’Islam peut-il se proclamer dans ces conditions être un accomplissement du Judaïsme et du Christianisme ? Le mot « amour » avec le sens amour inconditionnel existe dans la langue arabe (comme le grec Agapé), mais n’est jamais utilisé par le Coran. Pourquoi cacher aux hommes le chemin vers Dieu ?
@philouie « le développement extrêmement rapide de l’islam [...] n’est que le résultat de l’oppression exercé par le monde chrétien sur les peuples orientaux »
Non, c’est le résultat d’une guerre gagnée par les arabes.
Théodose est un empereur romain et à ce titre il a utilisé la religion pour unifier son empire, mais on ne peut pas considérer qu’il suivait l’enseignement du Christ : « Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre.Il lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes, car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux. » (Evangile de Luc 4, 5-6)
Ceux qui réclament le pouvoir et font la guerre, qu’ils se disent Musulmans ou Chrétiens sont plus proches de Satan que de Dieu.
@Neymare « L’agneau de Dieu a enlevé le pêché du monde »
Le Christ est mort pour nos péchés, il ne les a pas enlevés (dans le texte de l’Agnus, on utilise le présent « qui enlève le péché du monde », ce n’est donc pas fini). Dieu nous pardonne nos péchés, encore faut-il accepter ce pardon pour aller vers lui. Si quelqu’un vit dans la violence, peut-il encore accepter l’amour qui lui est offert ? Si pour Dieu, le bien et le mal était la même chose, pourquoi pardonnerait-il ?
La morale n’est pas qu’une affaire d’hommes. On écrit « fraternité » au fronton des mairies et des écoles, mais comment définir la fraternité ? Existe-t-il des lois qui encadrent la fraternité ? Pourtant, sans la fraternité, l’égalité devient « je veux voir une seule tête » et la liberté devient « je fais ce que je veux et j’em... les autres ». Où est donc la morale laïque lorsque seul la peur du gendarme limite les comportements agressifs ? En fait chaque individu se cadre en fonction de principes supérieurs que l’on peut qualifier de « religieux », que ce soit la logique de la famille, de la tribu, du groupe idéologique dans lequel on se sent en fusion... La montée de l’individualisme a beaucoup réduit la portée de ces principes moraux. L’état fixe dans les lois les limites des comportements, mais se trouve bien incapable de trouver un minimum commun qui pourrait servir de morale laïque. Bonaparte avait créé le concordat pour se défausser du problème sur les religions et il en avait profité pour mettre les religions sous tutelle de l’Etat.
Par contre, il existe bien une morale chrétienne. Lisez ou relisez l’évangile Matthieu aux chapitres 5 à 7 et vous verrez que cela va bien au-delà de la morale dite laïque.
« vous trouverez toujours quelqu’un à qui vous aurez fait du tort »
Peut-être, mais utiliser cette justification pour ne pas se fixer de limites est pervers.