@Analis Ce qui est connu par l’enquête est le type de missile (9M38M1) et type de charge (9N314M). C’est donc un peu plus ancien que ce que j’avais supposé, mais je constate que les pages sur le système BUK ont bien gonflé depuis mon passage (en bien ou en mal ?). L’enquête à également pu être plus précise que moi sur la localisation du point de départ du missile au sud-est du point d’interception (Snizhne, entièrement sous contrôle des rebelles). Pour les enquêteurs, la désignation du missile s’est faite sans aucune erreur possible avec les éléments retrouvés dans les débris du cockpit (source). Le rapport final, pour ce qui est connu du public, n’indique pas le pays de l’opérateur du missile. Il semble que les familles des victimes peuvent obtenir des informations plus détaillées...
Il est intéressant de constater que les russes nient utiliser ce type de missile alors qu’ils n’arrivent pas à en effacer les preuves. Les Ukrainiens font également de la désinformation sur le sujet, mais je me pose des questions sur le couple missile/charge et Internet n’est d’aucune aide du fait de la désinformation qui y circule. Il me semble tout de même que ce couple est plus facile à obtenir pour les Russes que pour les Ukrainiens. La position probable du départ du tir est intéressante du fait de la présence d’un régiment russe.
Aujourd’hui les russes demandent d’effacer les éléments sur les Shrapnells de ce rapport et bloquent la publication. Il semble donc que le type de charge (9N314M) incrimine les Russes et eux seuls.
La volonté des Russes d’empêcher le procès ne serait pas compréhensible si l’origine du missile était ukrainienne.
Aujourd’hui, même sans les preuves définitives, tous les éléments à notre disposition créent une forte présomption de culpabilité des russes.
« encore » se tiend dans la mesure ou l’avenir proche de ce système, même modernisé, est la compression façon César. Si personne n’en veut, les Russes n’ont aucun intérêt de maintenir un régiment dont le seul rôle est de montrer que les militaires russes sont satisfait de ce système. L’étiquette « war tested » que les marchands d’armes aiment mettre sur leurs matériels a ici un petit goût amer qui ne va pas faciliter la commercialisation.
Les militaires chargés de la démonstration devant les clients potentiels ont eu du mal à supporter les conditions réelles de la guerre. Je suppose donc que les Russes ont probablement réouvert un goulag pour éduquer ces militaires aux situations de conflit et revendu les missiles restants au prix du déchet métallique compressé.
@Anthrax C’est assez logique que les Pays-Bas aient demander à superviser l’enquête, vu le nombre de ressortissants concernés. En Europe, les pays les mieux équipés pour les enquêtes sont la France, l’Allemagne et la Grande Bretagne, mais d’autres pays ont également des experts. Ce sont l’Espagne, l’Italie, les Pays Bas, la Suède, donc tous les pays qui construisent et certifient des avions.
Pour les radars de l’Otan, tout dépend de leur situation, de leur taille et des fréquences utilisées. Il ne faut pas trop compter sur les satellites qui ne font que passer. Pour porter à 400 km, il faut déjà une grosse bête avec des fréquences assez basses qui ne voient pas les petits objets comme les missiles. L’OTAN, ce sont des militaires, donc ils n’avoueront jamais ce qu’ils ont pu obtenir sur le sujet pour ne pas dévoiler leur capacité d’espionnage, mais il n’est pas nécessaire d’avoir leurs données pour construire un scénario avec les éléments à notre disposition.
En principe, les couloirs aériens sont surveillés par les radars civils qui sont bien incapable de voir les « objets » militaires sans transpondeurs. Le changement de route du MH17 correspond à une manœuvre de routine concertée entre le pilote, le contrôleur aérien Ukrainien et le contrôleur aérien russe (il y avait un changement du point d’entrée en Russie, il donne donc son avis). La position des avions civils donnée par le contrôle aérien est tout à fait accessible à tous par Internet.
Puisque vous voulez absolument avoir mon scénario, je l’ai déjà donné, donc je le répète.
Tout d’abord le missile a explosé à l’extérieur et au-dessus de l’avant du MH17. Il est donc arrivé par le haut, ce qui n’est possible que pour les missiles antiaérien moyenne/longue portée lorsqu’ils sont en limite de portée. Dans ce cas, on utilise une trajectoire en cloche, un peu comme la trajectoire d’un obus. Le missile qui est plus haut peut continuer à avancer sans carburant en utilisant l’énergie potentielle acquise au début de sa trajectoire. C’est suffisant pour lui permettre de faire une manœuvre en finale.
Le radar du missile est peu encombrant, donc sa portée est limitée. Il doit s’approcher de sa cible avant de commencer à chercher et les informations données au départ par la conduite de tir commencent à être un peu trop anciennes pour être précises. il va donc pointer son radar en faisant des cercles pour trouver sa cible et s’accroche sur la première cible trouvée.
Un avion militaire ukrainien avait déjà été abattu par les rebelles quelques jours auparavant, il est fort probable que les opérateurs de la conduite de tir du missile avaient repéré une nouvelle cible militaire à une altitude moyenne, disons quelque chose autour de 3000m qui est une bonne altitude pour une opération aérienne. Lorsque le radar du missile se déclenche, le missile vole à une altitude située quelque part entre 11000 et 15000m et le radar est pointé vers le bas. Malheureusement le missile est au-dessus de l’avion civil qui s’interpose entre la cible et le missile. Le missile l’accroche et la suite est tragique. Cette génération de missile ne peut pas réagir sur le transpondeur de l’avion civil pour l’éviter, car les transpondeurs fonctionnent sur les fréquences des radars civils et non sur les fréquences des radars de poursuite des missiles.
Sur les vrais raisons, il semble que les opérateurs du missile ont confondu vitesse et précipitation. Ils n’auraient jamais du faire un tir à aussi longue portée dans un environnement aussi incertain. Ils fallait attendre que leur vraie cible soit plus proche.
L’aviation civile ne pouvait pas se douter qu’il y avait quelque part en service un système considéré comme obsolète par toutes les armées du monde. Aujourd’hui, tous les systèmes d’interception sont à courte portée, car on a amélioré la détection et la vitesse de réaction.
Maintenant la question principale : qui ? Premièrement, il faut tracer un arc de cercle de 180° environ autour du point d’interception, vers l’avant de la trajectoire de l’avion et à une distance entre 40 et 70 km et vous avez la zone possible pour le départ du missile. Cela ne laisse pas beaucoup de zones contrôlées par les Ukrainiens.
Par ailleurs, le seul missile antiaérien capable de faire une interception à cette altitude est le BUK modernisé et seuls les Russes en possèdent et il semble qu’un unique régiment en est doté. Ce missile a été modernisé pour l’export, mais personne n’en n’a voulu, il fallait donc caser les missiles construits et avoir des opérateurs pour les démos. Si les Ukrainiens ont des missiles BUK, c’est la version ancienne qui est incapable de faire une interception à cette altitude.
Les Pays-Bas sont membres de l’OACI, donc l’OACI a été impliqué. L’OACI, comme l’Ukraine, ne disposent pas des laboratoires nécessaires pour faire les analyses sur l’avion et ses boîtes noires et ne peuvent prétendre à la direction de l’enquête. Si l’OACI avait été désignée, elle aurait cherché un pays compétent et les Pays-Bas auraient certainement été choisis. A partir du moment où la Russie se dit étrangère à cet accident, elle se met également en dehors de l’enquête.
Où avez vous vu que le rapport devait contenir les signatures des autres pays ? Ces pays ne sont pas responsables du contenu du rapport et la plupart ne sont impliqués que par la nationalité des passagers. Qu’on-t-ils d’important à ajouter ?
Les satellites qui prennent des photos ne sont pas géostationnaires mais héliosynchrones pour avoir la meilleure lumière. Ils passent donc pratiquement à heure fixe sur un lieu donné. Si un avion se trouve sur la photo, c’est totalement un hasard. L’OTAN doit par contre enregistrer les émissions radios. Il est probable que l’Otan ait pu détecter le radar de la conduite de tir et moins probablement celui du missile qui est plus directif. Cette information est confidentielle, donc personne en dehors des personnes concernées n’en saura jamais rien. Je suppose que ces éléments ont été discrètement utilisés dans les négociations entre les chancelleries.
@JC_Lavau Cela ne peut pas être un missile air/air. Les missiles air/air ont une portée très courte avec une faible charge. Ils doivent faire des coup au but avec un tir tendu pour être efficace. Le missile aurait probablement touché un réacteur. Une explosion au-dessus et à l’extérieur exclut de fait ce type de missiles non équipé de fusée de proximité.