Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Il reste encore un petit potentiel de « croissance » : quelques forêts (Amazonie, Indonésie) ne sont pas encore rasées et remplacées par des champs. L’écologiste non malthusien ne pourra pas s’opposer à la suppression de ces dernières forêts puique cela permet à un plus grand nombre d’individus de manger.
Mais il est clair qu’après (plus d’ilôt non exploité), si les gens ne savent pas s’alimenter en synthétique quasi exclusivement (genre « soleil vert »), ce qui nous attend va être explosif.
De toutes façons ça ne sera pas intéressant (s’alimenter en synthétique, très peu pour moi) et se battre pour les ressources (guerre ou responsabilité personnelle évidente dans la famine des autres) ne sera pas très « humain » justement. Par excès d’humains, le futur ne sera pas « humain » (soit artificiel, soit barbare).
Quant à ceux qui s’imaginent pouvoir aller détruire une autre planète à 4,2 milliards d’année (près d’Alpha centauri) pour donner un sursis à l’humanité, laissons-les rêver : nous crèverons dans notre berceau parce que nous le cassons bien avant de savoir marcher.
Les larbins des patrons diront, d’un ton assuré (« je m’y connais en économie, moi, vous, vous êtres des nuls ! »), que le travail n’est pas un gâteau que l’on partage. Bien évidemment, que si la population est suffisamment bien éduquée (encore le cas en France), le travail devrait absolument être partagé.
Cependant, si on ne partage pas le travail, c’est qu’il doit y avoir un intérêt, non ? Le chômage est une bénédiction pour les patrons et ploutocrates divers (rentiers, etc...). Il permet de mettre les salairés en concurrence (baisse des salaires), donc de limiter l’inflation : cela assure un meilleur profit (pour les actionnaires) et aucune perte de pouvoir d’achat pour les rentiers.
Le mandat de la BCE est de maintenir l’inflation sous les 2%, ce qui peut être énoncé autrement en tenant compte de la courbe de Philips ou du NAIRU : le mandat de la BCE est de maintenir un nombre de chômeurs suffisants (réflexion pertinente d’Etienne Chouard).
Donc encore une fois, on peut imaginer des mondes qui s’occupent de l’intérêt du plus grand nombre (mondes démocratiques), mais il faut croire que nous ne vivons pas dans un tel monde, qui rappelons-le, est parfait pour les décideurs (et ce, quel que soit le larbin que vous élirez : l’élection est tout sauf démocratique).
La planification individuelle serait bien plus efficace que le système capitaliste actuel.
Comment ça se passe actuellement ? Les consommateurs ne réclament pas un produit avec des caractéristiques précises (planification individuelle). Non, ce sont des investisseurs privés (avec suffisamment de moyens ou d’aides) qui décident de produire quelquechose de nouveau (ou de moins cher ou avec d’autres caractéristiques, ...) parce qu’ils PENSENT que ça va marcher (rapporter). Ensuite la loi de l’offre et la demande fait le reste (fluctuation des prix selon l’abondance et la demande).
Dans le système où des investisseurs (qui pour moi sont des privilégiés : certains n’auront simplement jamais l’occasion d’entreprendre quoi que ce soit dans leur vie, même s’ils seraient plus doués à ce jeu que ceux en place) décident, le consommateur ne choisit pas vraiment ce qu’il veut. Il doit choisir ce qu’on lui a proposé. D’ailleurs, s’il n’y a que des produits à obsolescence programmée, il sera condamner à acheter rapidement un produit identique par insatisfaction (produit cassé rapidement et d’ailleurs conçu pour ça).
De plus, la loi de l’offre et de la demande pallie à la non-adéquation entre ce que les gens veulent et ce qu’on leur propose (c’est bien la preuve qu’il n’y a pas d’adéquation !, non-adéquation qui laisse libre court à toutes les spéculations). Donc il paye cher ce que les investisseurs n’ont pas voulu (ou penser à) produire. Encore plus grave, dans l’alimentaire, on jette des quantités non négligeables de nourriture, certains investisseurs qui se sont tous mis dans la même production (par absence de coopération géographique) se suicident par des prix très bas (à la vente, pas à l’achat pour le consommateur, faut pas rếver).
Donc à mon avis, la planification individuelle serait d’une grande efficacité. Il est assez facile de recueillir les besoins de millions de personnes pour les mois à venir et d’organiser ensuite idéalement (en évitant au maximum les transports, ...) la production parmi ceux qui sont demandeurs. Bref, la loi de l’offre et de la demande est à mon avis dépassée (excepté peut-être pour les ressources naturelles rares ou très demandées, sachant que notre système inefficace les gaspille complètement puisque le gaspillage ... rapporte).
Enfin, je ne m’attends à aucun changement, mais je constate comme beaucoup que notre système aberrant est inefficace et ne satisfait plus les gens (sauf les consommateurs compulsifs heureux d’aller acheter un nouvel appareil après la panne planifiée de leur ancien, mais ils sont peut-être hélas plus nombreux que les sains d’esprit). En gros, si les gens sont heureux de consommer pour l’acte d’achat uniquement (pas pour l’utilité de la chose que l’on vient d’acheter), il faut quand même avouer que le système actuel (anti-écologique au possible) est idéal, mais il n’est pas durable... A mon avis, il faut appeler un fou un fou, et les consommateurs compulsifs devraient être pris en charge (utopique dans ce système-là qui les forme depuis tout petit avec la pub).
Pourquoi vouloir a tout prix posséder ? Surtout des infrastructures où un collectif va travailler (=entreprise). Pourquoi une entreprise devrait appartenir à quelqu’un ? Pour justifier une rente ?
Je pense que l’on devrait appliquer une forme de planification individuelle (à l’inverse de la planification centralisée de l’ex-URSS) associée à un travail réellement collectif en auto-gestion avec une coopération géographique (inutile de fabriquer une scierie dans chaque village, de même qu’il est inutile de fabriquer des micro-processeurs dans chaque pays...). Planification individuelle, grosso-modo, ça veut dire :
1) « Tu veux des marchandises, et bien il va falloir travailler l’équivalent en heure de ce que représente tes marchandises, tu travailles dans tes compétences si elles sont recherchées ou tu dois te former si elles ne sont pas demandées ».
2) « Tu n’as besoin de rien, alors tu n’as pas à travailler ».
On s’écarte un peu du sujet initial (constitution) mais la propriété privée est quand même vitale (maison et biens collectifs) pour que les individus soient tous à un même niveau de droits. A partir du moment où certains peuvent décréter qu’ils « emploient » des milliers de personnes, ils n’ont plus le même statut (d’autant plus si ceux qu’ils embauchent doivent payer un loyer pour se loger : revenu obligatoire) : notre société en fait des « surhommes » indispensables au bon fonctionnement du collectif et même des vies individuelles de nombreux travailleurs. Et ce schéma auquel on veut nous faire adhérer au travers de la propriété privée sacrée est complètement faux (« les cimetières sont plein de gens indispensables », évidemment).
- la propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé (art 17),
Ou comment graver dans le marbre l’esclavage.
Jusqu’à une ou 2 maisons par foyer, pourquoi pas, mais au-delà ? Et c’est grâce à cette espoir modeste (transmettre une maison à ses enfants) qu’on arrive à faire accepter à des salariés de travailler toute leur vie pour acheter leur logement (s’ils le peuvent, ce n’est même pas sûr !), tout cela au profit d’un employeur qui a hérité d’une fortune démesurée (merci papa, merci maman ou merci mon mari : le genre Bouygues, Dassault ou Bettencourt, pour ne citer que des « entrepreneurs avec beaucoup de mérites »).
La propriété privée ne son logement ne peut simplement pas être comparée avec l’exploitation des hommes que le « capitalisme » fait avec cette même propriété privée. Je ne suis pas pour le communisme (ça ne veut rien dire : ex-URSS = oligarchie d’état identique à notre ploutocratie des possédants), mais enfin, quand 1000 personnes travaillent dans la même boite, elles devraient s’auto-gérer, ou tout au moins, choisir elle-même leur chef avec un pouvoir de révocation.
Propriété privée sans limite = dictature des possédants. La propriété privée est une nécessité absolue du libéralime, dont le projet (état minimaliste) n’est qu’un vulgaire retour à l’ancien régime.