Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
L’état démocratique, c’est nous. Mais j’ai la conviction que nous ne sommes pas en démocratie mais en oligarchie. Donc je ne vois pas de quelle certitude vous voulez parler.
Je pense que vous avez plus de certitudes que moi en croyant qu’il faut donner une réponse monétaire à un problème organisationel (oligarchie). Les riches qui nous gouvernent ne se sont jamais portés aussi bien qu’aujourd’hu, les changements qu’ils décideront seront toujours mineurs : quand on est en haut de la pyramide, on fait tout pour y rester.
Et on ne crée pas d’inflation avec un chômage qui monte : voyez donc la courbe de Philips.
On peut très bien faire marcher la planche à billets et ... rentrer en déflation. Si l’argent créé est distribué aux riches, alors il n’y a aucune inflation : les riches ne vont pas se précipiter dans les magasins pour acheter plus puisqu’ils ont déjà tout ce qu’ils veulent.
Et c’est bien ce que nous allons avoir et c’est la seule solution pour permettre aux riches de s’enrichir comme avant vu qu’à part la planche à billets, il n’y a absolument plus rien qui rapporte de nos jours (intérêts bas, actions en berne, immobilier sur une bulle, or trop spéculatif sur un marché de dupes, ...).
Donc les salaires vont diminuer, mais l’inflation restera, en apparence (chiffres INSEE) basse. Mais il est vrai que si on parle en produit constant (à qualité égale) l’inflation est vertigineuse et totalement masquée à la population (puisque tout un tas d’incides sont indexés dessus). Par exemple, un œuf de la qualité d’avant (c’est-à-dire pondu par des poules non en cages et non nourries à la farine de poisson), c’est ajourd’hui un produit de luxe que l’on ne trouve pas toujours dans les supermarchés. On observe aujourd’hui la même chose avec le beurre. Le beurre allégé est entrain de remplacer le beurre standard. Demain, le beurre à 82% de matière grasse sera un produit de luxe que l’on ne trouvera plus (ou alors très cher).
Par contre vous vous trompez de cible avec l’état. Dans un régime démocratique, l’état c’est nous. Sans état, c’est la féodalité : seuls les riches font des études, ils payent directement leurs mercenaires (pas d’armée ou de police), les autres ont les membres coupés s’ils se rebellent. Donc ce n’est pas contre l’état qu’il faut lutter mais contre l’oligarchie actuelle et plus généralement contre toutes les pyramides (système pyramidal = exploitation de l’homme par l’homme). Il faut distinguer expertise (et la communication non biaisée qui doit l’accompagner) et prise de décision. Si une personne (créateur d’entreprise) a besoin d’un collaborateur (salarié actuellement) pour avancer, alors il divise son pouvoir de décision (égalité avec le collaborateur). Et si ça ne lui plaît pas, il continue tout seul (interdire l’exploitation). Tant qu’il n’y a pas d’égalité sur toutes les prises de décisions, alors la masse sera toujours rendue esclave et l’égalité n’est qu’un vain mot.
Merci de nous montrer que nous sommes en ploutocratie, et si les tous les médias ne pouvaient appartenir qu’aux riches, il y aurait beaucoup moins de contestation dans ce monde.
L’insurrection n’est pas nécessaire. Il faut juste un mouvement de foule pacifiste et monstrueux. Mais avant, et contrairement aux printemps arabes où ils défilent sans savoir quoi faire une fois le régime tombé, il faut s’entendre sur une constitution digne de ce nom (séparation des pouvoirs effective, en sachant que depuis Montesquieu, des pouvoirs supplémentaires comme les médias, existent). Les assemblées constituantes qui ne sont pas issues d’un tirage au sort ne sont composées que de traitres opportunistes (avec des élections, c’est encore l’argent qui va élire ceux qui ont les moyens de se faire connaître avec une bonne image inventée pour l’occasion), et si la constitution est déjà écrite, ce passage dangereux (voir la Tunisie et le résultat !) n’est pas utile.
Une marche à suivre serait de s’entendre sur une constitution ouverte, la diffuser par tracts simples en expliquant à tous ceux qui ne le savent pas que notre « démocratie représentative » n’est qu’une ploutocratie déguisée. Bref, il y a moyen de faire des choses, mais à un moment, les quelques pour cent de ceux qui s’informent sur le net vont bien devoir entrainer et informer la masse qui regarde la télé.
Quand le nombre de convaincus sera suffisant, rendez-vous devant l’Elysée, l’Assemblée, le Sénat... avec organisation interne anti-casseurs et le papier de la nouvelle constitution à mettre en place immédiatement.
si une chose est faisable techniquement mais pas économiquement, cela
veut dire que la société n’a pas assez de ressources pour le faire
Mais que dire de ces jeunes diplômés qui ne trouvent pas de travail, ou alors complètement sous-qualifié ? La société en tant que groupe d’humains a des ressources incroyables, mais la société en tant que système économique (à jeter) est complètement bridée.
Il n’y a absolument aucune efficacité globale dans un monde privatisé où la concurrence est partout et la connaissance (brevets) également privatisée. Même si certaines entreprises paraissent efficaces individuellement, elles sont dupliquées et l’efficacité globale de ces systèmes fermés juxtaposés sera effectivement de plus en plus faible. Il nous faut passer à un autre système économique : un système ouvert basé sur la coopération et la gratuité intégrale de toutes les nouvelles connaissances aquises. En particulier, un système économique qui laisse des gens aptes sur le carreau est un système forcément inefficace qui nous appauvrit tous.
Je crois que si le système était basé sur la coopération et non la compétition, le profit et l’individualisme, on s’apercevrait que nos ressources renouvelables sont gigantesques : on pourrait se passer d’énergie fossible (fort rentable pour certains).
Mais je crois quand même que vous avez raison : si nous ne changeons pas notre système économique, notre décadence (en cours) va s’accélérer et finir par se voir de plus en plus. Peut-être même que les rares qui auront l’argent de faire des études dans le monde de demain (riches exclusivement) apparaîtront comme des magiciens au peuple laissé ignorant (plus d’écudation publique pour cause de faillite organisée). Cette néo-féodalité sera sûrement plus stable dans le temps que notre Moyen-Âge en ce sens qu’il y aura un réel fossé entre les nouveaux seigneurs (gardiens auto-proclamés des connaissances acquises) et le peuple (qui aura tout perdu).