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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 août 2007 07:31

    Cher lecteur,

    Je vous remercie de votre apport et du site que vous avez indiqué (et que j’avais visité pour m’instruire, même si sa musique de démarrage était plutôt filmesque).

    Je n’ai pas suivi, dans cet article, tous les participants français qui sont décédés de toutes les manières imaginables à des époques souvent charnières du dossier d’enquête.

    J’ai bien noté que le décès de Jacques Morisson pourrait bien plus être lié à l’aspect technique de détection des frégates qu’au dossier de corruption lui-même, bien que d’autres pistes soient actuellement à l’étude. Idem pour le Professeur Aigrain.

    Ces aspects techniques justement des frégates livrés à Taiwan sont d’un grand intérêt : pourquoi beaucoup de personnes qui ont eu à connaître des « inaptitudes militaires » de ces frégates, notamment face aux moyens de détection et de suite de la marine chinoise, sont décédées si brutalement ?

    Il me semble que parfois, les regards des enquêteurs se sont tournés sur un volet ou un autre du dossier, mais certains décès sont probablement dus, s’ils le sont vraiment, à différents aspects du dossier.

    Celui des techniques de détection et de protection des frégates n’est pas le moins anodin. Mais, là aussi, l’enquête taiwanaise avance et on pourrait voir apparaître des faits qui, bien que non directement liés à la corruption et aux commissions occultes, pourraient montrer que la DCN et Thomson, voire Matra, ont peut-être vendu très cher à Taiwan des frégates et du matériel qui va avec qui n’étaient pas ni si protégés, ni si indétectables que cela a été prétendu.

    Voire dont les technologies étaient aussi vendues à...la Chine !!!

    En résumé, au volet corruption sino-franco-taiwanais, on pourrait aussi voir exploser un volet à étages multiples qui serait la trahison des secrets militaires français vendus aux Taiwanais, mais fournis par exemple en toute discrétion aux....Chinois aussi, lesquels auraient alors été gagnants sur tous les tableaux : financier pour les dirigeants achetés par les commissions et technologique afin de ne pas créer un déséquilibre militaire entre Taiwan et la Chine.

    Le Professeur Aigrain que vous citez en savait beaucoup sur ce sujet qui, de plus, pouvait fâcher les uns ou les autres, voire les diverses parties.

    Mon impression est que, au-delà du volet financier que tout le monde connaît, il y a eu un vaste marché de dupes technologique entre la France et la Chine dont Taiwan a été la victime en dernière analyse.

    Ceci expliquerait que les dupés et les dupeurs aient eu quelques motifs de régler des comptes à ceux qu’ils voyaient comme responsables de cela et qui avaient été mêlés à ces actions, souvent à l’insu de leur plein gré, comme on dit.

    Et là, nul besoin de caméras de vidéo-surveillance !

    Il semble donc que les projecteurs puissent balayer en dehors de la zone financière stricte de l’affaire pour fouiller et scruter les dessous technologiques, donc aussi « financiers » des technologies vendues opportunément aux uns et aux autres.

    Et là aussi, la vérité risque d’être assez glauque.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 13 août 2007 09:04

    A l’auteur,

    Je tenais à vous féliciter pour votre article qui met en évidence un certain nombre de faits et les explicite. C’est un travail utile et nécessaire.

    Comme le sont aussi les recherches et publications de Denis Robert que beaucoup aimeraient faire taire tant il pose les bonnes et nécessaires questions sur le rôle des banques citées.

    Sur la Commission d’enquête qui semble faire l’unanimité dans les milieux politiques : la question qui peut se poser est de savoir les limites qu’elle se verra probablement donner.

    Une vraie « rupture » serait qu’elle soit dotée de vrais pouvoirs publics d’investigation, y compris au niveau européen (je vise ici une enquête potentielle sur les activités de Clearstream, basée au Luxembourg).

    Dans le cas de « l’affaire Clearstream » en France, qui a comme point de départ les contrats de vente des frégates -celui des Mirage sera aussi un jour à étudier- à Taiwan,il est intéressant de souligner que personne- dans le monde politique français officiel- ne semble vouloir, malgré les faits qui arrivent de Suisse depuis un an sur le sujet, demander une Commission d’enquête parlementaire.

    Un tel silence collectif du monde politique français sur ce type d’affaires est plus que significatif et...inquiétant. Les députés membres de l’association ANTICOR pourraient donner de la voix sur ce sujet....

    Je rappelle pour mémoire que pour l’heure, les autorités taiwanaises ont transmis aux autorités françaises, et à plusieurs reprises, les documents précis et complets issus du travail minutieux du « groupe spécial d’enquête sur les commissions occultes liées aux frégates Lafayette » : sans que ces documents ne soient ni communiqués aux Juges d’instruction sucessifs, ni publiés par lesdites autorités françaises, ni demandés par les médias !

    La Justice suisse fédérale se prépare à remettre à Taiwan près de 490 millions de dollars sur des comptes qu’elle a bloqués...en Suisse, dont les fonds proviennent pour certains de...Clearstream...

    Il est par ailleurs instructif de noter que les députés français, comme le gouvernement actuel, n’aient pas, à ce jour, souhaité collaborer sous une forme publique avec les enquêteurs taiwanais et le Juge suisse sur ce dossier, ou proposer une Commission d’enquête afin de faire toute la lumière sur les faits passés.

    En résumé, l’idée d’une commission d’enquête sur le marché actuel avec la Lybie serait une initiative salutaire si elle est reliée aux autres contrats passés avec l’accord et le soutien de l’Etat et qui posent les mêmes questions de fond.

    Bien cordialement vôtre



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 12 août 2007 18:14

    Bonsoir,

    Les derniers posts résument bien les difficultés à dégager une issue à une situation conflictuelle en impasse totale.

    Chaque fois que la problématique de la paix est posée clairement, la réflexion est, pour certains, paralysée par des concepts dépassés qui, malheureusement, ont conduit à l’impasse que les intéressés constatent eux-mêmes.

    Bien évidemment, ce n’est pas en fuyant les problèmes qu’on les résout. Mais, ce qui est intéressant est que le débat s’engage, et surtout que soient levés les automatismes de pensée stérilisants du passé.

    La comparaison établie par Bar Kohba -un pseudonyme qui renvoie aux révoltes juives contre l’occupant romain, avec la situation existant entre Taiwan et la Chine est sans valeur ici, mais souligne seulement les automatismes de pensée vides de sens : la marche vers la démocratie en Chine ouvre déjà et ouvrira encore plus dans le futur la voie aux règlements politiques pacifiques des questions de Taiwan et du Tibet, entre autres.

    La vie politique des peuples n’est pas fixée par une culture donnée, ni par le seul passé historique, mais par des processus dynamiques vivants et concrets.

    Au Proche-Orient aussi, un processus politique vivant ne peut s’enfermer dans des considérations générales dénuées de toute réalité sur le terrain. La laïcité par exemple existe dans plusieurs Etats arabes (Tunisie, Syrie, Irak d’avant la guerre de 2003), en Asie où elle est ultra- majoritaire et dans plusieurs Etats européens. Ce n’est donc pas un concept « occidental », mais une forme de vie en société moderne, pacifique et porteuse de progrès.

    Ce qui est dommageable pour l’heure est que la seule solution viable et réaliste soit repoussée par certains alors que ceux-la mêmes qui la rejettent au nom de leurs conceptions propres ne peuvent eux-mêmes établir l’ombre d’un processus de règlement durable, juste, pragmatique du conflit, avec des propositions claires et valides.

    Tout le débat entre automatisme de pensée et dynamisme des faits pour la paix est ici visible.

    Vouloir la paix sans apporter les propositions de solutions au conflit revient à s’enfoncer dans l’impasse, mais avec de bons sentiments apparents, bien qu’hypocrites dans ce cas.

    Le plus regrettable est de constater que la paix nécessaire et demandée par TOUTES LES PARTIES est ainsi mise par certains au seul profit des Palestiniens alors que la paix par l’union des deux composantes essentielles de la population de l’ENSEMBLE des terres concernées est le BIEN NECESSAIRE DE TOUS.

    Je conçois que nombre d’habitants juifs d’Israel soient réticents- il en est de même chez de nombreux Palestiniens- à une telle conception de la paix pour eux et les Palestiniens. Cela remet en cause nombre de concepts et de dogmes considérés comme indiscutables.Cela induit des remises en cause profondes des attitudes et des modes de pensées.

    Mais, on ne fait pas la paix après plus de 60 ans de guerres incessantes sans remettre en cause quelques données considérées comme éternelles, mais qui n’ont rien de tel.

    Si on veut par ailleurs pousser le raisonnement absurde actuel jusqu’au bout, on obtient cela :
    - soit la pérennité du conflit avec son aggravation jusqu’à un seuil d’épuisement total des deux parties (économique, militaire, social, politique),
    - soit un règlement amiable progressif pacificateur qui ne peut que déboucher, eu égard au contexte des zones géographiques imbriquées, que sur un Etat commun avec une capitale commune.

    Le meilleur exemple du réalisme de la solution d’un seul Etat est Jérusalem : toute division de cette ville serait ouvrir la porte à des conflits nouveaux alors qu’en faire la capitale unifiée d’un Etat commun serait un pas énorme vers la paix. Cela saute aud yeux de tout individu pensant.

    Cette ville est le symbole même de l’aberration du concept de deux Etats voisins dont nul ne voit comment ils seraient mutuellement viables dans de telles conditions de divisions et de morcellement territorial que la division de la cité marquerait fortement.

    La solution d’une capitale, Jérusalem, d’un Etat souverain commun est pour cette ville le seule viable et pérenne, eu égard à l’imbrication des quartiers et des sites religieux explosifs politiquement.

    Ceci dit, si des personnes estiment que la guerre permanente, éternelle, avec son cortège de morts et de deuils, de destructions et de privations, au nom de dogmes invalides et stériles, est une issue meilleure que la paix par l’intelligence et le dialogue, cela est aussi un droit.

    A titre personnel, je souhaite une paix pérenne car juste, féconde pour les deux peuples, une véritable entente fraternelle entre les deux composantes essentielles des populations du pays, avec une capitale commune à toutes les parties car symbole fort de cette paix par l’unité retrouvée.

    Puisse ce débat contribuer à cet objectif.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 11 août 2007 16:25

    Bar Kohba,

    Votre dernier post est constructif en cela qu’il pointe clairement les divers obstacles au dialogue direct entre les deux composantes essentielles en conflit.

    Vous avez bien compris que la solution que l’article mentionne sera le fruit d’un processus historique de dialogue direct entre les parties. Il ne s’agit pas d’une feuille de route faite ailleurs ou d’obligations venues d’une tierce puissance. Il s’agit de s’appuyer sur le voeu commun des populations exsangues qui veulent que le conflit cesse.

    Vos souhaits de paix vous honorent, et c’est avec cet esprit positif que le dialogue fructueux pourra et devra avancer.

    Car, vous vous en doutez bien, les Palestiniens sont des gens comme vous, qui aspirent comme vous en une paix durable car juste.

    Il est vrai que la voix du dialogue direct est difficile. Mais, comme vous le savez aussi, il n’existe pas d’autre voie possible.

    Il appartiendra exclusivement aux populations juive et arabe de Palestine de determiner leur futur commun par la paix au travers de ce dialogue direct.

    Les voix qui se font entendre, de Madrid ou de Montreal, sont des gages d’avenir.

    Et servir son pays ne signifie-t-il pas vouloir son bien futur, la paix pour lui ?

    Que nombre de vos compatriotes soient inquiets ou mefiants, comme vous, je le comprends. Mais, sans dialogue direct entre les parties en conflit, quelle autre issue resterait-il alors ?

    Poser ainsi la question permet de donner la reponse.

    Votre mefiance est legitime, mais ici, le fond de la question est l’avenir de 12 millions de personnes, et cela demande, exige du courage, de l’intelligence et de la confiance dans un vrai processus de paix directe par le dialogue tout aussi direct.

    La base de cette confiance n’est pas une utopie, mais la conscience claire que les deux peuples aspirent tous deux en la paix.

    C’est cela la base fondamentale du dialogue qui doit s’instaurer.

    Bien cordialement



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 11 août 2007 14:46

    Le post ci-dessus est fort amusant en sa conclusion.

    Justement, cela est instructif de voir que Taiwan et la Chine sont en paix depuis plus de 50 ans. Si les deux Etats existent, c’est justement parce que les faits historiques n’ont pas produit entre eux une situation explosive, sans autre issue, faite de rancune et d’injustice.

    Ceci dit, comme je le rappelle dans l’article- que ce commentateur a lu trop vite, je suppose-, je travaille dans ce sens avec des habitants d’Israel (Juifs et non-Juifs) comme des territoires palestiniens en vue d’une paix qui est attendue avec impatience par les deux peuples.

    Nous sommes tous des Terriens, donc ce qui se passe dans le monde est NOTRE probleme collectif. L’avenir de mes amis juifs et palestiniens m’est cher aussi. Et cela n’a aucun rapport avec le lieu de vie de l’un ou de l’autre, France par exemple.

    La paix juste est la seule solution pour les deux peuples qui y aspirent naturellement car il s’agit de leur avenir propre. C’est la raison pour laquelle je salue la participation constructive sur ce fil de citoyens israeliens.

    C’est aussi pour cela que je souhaite que se mette en route un dialogue constructif DIRECT entre les deux composantes essentielles de la population vivant sur le sol de la Palestine historique.

    Beaucoup d’anciens soldats en Israel - dont des amis personnels- sont des partisans plus que convaincus du fait que la paix doit survenir par un dialogue direct. Ils ont pour cela de bonnes raisons : ils ont connu les horreurs des guerres.

    Ils ont aussi vu les limites des armes au Liban. Ils savent bien que toute solution pacifique durable car juste passe par un dialogue direct avec les Palestiniens.

    Ce qui est essentiel est que la souffrance commune des deux peuples finisse enfin.

    Et la solution de l’Etat commun laique, avec des droits egaux pour toutes les composantes de la population, est aujourd’hui la seule solution, les autres ayant echoue ou ne pouvant avoir lieu que sur la base de nouvelles violences sanglantes.

    Comme le signalait Pierre du Canada) dans son post sur les initiatives en cours, la solution que finalise cet Etat commun fait son chemin dans les esprits. On en parle dans le monde entier, c’est donc un espoir pour les peuples en question.

    C’est bien cela qui importe au final et pas les monologues vides de sens sans but positif pour aucun des deux peuples.

    Bien cordialement,

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