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Philippe VERGNES

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  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 16 janvier 2018 15:28

    @ Michel J. Cuny,


    Je vous comprends pleinement, car la meute de hyènes infâmes prête à défendre le temple de la psychanalyse et l’icône Freud sont des sectaires fascistes des plus abjects qui ne manquent jamais de ressources et de mensonges pour imposer leurs idées, tant ils sont incapables de produire une argumentation circonstanciée.

    Ils ne comprennent absolument pas qu’ils sont les plus grands fossoyeurs de « leur » discipline. Pour ma part, je sais faire la distinction entre « psychanalyse » et psychanalyse, entre le sectarisme fasciste de certains défenseurs d’une psychanalyse dogmatique empreinte de dénis et celle qui nous permet justement de sortir de ces dénis.
    Comprenant mieux votre souci, je lirais vos articles avec plus d’attention que je ne l’ai fais en première instance en modération. J’avais bien consulté votre site, mais j’y cherchai une suite et non pas des antécédents. Votre lien sur votre ouvrage m’a éclairé en resituant votre analyse dans son contexte historique. C’était ce qui m’avait manqué en première lecture de cet extrait que vous présentez ici.

    Cordialement,


  • Philippe VERGNES 16 janvier 2018 14:25

    @ Michel J. Cuny,


    Pas de quoi... j’explorerais votre site par ailleurs et je commanderais probablement votre livre, car moi-même j’enquête sur les « évitements » d’écoles de certains faits cliniques indiscutables depuis plusieurs années (plusieurs décennies maintenant) mais pas depuis aussi longtemps que vous.

    Ce n’est pas pour rien que ce débat resurgisse maintenant dans l’espace public après l’affaire Weinstein. Ce qui a des répercutions même en France au travers de la polémique lancée par le journal Le Monde lors de sa tribune collective sur le droit d’importuner. Or, la psychanalyse n’est absolument pas étrangère à cet état de fait puisque dès son origine et le renoncement par Freud de sa neurotica, elle a nié (dénié) la réalité du vécu des victimes d’agressions sexuelles ou de viol en culpabilisant (double peine) encore plus les victimes de ces actes odieux. Ce déni a traversé les générations au travers une certaine complaisance victimaire (attention au sens perverti de victimaire : le victimaire, c’est le bourreau, l’exécuteur, pas la vraie victime au contraire de ce que certains écrits pervers - au sens étymologique du terme - pourraient laisser entendre). Le principal argument de cette complaisance victimaire, autrement dit des complices de ces crimes, est celui du « meurtre du père » exercé à l’encontre de ceux qui osent critiquer Freud et mettre à jour ses incohérences en resituant les faits dans leur contexte historique. J’ai eu le cas sous mes articles de la part de contradicteurs qui ignorent que Freud a évolué et grandi dans un climat familial incestuel. Ce que pourtant il rapporte lui-même dans ses lettres à Fliess qui ont pu être conservées. C’est donc dans le plus pur déni de réalité que ses contradicteurs profèrent leurs accusations calomnieuses en toute connaissance de cause. Mais ce déni est si puissant que l’on peut rapprocher ce phénomène de l’idéalisation psychotique (ou perverse pour qui connait le travail de post-freudiens cités dans l’ouvrage en lien ci-dessus). Et on ne peut débattre avec les dévots ou les bigots incapables de voir, et encore plus de comprendre, ce que Freud leur a pourtant montré. Les exemples de ce déni ne manquent pas, j’en ai collectionné moi-même plusieurs sous un seul de mes articles : « Le mystère Freud : Freud Vs Racamier ou l’énigme de la perversion narcissique ». 

    Juste un conseil pour vos prochains articles sur le sujet : essayer de resituer le sujet dans son contexte en communiquant des liens tels que celui que vous avez communiqué pour votre livre. Sur ce court extrait, je me suis mépris en le lisant en modération.


  • Philippe VERGNES 16 janvier 2018 11:25

    @ Bonjour Michel J. Cuny,


    Ce récit inaugural de la psychanalyse se révèle être bien « mystérieux ». Le croire sur parole témoigne d’un angélisme puéril que seuls les dévots et les bigots sont capables de montrer :

    « LES SIGNES D’UN (OU DE PLUSIEURS) MYSTÈRE(S)
    En analysant le récit de ce traitement, nous sommes confrontés, encore plus qu’avec celui de Dora, à un projet particulier : plutôt que de nous laisser entraîner à ne lire dans cette histoire que les bouleversantes ébauches qui allaient donner corps plus tard à la psychanalyse, nous allons en tenter au contraire une lecture nouvelle, parfois à la limite du décryptage, qui tienne compte à la fois des découvertes ultérieures de la psychanalyse, des informations précieuses fournies par les historiens de la psychanalyse comme Ellenberger ou Hirschmüller et, surtout, des concepts cliniques d’incestualité et de perversion narcissique élaborés par Racamier puis par nous-mêmes.
    Cet examen se révèle aussi nécessaire en fonction d’un certain malaise à la lecture de ce récit et des innombrables commentaires et développements qu’il a suscités ultérieurement. L’impression générale est, en dépit d’une apparence de démonstration rigoureuse, scientifique, celle d’une histoire en réalité peu limpide, éventuellement tronquée, peut-être même altérée, qui nécessiterait, pour être véritablement comprise, une forme de décodage. Il s’agit là d’un travail ardu, touchant peut-être à l’impossible, vu le peu d’informations objectives dont nous disposons. Nous ne sommes d’ailleurs pas les premiers à être intrigués par ce récit, à commencer – ce sera l’une de nos hypothèses – par Freud lui-même, qui le fut dès qu’il l’entendit de son ami Breuer. Tout au long de sa vie, il reviendra sur ce traitement par des remarques, des incises ou des compléments témoignant d’une certaine insatisfaction et de la poursuite d’une réflexion jamais véritablement aboutie. Parallèlement, son fidèle hagiographe, Jones, aura, de son côté, diffusé pour la postérité l’image d’un Breuer, certes défricheur intrépide, mais aussi apprenti sorcier effrayé, fuyant devant la découverte imprévue d’une sexualité féminine débridée – contre-image du héros que Freud, lui, se plaisait à incarner. Hirschmüller, le scrupuleux historien de la psychanalyse auquel nous devons la plupart des renseignements objectifs dont nous disposons sur Breuer et Anna O., notera même que ces lignes de Jones sont les seules de sa longue et ennuyeuse biographie de Freud dans lesquelles il adopte un ton vivant, enjoué et même romanesque. Pourquoi donc cette vivacité ? Nous tenterons de le comprendre.
    Bien d’autres auteurs pourraient avoir ressenti ce même trouble à la lecture du récit de ce traitement. On en retrouve la trace dans certains titres d’ouvrages : Melinda Given Guttmann intitule son livre The Enigma of Anna O. ; pour Mikkel Borch-Jacobsen, il s’agit d’une « mystification centenaire ». Même Élisabeth Roudinesco concède que certaines parties de ce récit tiennent de la « fable ». En fait, comme le démontrera notre lecture critique, le lecteur se trouve rapidement plongé dans un système paradoxal, où on lui demande de croire sur parole ce qui est avancé, sans toujours le comprendre, tout en étant persuadé qu’il s’agit d’une démonstration scientifique. Vérités, dissimulations, non-dits alternent constamment et contraignent le lecteur à une forme d’acrobatie mentale pour essayer de lire entre les lignes ou tenter de reconstruire l’histoire originale. Voyons quels sont les signes qui alimentent ce sentiment d’embarras ou, disons-le, ce soupçon d’escamotage de certaines données pourtant essentielles. » (Hurni, Maurice & Stoll, Giovanna (2014), Le mystère Freud : Psychanalyse et violence familiale, Paris : L’Harmattan, 254 p.)

    Pour le psychologue systémicien Jean-Claude Maes, auteur de l’excellent ouvrage Emprise et manipulation : peut-on guérir des sectes ?, s’il n’y avait qu’un seul concept à retenir de la psychanalyse, ce serait celui d’incestuel (ou d’incestualité). Toute la psychanalyse et en particulier l’oeuvre de Freud, ne peut pas être comprise et remise à sa juste place si l’on ignore ce concept. Car il est celui qui nous permet de trier le bon grain de l’ivraie dans les travaux du concepteur de cette discipline.

    Sans toutefois jeter le bébé et l’eau du bain avec comme certains le font si facilement lorsque l’on parle psychanalyse, il faudrait aussi cesser cette forme d’idéalisation qui, à en croire Freud himself, serait fortement lié au narcissisme et constituerait selon certains auteurs une défense psychotique. Cessons donc d’idéaliser Freud et regardons la réalité en face en commençant par lire le livre de M. Hurni et G. Stoll pour y voir plus clair.


  • Philippe VERGNES 15 janvier 2018 14:50

    « ... d’infliger à autrui ce qu’ils sont incapables de supporter ce qu’autrui leur inflige... »


    Tu auras compris l’idée, c’est celle qu’exprime la maxime : « Ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais surtout pas qu’il te soit fait » à laquelle je rajoute : « ... ou supporte de subir ce que tu lui infliges contre son gré ».

    C’est aussi une façon d’exprimer cette autre idée de « voir la paille dans l’œil du voisin tout en oubliant la poutre que l’on a dans le sien ». Après, je vais te dire, tu fais ce que tu veux de mes remarques, elles partaient simplement d’un bon sentiment, car je trouve toujours dommage que quelqu’un de tes compétences puisse, par ses agissements, nourrir les problèmes qu’il dénonce pertinemment par ailleurs.



  • Philippe VERGNES 15 janvier 2018 13:46

    « ... ne serait pas plutôt que tu parles de ton ressenti... »

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