L’opération d’enrichissement de l’uranium 235 est chère car elle impose une très importante quantité d’énergie.
Par exemple l’usine EURODIF de Pierrelatte a besoin de 3 réacteurs nucléaires pour son fonctionnement, il existe 7 000 compresseurs d’UF6, soit l’équivalent de 7 000 TGV qui fonctionneraient simultanément.
Bien sûr l’enrichissement avec le procédé d’ultracentrifugation est moins exigent en énergie (50 fois moins à production égale).
excusez moi mais je n’ai rien compris à votre message.
Extraire l’uranium comme sous-produit de l’exploitation des phosphates ou de l’eau de mer (comme le sel, le brome ... des marais salans) ne signifie pas, à mon avis, de voyages extra terrestres !
vous avez mal interprété le document et le graphique d’AREVA :
le poste "carburant" comprend :
* le prix de l’uranium
* le prix du service de l’enrichissement de l’uranium 235
C’est l’enrichissement qui est le contributeur majeure du poste "carburant" le coût de l’uranium ne représente que 5 à 6 % du coût de revient du KWh.
Seuls les prix "spot" de l’uranium ont grimpé en 2007 (avant de diminuer en 2008) mais ce marché "spot" ne représente que des quantités infimes des achats de l’uranium qui font l’objet essentiellement de contrats d’approvisionnement à long terme (10 à 20 ans).
J’ajouterais que l’arrivée des réacteurs dits de quatrième génération (surgénérateurs vers les années 2040) permettra de multiplier par un facteur de plus de 60 les ressources mondiales d’uranium. En effet ces réacteurs utilisent l’isotope non fissile 238 U (99,3 % de l’uranium naturel) alors que l’235 U actuellement utilisé, ne représente que 0,7 % de l’uranium naturel.
Les mines de phosphates sont aussi une ressource d’uranium suplémentaire (expérience en cours au Maroc).
De même l’uranium peut être extrait de l’eau de mer (faisabilité sur une installation pilote démontrée au Japon).