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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

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  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 14 mars 2025 16:59

    @Yann Esteveny
    Bonjour et merci pour votre observation.


    Un ennemi intérieur. Il sera brisé.
    Un ennemi extérieur. A nous de nous faire respecter.

    Washington a pris le contrôle de l’UE, sa succursale soumise et devenue le relais de ses objectifs et de sa politique. C’est le cas de la guerre OTAN-Russie et de la bataille d’Ukraine pour laquelle l’OTAN fait pression directement sur les pays européens mais se fait également relayer par les instances de Bruxelles et la non-élue Van Der Leyen. Ainsi l’UE entre en guerre directe avec la Russie, alors que son vrai maître, Washington, agit comme l’ennemi de nos nations :

    sanctions lourdes qui se sont retournées contre l’Europe ;
    • déshabillage des forces militaires européennes ;
    • sabotage criminel, qui est un pur acte de guerre, du pipeline North Stream 2.

    Washington agit à l’égard de l’Europe comme un ennemi qui a gagné une guerre et qui occupe le territoire du vaincu et pille son économie comme l’ont fait les Allemands en France après 1940.
    Si un pays rechignait à obéir il subirait de dures représailles de la part de Washington : coupure de Swift, sanctions financières et économiques, blocage de vols aériens, emprisonnements de responsables européens aux États-Unis (voir Alstom) et même bombardements. Souvenons-nous de Belgrade.
    Que l’Allemagne, paillasson servile, soit agressée par un attentat qui risque de ruiner son économie et puisse décider de rentrer en guerre dans l’intérêt du pays terroriste et contre ses propres intérêts, constituera un cas historique exceptionnel et difficilement imaginable il y a peu de temps.Ce type de perte de souveraineté s’explique entre autres par la désignation par Washington de dirigeants européens plus ou moins dépendants et souvent de Young leaders . Dans le cas de l’Allemagne le nom de Scholz a été évoqué dans le contexte du scandale financier de Wirecard. Draghi venait de Godman Sachs. Christine Lagarde a été associée dans un grand cabinet US d’avocats. Meloni, une fois élue, a proclamé sa foi atlantiste.Ennemi de l’Europe, Washington l’est en particulier de la France.Washington, au travers de la FAF (French American Foundation), a positionné des alliés potentiels dans le système économique et politique français grâce aux Young leaders qui ont été distingués. Cela a été le cas de Juppé, Sarkozy, Hollande , Philippe et Macron qui ont commis la forfaiture de notre réintégration dans l’OTAN.Cela explique en partie les politiques mondialistes et atlantistes de l’actuel président et notamment la confiance qu’il fait à des cabinets de conseil d’origine américaine comme McKinsey.La guerre économique que mène Washington à la France est constante. Le coup de main le plus révoltant a été le bradage d’Alstom à General Electric qui constitue un coup très rude à notre souveraineté militaire et à notre compétence dans le domaine de l’énergie.Les Américains pratiquent l’externalisation de leur droit dans des conditions complètement contraires aux règles fondamentales du droit international, ce dont ils n’ont cure. Ce fut le cas dans l’affaire de l’amende infligée à la BNP.Dans le contexte de la guerre atlantiste contre la Russie il a été imposé à la France de forcer nos firmes nationales à se retirer de Russie et à perdre ce marché.

    Enfin, de longue date, l’ambassade américaine a prospecté dans les banlieues françaises afin de diffuser l’idéologie américaine du vivre-ensemble et de sélectionner leurs agents au travers du charmant programme Young Talents qui recrute des « chances pour la France » de banlieue.

    Suite



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 14 mars 2025 16:50

    @Julian Dalrimple-sikes
    Bonjour et merci pour votre visite comme pour ce long commentaire que j’ai lu attentivement, comme toutes les contributions qui me sont adressées.
    Non, notre sort est loin d’être scellé.
    Nous sommes nombreux, très nombreux à vouloir retrouver ce sens qui a été perdu.
    Il l’a été, mais pas pour tout le monde.

    Alors, en avant, droit et calme.
    Cordialement,
    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 13 mars 2025 17:24

    Colonel Jacques Baud :

    « Le traitement de la guerre en Ukraine témoigne d’un effondrement total du journalisme français »-

    https://twitter.com/i/status/1899943817073352914

    La Pologne veut accueillir sur son territoire des armes nucléaires US comme elle avait accueilli les armes nucléaires soviétiques lorsqu’elle était membre du défunt Pacte de Varsovie afin de constituer une dissuasion contre une Russie aguerrie par le conflit par proxy avec l’OTAN. 

    L’appel du président polonais Duda à accueillir des armes nucléaires américaines souligne l’anxiété croissante en Pologne – laquelle serait partagée par d’autres pays d’Europe orientale et centrale – à l’égard de la fédération de Russie qui sort renforcée des pourparlers de paix avec l’Ukraine négociés sous l’égide de l’administration Trump. Le dirigeant polonais espère relancer un projet de partage nucléaire qu’il avait présenté sans succès à l’administration de Joe Biden en 2022 tout en réarmant à fond la caisse la Pologne afin qu’elle puisse détenir la plus puissante armée conventionnelle d’Europe. Pour le moment, ce sont les forces armées turques qui constituent la principale force terrestre de l’OTAN en Eurasie derrière les armées US. Lors de la guerre froide 1.0, l’ancien régime communiste polonais a accueilli des ogives nucléaires soviétiques dans le cadre du Pacte de Varsovie. La présence d’armes nucléaires US près des frontières de la Russie – cette fois sous le contrôle des États-Unis – serait considéré comme une menace sérieuse par Moscou.

    Lors de la guerre froide (1947-1990), l’ex-Union Soviétique a déployé des armes nucléaires tactiques dans des bunkers construits à la fin des années 1960 près de Brzeznica-Kolonia, Podborsko et Templewo en Poméranie dans le cadre de la stratégie militaire soviétique sur le théâtre européen. Ces armes nucléaires tactiques étaient destinées à être utilisées dans le cas d’un conflit impliquant le front Nord ciblant en priorité des portions de territoires de la république fédérale d’Allemagne et le Danemark. 

    Le programme Vistule était un accord secret entre la Pologne et l’Union soviétique, signé le 25 février 1967, visant à stocker des armes nucléaires soviétiques en Pologne. Ce programme visait à améliorer la préparation au combat des troupes soviétiques et polonaises en mettant des armes nucléaires à la disposition des forces polonaises en cas de guerre, reflétant ainsi le concept de partage nucléaire de l’OTAN. Les États-Unis ont déployé des armes nucléaires en Europe dans le cadre de cette stratégie de dissuasion nucléaire avec un nombre maximum d’armes nucléaires américaines en Europe estimé à environ 7 300 en 1971. Il s’agissait d’armes stratégiques et tactiques, telles que des bombes et des missiles, stockées en Allemagne, en Italie, en Türkiye et le Royaume-Uni. Ces déploiements visaient à dissuader les agressions soviétiques et s’inscrivaient dans le cadre de la stratégie de “réponse flexible” de l’OTAN adoptée en 1967.

    Depuis 2022 et le début de la guerre en Ukraine, la Pologne a entrepris un vaste programme de développement de ses capacités militaires pour faire face à ce qu’elle perçoit comme une menace stratégique russe historique. La Pologne a l’intention de porter ses effectifs militaires à 500 000 soldats et a imposé une formation militaire approfondie à tous les hommes adultes dans le pays. La Pologne a acquis des systèmes d’armes de pointe, notamment 180 chars sud-coréens K2 Black Panther, dont 110 sont en cours de livraison en mars 2025.


    En outre, elle a acheté 96 hélicoptères AH-64E Apache et 212 obusiers automoteurs à la Corée du Sud.

    Le choix de la Corée du Sud semble pertinent après les performances jugées assez mitigées de certains systèmes d’armes européens dans la guerre en Ukraine. Enfin, la guerre en Ukraine a permis aux Etats-Unis de développer et de renforcer la coopération militaire avec la Pologne à des niveaux totalement inédits comme l’établissement d’un site de stocks prépositionnés de l’armée à Powidz, renforçant ainsi le dispositif de dissuasion de l’OTAN en Europe de l’Est.

    Le réarmement de la Pologne implique non seulement le renforcement de la présence militaire US en Europe de l’Est et donc un renforcement considérable de l’influence US en Europe mais également, par un déterminisme historique assez complexe inhérent aux relations tumultueuses de la Pologne avec la Russie et l’Allemagne, un changement de posture stratégique de ces deux pays dans un cadre opposé mais au fond convergent pour parer à la montée en puissance de la Pologne et c’est là que le jeu devient intéressant, d’autant plus que la rivalité entre la Pologne et  l’Ukraine, mise en retrait en faveur du conflit ukrainien et de la nécessité de contrer la Russie, existe toujours et porte aussi bien sur des revendications historiques et territoriales latentes. Ce qui signifie que les causes de conflit armé en Europe sont loin d’être épuisées.

    Source : https://strategika510.com/2025/03/13/la-pologne-veut-des-armes-nucleaires-us-sur-son-territoire/




  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 13 mars 2025 17:17

    Le 13 mars, l’assistant du président russe Iouri Ouchakov a rapporté que lors d’une conversation avec le conseiller à la sécurité nationale américain Michael Waltz, il a commenté la proposition d’un cessez-le-feu temporaire en Ukraine et a également exposé la position de la Russie.

    Selon lui, la partie russe ne veut pas d’un accord temporaire et est intéressée par un règlement à long terme du conflit.

    Il n’a pas exclu que le dirigeant russe Vladimir Poutine exprime des évaluations plus spécifiques et plus significatives de la proposition de cessez-le-feu préliminaire en Ukraine le 13 mars.

    «  J’ai, naturellement, commenté les accords conclus sur un cessez-le-feu temporaire et j’ai déclaré notre position selon laquelle ce n’est rien de plus qu’un répit temporaire pour l’armée ukrainienne, rien de plus », a-t-il déclaré à l’antenne de la chaîne de télévision Rossiya 1 .





  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 24 janvier 2025 18:09

    @Jason
    Bonsoir Jason.
    Tout à fait d’accord.
    Avec une nuance : certes, il faut de l’argent pour concevoir et aboutir dans la mise en œuvre d’un plan.
    Les trente Glorieuses se sont inscrites dans un phénomène nouveau en France qui a été celui d’une économie de rattrapage. Tout était à reconstruire, à refaire, à moderniser, à équiper.
    L’argent était disponible avec le Plan Marshall (1948-1952) mais il a fallu rembourser les prêts reçus (225,6 millions de dollars, et, sauf erreur, 2488 millions de dollars sous forme de dons). Malgré l’effort de guerre (Indochine, Algérie), le pays a connu une croissance réelle.
    Or il se trouve qu’à l’heure actuelle la France est encore très riche, avec une épargne supérieure à 6185 milliards €, suffisamment importante pour intéresser des gestionnaires faillis qui envisageraient bien de se refaire à bon compte en capturant ladite épargne.https://www.bfmtv.com/economie/economie-social/union-europeenne/le-gouverneur-de-le-banque-de-france-appelle-a-mobiliser-l-epargne-privee-pour-permettre-a-l-ue-d-investir_AV-202501210560.html
    Il n’est pas sûr que nos concitoyens soient sensibles à l’idée de se faire carotter 300 milliards € pour aller financer « la transition climatique et la transition numérique » à la mode Thierry Breton connu pour avoir scientifiquement « planté » toutes les entreprises qu’il a « dirigées ».
    Pour autant je pense qu’une nouvelle équipe serait parfaitement en mesure de gagner la confiance de tout un chacun, l’idée de base étant un réel retour sur investissement à court et moyen terme, ce qui est parfaitement possible.

    Quant au Sénat, bien que le travail qu’il effectue soit remarquable, son mode d’élection n’est plus de mise, qui reflète les cooptations entre baronnies.Essayez de devenir Sénateur...

    Bien à vous, Renaud Bouchard

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