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Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/07/2013
  • Modérateur depuis le 12/02/2014
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Derniers commentaires



  • Rounga Roungal’ashinga 10 septembre 2013 12:28

    Mais non, la connaissance, c’est le vice. Quand Eve a goûté le fruit de la connaissance, elle s’est faite expulser du paradis

    Tu raisonnes à partir de ta propre compréhension des textes bibliques, qui n’est pas celle que l’Eglise a eue au cours du temps. Dès lors, il ne faut pas s’étonner que tu parviennes à la conclusion que tu voulais au début de ton raisonnement. Pas très « scientifique », comme méthode, n’est-ce pas ?
    Le fruit que Eve a goûté n’est pas le fruit de la connaissance, mais le fruit de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal. C’està dire que la séparation avec Dieu arrive quand Adam et Eve veulent décider aux-mêmes, par leurs propres forces, de ce qui est bien ou mal.


    Et Giordano Bruno, qui a compris l’héliocentrisme, s’est fait cramer sur un bûcher

    Bof, si Bruno a subi le bûcher, ce n’est pas parce qu’il aurait professé l’héliocentrisme. Et je pense que si Bruno avait vécu de nos jours, on l’aurait mis en hôpital psychiatrique, ce qui n’est pas forcément un meilleur traitement.


    Qu’as-tu contre les désirs ?


    Les désirs ont ceci de particulier qu’ils augmentent à mesure qu’on les satisfait. Par conséquent, à force de les satisfaire indéfiniment, on finit par ne plus jouir du tout, car nos désirs sont démesurés par rapport à ce que nous pouvons nous permettre. Nous vivons actuellement dans l’ère de cette illimitation théorique, dans laquelle la seule manière de poursuivre la course effrénée de la satisfaction de nos désirs est de faire tomber les repères civilisationnels qui sont un frein à cette escalade. La satisfaction du désir ne devient plus que performance transgressive, et le plaisir disparaît. Où cela nous mène, cela a très bien été décrit par Sade. Lis Les 120 journées de Sodome et tu verras l’accomplissement le plus parfait de l’idéologie des Lumières et du libéralisme.
    J’affirme donc que les désirs doivent être satisfaits avec modération, pour la plupart, et maîtrisés pour d’autres. On se fait amplement assez plaisir en prenant un peu, de temps en temps, de ce sont on a envie, et en apprenant à maîtriser ses désirs on n’obéit pas qu’à son animalité. On devient un homme rationnel et raisonnable, avec une volonté libre et qui n’est pas asservie par ses désirs.


    Mélanger le monde inerte, régi par la mécanique, et la recherche d’un consensus dans le partage des ressources dans la société humaine, a déjà provoqué pas mal de dégâts.


    Je n’ai pas dit que je désirais mélanger ces deux domaines. Sinon j’aurais proposé d’appliquer l’équation de Navier-Stokes à la démographie ou à l’économie. Je suis loin d’être un physiocrate : comme tu dis, ces doctrines politiques issues des Lumières ont été bien trop néfastes.
    Ce que je dis c’est qu’en tirant une conclusion épistémologique d’un domaine particulier de la science, on trouve un support de réflexion pour d’autres domaines, qui permettent des les éclairer sous un nouveau jour, et pourquoi pas d’y faire des découvertes.

    La complexité du comportement des fluides (que l’on est encore loin de savoir modéliser correctement)

    Le problème est qu’on a une équation (Navier Stokes), qui est censée régir le mouvement de tout fluide, mais qu’on ne sait pas la résoudre (équation non-linéaire). La mécanique des fluides, c’est le monde de la non-linéarité, du chaos déterministe, de la sensibilité aux conditions aux limites. Savoir ça, ça nous préserve des philosophies déterministes qui voudraient toujours réduire le réel à deux petites coordonnées pour mieux le maîtriser. Nous apprenons grâce à elle que le monde est complexe, et c’est une très bonne nouvelle.



  • Rounga Roungal’ashinga 10 septembre 2013 11:28

    je connais « science sans conscience n’est que la ruine de l’âme » de Pascal

    « science sans conscience n’est que la ruine de l’âme » n’est pas de Pascal, mais de Rabelais, dans la lettre de Gargantua à Pantagruel. Il est vrai que l’auteur de cette lettre a le grand tort d’avoir vécu à une époque où le but de la vie était de rechercher la sagesse et de pratiquer la vertu, ce à quoi la recherche de la connaissance devait être assujetti. Heureusement, aujourd’hui tout ce qui ne consiste pas en la satisfaction de nos appétits est relégué à l’accessoire, et la science ne nous sert qu’à poursuivre avec plus d’efficacité nos désirs. Nous vivons donc une vie où nous épuisons nos énergies et celles de la planète, mais nous restons tranquille car nous avons la certitude que la science viendra finalement à bout de cet autre problème. Amen !


     Les mathématiques ne sont pas une science, mais une technique de raisonnement logique


    Pourquoi parles-tu des mathématiques ? Personne n’en a parlé. Tu réponds à des intervenants imaginaires ?


    Donne-moi donc un exemple d’utilisation non-prédictive de la mécanique des fluides, puisque tu es un ingénieur.


    Justement, puisque je suis ingénieur, je ne me penche que sur les aspects pratiques de la discipline, c’est ce que je viens de te dire. Mais bon, ce que je peux dire, c’est que la compréhension de la mécanique des fluides permet de comprendre certaines choses en politique. Quand vous avez un con qui vous traite de complotiste, par exemple, vous pouvez lui demander si l’eau dans laquelle on plonge un ballon complote pour le faire remonter à la surface. Ce qu’on comprend en étudiant les sciences, c’est la non-intentionnalité des phénomènes (on évite les phrases du genre « la nature a horreur du vide » que j’ai pourtant entendue dans la bouche d’une de mes profs en maths sup...). La non-intentionnalité est une chose sur laquelle on peut méditer, qui éclaire pas mal de choses, et qui préserve de tout « complotisme ».



  • Rounga Roungal’ashinga 10 septembre 2013 11:03

     Les hommes chercheront toujours à progresser car ils ont un cerveau.


    Doit-on en déduire que les chinois, dont les sciences et techniques sont restées les mêmes pendant 4000 ans, n’avaient pas de cerveau ?



  • Rounga Roungal’ashinga 10 septembre 2013 10:36

    Mais que c’est débiles ces fantasmes religieux qui veulent faire croire que science et progrès sont des religions

    L’auteur ne dit pas que la science est une religion.
    Quant à l’idéologie du Progrès, qui est la vraie cible de l’article, j’ai expliqué à Deneb et à Christian Labrune un peu plus haut en quoi elle consiste.



  • Rounga Roungal’ashinga 10 septembre 2013 10:33

    En effet, c’est l’aspect purement pratique de prévoir l’avenir dans un but de survie et de préservation de l’éspèce.

    Je te fais remarquer que faire de l’enjeu de la survie de l’espèce la fin dernière de la science est un sacré contre-sens. En effet, si nous sommes ici, c’est que nos ancêtres, qui étaient moins développés que nous en la matière, on très bien survécu. Ils n’ont pas eu besoin de la science pour perpétuer l’espèce. En revanche, on peut remarquer que c’est à l’heure actuelle, où nous nous targuons de maîtriser la matière jusque dans ses plus petites divisions, que la possibilité d’épuiser les ressources énergétiques de la planète et de détruire toute forme de vie à sa surface est bien réelle.
    A quoi sert tout ce progrès ? A vivre plus confortablement, et accessoirement quelques années de plus. C’est tout.

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