Bcordelier, malgré les paroles sur votre prétendue "objectivité" vous n’êtes pas vraiment objectif. Tout d’abord, les lecteurs d’Agoravox ne sont pas de sombres crétins, et ils sont parfaitement capables d’aller se renseigner ailleurs - on ne leur a jamais demandé de nous croire sur parole mais au contraire : observer, réfléchir, comparer. Ne vous postez pas en sauveur d’esprits immatures et influençables Ensuite, votre remarque sur "moche" est profondément subjective : vous avez le droit d’avoir votre avis, mais ne le servez pas sous la sauce d’une vérité et du fruit de vos réfléxions détachées. Ensuite, si, comme vous dites, toute langue est propédeutique, l’espéranto l’est également. D’autant plus que j’ai observé plusieurs fois cet effet. Les mots "creux", "fallacieux" démontre encore une fois que votre jugement est davantage subjectif qu’objectif.
Une petite remarque sur les verbes russes : le perfectif et l’imprefectif expliqué à l’aide de l’espéranto passe mieux, je sais de quoi je parle. Concernant le latin : dans un des articles sur l’intercompréhension passive (pas le temps de cherchr le lien, peut-être plus tard) il a été dit en toutes lettres que le latin est pratiquement sans effet sur la compréhension des autres langues romanes. Ce que ma propre expérience confirme. L’espéranto n’est pas votre tasse de thé ? Comme l’a dit Esperantulo, proposez mieux, mais pour l’instant rien de constructif n’est issu de votre part.
"Et pour en revenir à l’aspect strictement (socio-)linguistique, en Afrique noire, aucune langue n’ayant de culture écrite ancienne et de prestige incontestable, les langues des anciens colonisateurs continueront à y jouer un rôle majeur et même de s’y développer."
Tiens, ça ne cadre pas avec l’apologie de la langue orale Comme quoi, un équilibre est utile.
"Est-il necessaire d’avoir un doctorat d’esperanto ?"
Non, par vraiment, mais maîtriser les bases oui. Ce que vous dites, c’est une impression très superficielle. Je sais qu’un francophone comprend sans traduction 60% environ du vocabulaire espéranto, mais vous n’avez pas l’air de connaître son fonctionnement. Qui plus est, je ne vois pas pourquoi vous parlez de "croire", c’est une langue, pas une religion.
"Donc la plus belle tentative que le projet esperanto aura jamais eu a echoue."
Y a-t-il un date de péremption ? Et quel rappport entre une écriture du chinois et une autre langue ? Depuis que l’espéranto existe, les "bonnes âmes" ne cessent de répéter soit "ne marchera jamais," soit "c’est échoué". Si vous voulez jouer à Mme Soleil, c’est votre droit En plus, je parlais de l’efficacité, et vous de l’enseignement en Chine... l’espéranto y est toujours enseigné bien davantage qu’en France.
"Dans ce cas, pour pouvoir communiquer les 2 locuteurs doivent apprendre a lire/ecrire/entendre/parler. Vous dites 200 heures d’etudes pour chacun ?"
Ben oui. Vous dites autre chose ?
"-un systeme d’ecriture iconographique (qui est associe au chinois, mais peut l’etre aussi a d’autres langues non-chinoise comme le japonais), et qui peut s’utiliser seul, et ne demande que l’apprentissage de la "lecture silencieuse". Et qui est suffisant pour s’intercomprendre."
Ecrire dans une langue, parler dans une autre ? Mouais. En effet, pourquoi faire simple...
"Monsieur Piron l’a explique : c’est la meme chose en chinois ecrit, les flexions en moins."
Cependant ça ne permet pas de lire n’importe quel texte, et en plus comptez le temps pour apprendre à parler, soit le chinois, soit une autre langue, car un truc purement écrit a ses limites.
"Votre collegue vous ecrit un mail, vous lui repondez, ca suffit, vous pouvez bosser ensemble sans interprete."
Génial. Les uns prônent l’oral, d’autres l’écrit. Finalement, l’espéranto apparaît comme un bon compromis
"Vous n’avez plus besoin d’apprendre a les ecrire. Merci l’informatique.
Et si on n’a pas l’ordi sous la main ?..
"Ca pourrait constituer l’esperanto nouveau."
Ah non, pas d’utilisation frauduleuse d’une marque déposée ! L’espéranto, il n’y en a qu’un. D’ailleurs, quand on utilise ce sens figuré, c’est plutôt la reconnaissance du caractère international de l’espéranto
"Quand meme, l’informatique a autant d’impact sur les langues que l’imprimerie en a eu a son epoque."
Ca, je ne le conteste pas. Mais sur les conséquences, je n’adhère pas à vos pronostics. Ceci dit, je n’aime pas les faire
Il ne faut pas trop se fier aux clichés des films, c’est sidérant le manque de professionnalisme (surtout dans les films étatsuniens) dès qu’ils montrent les Russes...
"C’était juste une pique illustrant le fait que l’esperanto est occidentalo-conçu. Ce qui pour beaucoup est une tare vénielle prend un relief très aigu pour d’autres."
C’est quoi "occidentalo" ? L’espéranto n’englobe pas tous les traits des langues occidentales, et en plus, parlez-vous des langues indo-européennes ? Ceci dit, rien ne vous empêche de concevoir une langue basée sur les langues bantoues... seulement les langues de l’Afrique ne s’y limitent pas, alors bon courage pour trouver un équilibre qui satifserait tout le monde rien que sur ce continent.
"Propédeutique, bannissez définitivement ce mot de vos argumentaires."
Ne diru al mi, kion fari, kaj mi ne diros al vi, kien iri. Cet effet, je l’ai ressenti sur moi sans même connaître son existence ni en entendre parler d’une façon quelconque.
"Outre le fait qu’il est moche, il peut s’appliquer à n’importe(nt) quelle(s) configuration(s) pluri-linguistique(s), et tout individu polyglotte (y compris africain)."
Moche, ça c’est un argument massue En effet, chaque langue a un certain efet propédeutique, seulement avec l’espéranto les résultats sont bien plus rapides.
"Son problème est de ne pas avoir de communauté native (exception faite des rares denaskoj) et donc pas de base sociale, et encore moins économique."
Parce que vous êtes toujours dans la logique de la domination d’une langue sur les autres ?
"Les enseignants ont beau dos, plus simplement l’écrit littéraire a perdu et perdra de plus en plus de son influence et de sa position exclusive d’accès à la connaissance et au pouvoir."