Les salaires n’ont absolument pas augmenté sous son mandat.
Ce n’est pas aussi simple que ça ! L’un des principaux objectif de M. Abe était bel et bien de stimuler la demande intérieure en accroissant le niveau de vie des Japonais. Mais il faut comprendre que les politiques de relance économique par la demande, c’est-à-dire en distribuant des aides aux ménages, n’ont plus d’effet de relance depuis 50 ans. Ceci est, pense-t-on, la conséquence de la mondialisation. C’est pourquoi aujourd’hui, l’on fait plutôt porter la relance sur l’offre. Le principe est de faire baisser le coût des produits et services dans le pays pour redonner du pouvoir d’achat aux consommateurs de façon à stimuler l’activité nationale et susciter des hausses de salaires dans un cycle vertueux de croissance. Dans une économie ouverte, si vous distribuez des aides elles vont s’égayer au quatre vents sans susciter une stimulation assez forte pour relancer l’activité dans le pays. Donc, il n’y a rien d’étonnant à ce que M. Abe ait choisi cette stratégie. Seulement voilà, dans le cas du Japon ça n’a pas fonctionné davantage qu’une relance par la demande.
Alors j’imagine que vous vous demandez pourquoi le fait de faire entrer des immigrés dans un pays afin qu’ils consomment va stimuler la croissance et le fait de distribuer des aides directes à le même effet que de donner un coup de démarreur dans un moteur où l’essence ne circule pas. Tout d’abord, il n’est pas du tout évident que faire entrer en masse des immigrés dans un pays en crise va améliorer les choses. S’il est clair que dans une économie qui a les moyens de financer l’accueil des immigrés, cela se traduit par un gain de croissance, les faits démontrent à l’inverse que saturer d’immigrés un pays déjà en difficulté économique ne fait qu’aggraver la situation. Donc, la contradiction n’est qu’apparente. Ce qui est important au Japon, c’est que ni la relance par la demande ni la relance par l’offre n’arrivent plus à sortir le pays du déclin. le Japon est comme vous le disiez très opposé à l’immigration, mais il est aussi complètement désarmé pour enrayer la chute inexorable de son PIB et l’appauvrissement de sa population.
Dans les années qui viennent, vu que les pays Occidentaux sont les seuls économies développées ou en voie de développement qui osent se confronter à l’immigration de masse, nous aurons donc de nombreux autres exemples de pays qui se retrouveront dans la même situation que le Japon. Et toute la question sera de savoir comment ces pays réussiront à enrayer leur déclin économique si, ni les relances par l’offre, ni les relances par la demande, n’ont plus d’effet et que l’immigration, forcément noire africaine, vu que les Noirs seront les seuls sur Terre à maintenir leur croissance démographique, reste inacceptable pour les habitants de ces pays.
Vous n’avez donc pas de réponse à mes deux questions :
Si je vous ai répondu, mais pardonnez-moi, je n’avais pas beaucoup de temps hier et j’ai inclu la réponse à vos questions dans celle que j’ai faite à Legestr glaz. J’y ai répondu parce qu’au delà des polémiques sur la Russie et la France, c’était une question intéressante que vous n’êtes pas le premier à vous être poser. Des gens plus illustres que vous et moi l’ont fait et ont même tenté de mettre cette stratégie en œuvre, c’est le cas du défunt Shinzo Abe. Tout le monde a attendu fébrilement de voir s’il parviendrait ainsi à vaincre le déclin sans noyer le Japon sous un flot d’immigrés, malheureusement comme vous le savez, ça n’a pas fonctionné. Cette stratégie a fait exploser la dette japonaise à l’extraordinaire niveau de 266% du PIB et en vain ! Je ne vais pas vous dire qu’il est facile de comprendre pourquoi ça ne marche pas car si ça l’était, on aurait pu dire à l’avance que Shinzo Abe échouerait. L’on peut toutefois avancer des pistes comme le fait que plus nos revenus augmentent plus nous thésaurisons, le fait que nous ne dépensions pas non plus de la même façon selon la hauteur de nos revenus, mais surtout qu’on ne remplace pas la perte du capital humain par de l’argent. Le Japon stagne depuis les années 90 et cela suit la courbe catastrophique de sa démographie. Plus intéressant encore est le fait que cette chute du PIB japonais est synchronisée avec celle du PIB par habitant. L’on aurait pu croire que même si la richesse globale générée diminuait, les Japonais, individuellement, continueraient de s’enrichir mais ce n’est pas le cas, ils s’appauvrissent. Et il y a fort à parier que le cas japonais est le futur de tous les pays qui comme le Japon voient actuellement leur population décliner sans vouloir ou pouvoir recourir à l’immigration.
Alors, oui, l’intégration d’une grande quantité d’immigrés est une situation difficile à gérer socialement et économiquement mais c’est la seule façon que nous connaissions pour éviter le déclin et l’explosion de la dette comme c’est le cas au Japon.
Pouvez vous nous donner les chiffres de l’endettement
Vous parlez d’aligner les chiffres sans en comprendre la signification êtes-vous sûr d’en être vous-même capable ? Car la part de la dette française fin 2023 atteignait 110,6% du PIB et les intérêts 1,7% de notre PIB mais ce qui est important de savoir c’est si cela pose la moindre difficulté à la France pour se financer sur les marchés ? Or ce n’est pas le cas ! L’autre question importante est la soutenabilité de la dette or est-ce que 1,7% de notre PIB est une somme tellement astronomique que nous risquions de nous retrouver en cessation de paiement pour la payer ? Assurément non ! Et c’est pourquoi la France, contrairement à la Russie (pourtant moins endettée) parvient à se financer sans problème.
Alors, ci-dessus, SilentArrow me demandait pourquoi, plutôt que de faire entrer des immigrés et financer leur installation avec de la dette, ne pourrait-on pas directement distribuer l’argent aux Français. C’est une question pertinente qui a captivé la planète économie une décennie durant quand M. Shinzo Abe a eu la même idée que SilentArrow et et s’est dit que c’était peut-être pour le Japon le moyen de relancer sa croissance sans en venir comme en Occident à noyer sa population et sa culture sous un flot d’immigrés. Malheureusement la politique de M. Abe a porté la dette japonaise à 266% du PIB sans jamais réussir à sortir le pays du marasme. Pourquoi ? Parce que plus nos revenus augmentent plus notre façon de consommer change et plus nous thésaurisons. Et surtout parce qu’il n’est pas si évident de compenser avec de l’argent, les effets du vieillissement de la population sur l’activité d’un pays. Compenser le déficit démographique avec des immigrés est la seule solution fiable que nous connaissions pour éviter le déclin et l’envolée de la dette à des niveaux aussi faramineux qu’au Japon.
Pour sûr ! Ni vous ni aucun de ceux qui m’ont adressé ce déluge de réactions ulcérées quand j’ai fait le parallèle entre les succès français et les déconvenues russes, ne souhaite la ruine de la France.
l’état emprunte de l’argent et comptabilise cet emprunt dans le PIB
C’est plus compliqué. Il faut distribuer cet argent à des gens qui vont ensuite le dépenser dans l’économie suscitant du travail et des emplois, qui suscitent du travail et des emplois et ainsi de suite dans un cercle vertueux. Le résultat est en un accroissement du PIB bien supérieur à l’emprunt réalisé. Il faut simplement que la population ne diminue pas. C’est là seule faille, car si la population diminue, il y a alors moins de consommateurs et le PIB flanche. Or s’il flanche, la part de la dette explose et l’on en vient vite à ne plus pouvoir la gérer. Donc si vous êtes Russe et que vous voulez la ruine de la France, il faut convaincre les Français que l’immigration est une catastrophe pour leur pays qui doit être stoppée dans les plus bref délais. Et comment y parvient-on quand on ne possède pas de grands médias dans le pays en question pour relayer ses idées ? Eh bien on s’appuie sur une armée de trolls qui travaillera sur les réseaux sociaux à inciter les Français à rejeter l’immigration.