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Spip

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Infirmier retraité. 63ans, 2 enfants
Intéressé par plein de choses : en ce moment, les liaisons/contradictions possibles entre écologie et économie, la résurgence du sentiment religieux y compris dans ce qu’il a de pire, les éternels rapports hommes/femmes et tout ce qui vient bousculer nos habitudes et le « prêt à penser »
Dernièrement, inquiet par l’atmosphère de guerre civile véhiculée par tous les médias, Internet compris.

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  • Spip Spip 15 février 2012 15:45

    Vaste problème à plusieurs étages. Scientifique, thérapeutique, corporatiste, éthique et politique.

    - Pour autant que je sache, la psychanalyse ne s’adressait (au départ) qu’aux névroses, excluant d’intervenir sur les psychoses et troubles semblables. Qu’on s’en soit servi, à une époque où on était complètement démuni face à l’autisme est une chose, ça ne légitime pas obligatoirement cette technique, surtout en cas de refus d’évaluation.

    - L’influence générale de la psychanalyse a bloqué pendant longtemps la diffusion en France d’autres alternatives, comme les thérapies systémiques, par exemple. Des fondateurs aussi importants qu’Eric Berne (analyse transactionnelle) ou Carl Rodgers (approche centrée sur la personne) sont morts dans les années 60 et je n’ai pu les découvrir que dans les années 90, par un (excellent) Que Sais-Je rédigé par deux psychologues... d’entreprise ! Que de temps perdu...

    - Conséquence, entre la recherche exclusive du sens par les tenants de la psychanalyse et son refus total par les partisans du tout-médicament, le professionnel de base (et les familles) s’est senti coincé entre le marteau et l’enclume, sommé d’adhérer à l’un ou à l’autre. Et pas seulement pour l’autisme.

    - Sur le versant politique, la conclusion de l’article m’a laissé assez dubitatif... Pour moi, l’influence politique, en terme de santé publique, tient aux moyens divers que le Pouvoir donne pour soigner les gens. Le reste est histoire de chapelles (ou de groupes d’intérêts purement financiers...)

    @ Alpo47

    La fameuse phrase « et la guérison, de surcroît » est de Lacan. Donc, une des deux branches principales de la psychanalyse, les deux s’étripant joyeusement depuis longtemps. La loi Accoyer et ce qui arrive auront eu au moins le mérite de les réconcilier, pour l’instant...



  • Spip Spip 15 février 2012 13:47

    Des enseignants plus ou moins motivés, c’est une réalité bien sûr. On a tous connu le prof qui débitait son cours sans se soucier d’avoir été compris, et celui qui arrivait à nous intéresser, voire à nous passionner. Pour leur administration, ça ne faisait pas de différence... On va voir ce que le projet d’évaluation changera, sur quels critères (?), l’inspection étant une plaisanterie, de l’aveu même des inspectés.

    Mais, tant que l’Éducation Nationale enverra des jeunes, mal préparés, dans les postes réputés les plus difficiles, il y aura de la casse (démotivation, arrêts maladie, passages à l’acte, etc.).

    Concernant les classes « spéciales », pour avoir travaillé avec des instits CAEI, je sais à quel point ça peut être passionnant, mais c’est un autre monde.



  • Spip Spip 15 février 2012 13:25

    Post-sciptum

    Concernant les auto-écoles, ce sont des entreprises, avec des soucis d’ efficacité, comme les autres. Leur but est qu’un maximum de clients présentés obtiennent le précieux document. Le règlement fait que, plus ils ont de réussite, plus ils pourront en présenter la prochaine fois et inversement...

    Pour ce qui est d’apprendre à bien conduire en toute circonstance, c’est autre chose, ça viendra avec l’expérience, ou pas...



  • Spip Spip 15 février 2012 13:02

    @ devphil30

    Ce dont vous parlez a été proposé plusieurs fois, (il y a longtemps) ça s’appelait le permis GT. Enterré sans grandes pompes, il aurait obligé les fils à papa à rouler un certain temps dans une voiture ordinaire, avant de se faire offrir la Porsche. Bref, la honte...

    @ focalix

    Comment définir ce qu’est une voiture puissante aujourd’hui ? Ce n’est pas évident. Beaucoup de familiales ont des versions qui passent les 150 cv. J’ai eu l’occasion de conduire un banal (apparemment) fourgon allemand « pucé » à 220 cv, qui, à l’accélération, laissait sur place des BM... Alors, un permis GT ? (voir plus haut)



  • Spip Spip 15 février 2012 12:35

    Ce que vous dénoncez, on peut le voir à l’oeuvre tous les jours sur Agoravox (et sur le Net en général).

    A ce niveau, ce n’est pas si grave. Les sites participatifs servent beaucoup de défouloir pour des gens insatisfaits, dont le réflexe est de trouver un bouc émissaire à leur mal-vivre. Ca donne souvent des échanges qui tournent assez vite au vinaigre (on est dans croyances contre croyances plutôt qu’idées contre idées) et donc, au final, pas de réel échange. C’est la loi du genre.

    Il faut dire qu’ils ont quelques excuses : dans un monde devenu très instable et complexe depuis la chute du Mur, nourris « d’infos » contrôlées par quelques marchands d’armes, baladés par la classe politique, la réaction est, souvent, de simplifier les problèmes pour contrer ce sentiment de se faire embrouiller.

    Il n’en va pas de même pour les « décideurs ». Eux, ont tous les éléments pour analyser finement les situations et les orienter. Ils savent très bien ce qu’il font et entendent nous y faire adhérer (cf. Chomsky - la fabrique du consentement). S’agissant d’action de masse, la perception en noir et blanc les arrange bien.

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