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Spip

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Infirmier retraité. 63ans, 2 enfants
Intéressé par plein de choses : en ce moment, les liaisons/contradictions possibles entre écologie et économie, la résurgence du sentiment religieux y compris dans ce qu’il a de pire, les éternels rapports hommes/femmes et tout ce qui vient bousculer nos habitudes et le « prêt à penser »
Dernièrement, inquiet par l’atmosphère de guerre civile véhiculée par tous les médias, Internet compris.

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  • Spip Spip 15 février 2012 21:45

    Post-scrptum

    En me relisant, je me rends compte que « ces gens-là » pourrait prêter à confusion. Il s’agit des petits candidats, pas des journalistes bien sûr.



  • Spip Spip 15 février 2012 21:37

    @ Abou Antoun

    Je vais répondre à votre questionnement impératif...

    - les passages à l’acte : à mon sens, il ne s’agit pas que de suicides, mais aussi d’accidents qui ne seraient pas arrivés si l’enseignant n’avait pas été stressé (acte manqué), de violences physiques ou verbales de la part d’élèves, etc.

    - l’attitude de l’administration : j’ai été en contacts étroits avec des enseignants de tous niveaux (instits, profs, détachés divers) dont certains étaient devenus des amis. J’ai donc eu droit aux descriptions, parfois franchement hilarantes, de leur inspection. En gros, la règle du jeu était la suivante ; l’enseignant devait faire le cours selon la méthode pédagogique préférée de l’inspecteur (connue de tous) et il était satisfait. Ensuite, la vie scolaire reprenait son cours normal... Voilà pour ce qui était de l’évaluation administrative.

    - Je ne suis pas un statisticien ni un procureur, juste un témoin qui n’a pas obligation de se justifier. Aujourd’hui encore, j’ai des enseignants dans mon entourage. Même ceux qui se méfient beaucoup du dernier projet d’évaluation, qui va réduire l’importance de l’inspection, reconnaissent qu’elle est inefficace (quand elle a lieu, une fois tous les 4 ans pour certains...)



  • Spip Spip 15 février 2012 19:22

    Ce système repose entièrement sur le Dieu Export. Reste à trouver des clients solvables. Jusqu’ici, c’était en gros la sphère occidentale. Comme il a déjà été dit, sa paupérisation évidente modifie la donne et ce ne sont pas les pays émergents qui vont compenser vraiment.

    Henry Ford était loin d’être un homme de gauche (pro-nazi même, à l’époque) mais, au moins, il était logique. Quelle est la logique actuelle, en dehors du bilan trimestriel à présenter aux actionnaires ? Quel avenir a ce système, à part imploser à terme ?

    Quand ce sera fait, la crise actuelle passera, comparativement, pour un incident. Reste à espérer qu’on ne nous demandera pas, là aussi, de payer les pots cassés (avec quoi ?)



  • Spip Spip 15 février 2012 18:48

    Vous êtes durs, faut les comprendre, allez...

    Vous croyez peut-être que c’est Poutou ou Cheminade qui vont leur tenir table ouverte dans un bon resto (pardon, je voulais dire échanger des points de vue), ou les parrainer pour entrer au Siècle ?

    En plus, ces gens-là ne maîtrisent pas l’art de la conversation : ils ont tendance à poser des questions sans vous en avoir parlé avant, voir à les répéter s’ils n’ont pas de réponses claires. Bref, des gens sans éducation, pénibles à fréquenter, on ne saurait quoi leur dire, ils ne font pas partie de l« amicale des anciens de Sciences-Po, c »est dire. La zone, quoi...



  • Spip Spip 15 février 2012 16:32

    @ franor

    Votre réflexion sur éducation/formation me semble un élément important du malaise actuel. En effet, demander à l’école de combler le déficit créé par certains parents, c’est charger encore plus la mule, qui a déjà du mal avec son bât.

    Maintenant, que l’éducation prime « malheureusement » sur la formation, la formulation en elle-même me semble « malheureuse », elle aussi. L’éducation, c’est la base de tout. Sans ça, on voit ce que donne la formation seule : au mieux, de petits robots employables, au pire, de l’échec répété qui finit dans la marginalité. Je préfère penser que vous avez voulu dire que l’école dispersait ses moyens à des tâches qui ne devraient pas lui revenir.

    En parallèle : historiquement, 80% d’une génération au niveau du bac était le slogan lancé en 1985 par Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l’Education Nationale. (loi d’orientation sur l’éducation en 1989) Pourquoi 80 % ? Parce qu’une délégation française avait visité les usines Toyota au Japon, au moment où une crise (une de plus) touchait l’industrie automobile. Les ouvriers à la chaîne étant bacheliers à 80 % des effectifs, l’employeur avait pu en réaffecter une partie comme vendeurs supplémentaires pour dégonfler les stocks. C’était donc LA solution.

    Depuis, pour obtenir et tenir ce score, on l’a quelque peu malmené ce fameux bac. Si vous avez des enseignants dans votre entourage demandez-leur ce qu’ils en pensent...

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