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Spip

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Infirmier retraité. 63ans, 2 enfants
Intéressé par plein de choses : en ce moment, les liaisons/contradictions possibles entre écologie et économie, la résurgence du sentiment religieux y compris dans ce qu’il a de pire, les éternels rapports hommes/femmes et tout ce qui vient bousculer nos habitudes et le « prêt à penser »
Dernièrement, inquiet par l’atmosphère de guerre civile véhiculée par tous les médias, Internet compris.

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Derniers commentaires



  • Spip Spip 14 décembre 2011 22:00

    @ TI POL

    Il est devenu impossible aujourd’hui de produire 100 % français, pour les raisons techniques que j’ai exposé, même des modèles confidentiels.

    Le seul exemple de « renaissance » que je connaisse est dans la moto. Quand Triumph, tel le phénix, a émergé de ses cendres, mon premier réflexe a été d’identifier l’origine des moteurs. Très probablement japonais, je ne voyais pas quoi d’autre. Et non ! Élaboré à Sheffield, 100 % anglais. L’injection est quand même franco-anglaise, la puce allemande et les bobines japonaises. C’est, à ma connaissance, le maximum de ce qu’on peut faire en « national » aujourd’hui. Encore faut-il accepter de la payer 1/3 plus cher que son homologue japonaise...

    Quant aux technocrates, il y a beau temps qu’ils sont employés par des multinationales dont le nom dit bien ce qu’il veut dire.



  • Spip Spip 14 décembre 2011 20:28

    Post-scriptum

    Et donc, qu’est-ce qui est encore japonais dans une Toyota Yaris ?



  • Spip Spip 14 décembre 2011 20:26

    Acheter français, ça ne date pas d’hier...

    Quand j’étais jeune (il y a donc... longtemps) je cherchais une voiture d’occase la moins chère possible, étant sous-smicart. A l’époque, la seule solution pour moi à été de racheter une japonaise de seconde main, personne n’en voulait (prix des pièces, peu de concessions, etc.) Lorsqu’un collègue m’a fait la remarque, exhibant « patriotiquement » sa R5, je me suis borné à lui indiquer qu’elle était produite en Espagne...

    Aujourd’hui, avec les politiques d’éclatement des fabrications voulues par nos multinationales, ça devient plus compliqué. Qu’est-ce qui est encore français dans une voiture de marque française ? (sachant que les marques, de toute façon, ne fabrique elle-même que moins de 50 % de la valeur du véhicule, pas le système de freinage, pas l’injection, souvent pas la boîte de vitesses, pas le tableau de bord, ni les sièges, etc.)

    Et si je dois changer de véhicule maintenant, qu’est-ce qui préservera le mieux l’emploi local ? Une Peugeot fabriquée en Slovaquie ou une Toyota faite à Valenciennes... ?



  • Spip Spip 9 décembre 2011 19:01

    Ouais, bof...

    Elle n’est pas la première à brandir ce genre de menace, et comme les autres ça fera pschit.
    Sauf si elle décidait de se suicider politiquement, dans un grand élan de repentance bien catholique...



  • Spip Spip 5 décembre 2011 15:42

    @ l’auteur.

    les écoquartiers sont des vitrines bien séduisantes en ce sens que, en plus des performances écologiques, ils proposent une manière de vivre radicalement différente de ce qu’on peut voir/subir aujourd’hui. Mais ça peut être à la fois une solution et un problème... Reprenons les différents points de votre argumentaire.

    L’implication : de consommateur à acteur, y sommes-nous prêts, assez motivés ? Prêts à assister à de nombreuses réunions d’avant-projet, prêts à confronter ses désirs à ceux des autres, à les limiter éventuellement et pour finir, à accepter un compromis sans lequel rien ne peut se faire ? Signer chez Bouy... au vu d’une belle plaquette avec certification BBC, est bien plus reposant...

    Réduire l’empreinte  : l’entraînement peut commencer, c’est vrai, dans un quartier pas éco. Encore faudrait-il que les communes aient des politiques de gestion des déchets cohérentes et abordables.

    Les arguments contre :
    - technologies vite dépassées. Le respect des principes de base (conception, orientation, matériaux de base, etc.) ne nécessite pas forcément un recours massif à des équipements hi-tech. Le concept de « passif » le montre bien.
    - non rapport avec les autres. Alors là, oui, c’est un risque réel. Combien de fois, dans des commentaires, voit-on arriver l’expression « ghetto à bobos »  ? Il y faudrait, de la part des occupants, un gros effort de communication et là, retour à implication...
    - un alibi pour ne pas rénover l’ancien. C’est à craindre. Tout dépend, encore une fois, de la politique des collectivités. Sans plan d’ensemble, ce sera du coupage de ruban pour la presse locale et les élections (il y a toujours une élection à venir...)
    - mixité sociale. Toute relative au niveau des moyens et ce ne sont pas les derniers « coups de rabot » fiscaux qui vont aider.

    Pour finir, j’ajouterais un problème « d’appellation non contrôlée ». Chez moi, on fait beaucoup de battage autour d’un nouvel écoquartier, apparemment bien conçu. Sauf qu’il a été planté entre le site d’une ancienne usine de traitement de déchets, qui a empuanti la zone au point qu’il a fallu la fermer, et le site de la nouvelle ! On promet bien sûr qu’elle fonctionnera parfaitement mais le réalisateur/exploitant est déjà empêtré dans plusieurs procès, pour d’autres installations ailleurs, qui pourrissent la vie des riverains. Alors, écoquartier ou « piège à bobos/gogos » ?

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