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Spip

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Infirmier retraité. 63ans, 2 enfants
Intéressé par plein de choses : en ce moment, les liaisons/contradictions possibles entre écologie et économie, la résurgence du sentiment religieux y compris dans ce qu’il a de pire, les éternels rapports hommes/femmes et tout ce qui vient bousculer nos habitudes et le « prêt à penser »
Dernièrement, inquiet par l’atmosphère de guerre civile véhiculée par tous les médias, Internet compris.

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  • Spip Spip 17 novembre 2011 11:37

    A une certaine époque, Bettelheim, Winnicot et d’autres ont tenté de faire avec ce qu’ils avaient, c.a.d. essentiellement l’observation clinique. La connaissance de l’encéphale, par exemple, était embryonnaire (elle reste très partielle) A partir de là, ils ont cherché à s’appuyer sur un corpus théorique et ont fait avec ce qui prévalait, Freud. L’évaluation scientifique n’était pas à l’ordre du jour, tant par manque de moyens techniques que par la démarche freudienne elle-même.

    Depuis, du temps a passé.

    Dans ce qui arrive maintenant, je vois apparaître en toile de fond, deux constantes dont le mélange est toujours redoutable. Je veux parler des notions de pouvoir et de croyance.

    Que des professionnels se crispent sur leurs positions et les avantages qui en découlent, on voit ça tous les jours et pas seulement chez les psy.

    Que d’autres continuent à tracer obstinément le même sillon, drapés dans leur foi en ce qu’ils font, en ignorant tout ce qui pourrait venir infirmer leur pratique, et là on est dans la croyance.

    Quand ces deux postures s’additionnent, ça donne un blindage catastrophique. Plus rien ne rentre et surtout pas la démarche scientifique.

    Comme l’a dit Krokodilo, les US ne sont pas une référence à suivre les yeux fermés (l’utilisation massive de la Ritaline est ahurissante). Doit-on pour autant disqualifier toute théorie et pratique qui viendrait de ce pays, sans même l’évaluer ?

    Des gens qui fonctionnent comme ça, il y en a plein dans l’actualité de la crise, en ce moment : on les appelle les économistes orthodoxes (le mot est parlant...). Ils vous décrivent très bien l’épidémie en action, donnent des recettes qui ne marchent pas (sauf à faire claquer le malade) et s’obstinent à ne pas voir que leur thérapeutique aggrave la maladie.

    Même devant l’évidence, tous ces gens ne peuvent pas renier leur foi, ce serait l’écroulement de leur monde !



  • Spip Spip 10 novembre 2011 20:05

    Évolution n’est pas forcément synonyme de performance.



  • Spip Spip 8 novembre 2011 18:08

    Si j’en crois les réactions sur les forums, que ce soit Politis ou d’autres, ce genre d’articles est vu maintenant, au mieux, comme une nouvelle version des Bisounours et au pire comme un délire provocateur de bobos/nantis, etc... Pour ma part, c’est plutôt de l’ordre du marronnier un peu lassant, comme un n° spécial sur les foires au vin ou la franc-maçonnerie.

    Présenter comme solutions des technologies théoriquement correctes, mais déconnectées de la réalité du terrain et de ses urgences, est aussi réaliste que la présentation des concept-cars dans les salons automobiles. « C’est super ! Ah, bien sûr, c’est économiquement hors de portée, il n’y aura pas tout ça sur le modèle standard, d’ailleurs nous ne sommes pas sûr encore de le commercialiser, on attend les résultats d’études de marché, etc... »

    La réalité pure et dure, c’est ce qui existe ici et maintenant : l’habitat ancien, les barres de béton, les pavillons en plié-collé, les terrains hors de prix à moins d’une heure de la ville et les plans de transport à la va-comme-je-te-pousse.

    L’Etat ? le logement, les transports, l’énergie, il les considère comme des marchandises comme les autres, donc soumises peu ou prou aux sacro-saintes lois du marché. Lesquelles lois (on s’en rend compte tous les mois) font baisser les prix et tiennent compte de l’intérêt des populations...

    Les comportements individuels vertueux ne suffiront pas, il faudra, c’est vrai, une volonté politique forte.



  • Spip Spip 8 novembre 2011 14:35

    Je verrais bien une solution. Demander à la BCE d’intervenir nettement.

    Son nouveau président, Mario Draghi, n’est-il pas un ancien de Goldman-Sachs ? Comme il a nié avoir participé à l’affaire, à l’époque, il devrait avoir à cœur de se saisir du problème, non ?

    Je déconne ? Oui, un peu...



  • Spip Spip 8 novembre 2011 14:07

    Un non-événement, vraiment.

    Je sais bien que le choix qui s’annonce n’a pas de quoi enthousiasmer les foules et que le traumatisme de 2002 a laissé des traces dans l’électorat. Mais ce n’est pas ça qui va booster ou disqualifier Chevènement, c’est la réalité pure et dure.

    Je trouve iris très optimiste en s’inquiétant de la barre des 5%. Le Che arrivera peut-être à obtenir le nombre de signatures nécessaires, grâce aux petits calculs politiciens basés sur le jeu de billard à trois bandes. Après, la sanction des urnes remettra tout le monde dans la réalité : que peut-il peser aujourd’hui ? 1% ? un peu plus ?

    C’est au niveau politique qu’il est en coma vigile...

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