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Spip

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Infirmier retraité. 63ans, 2 enfants
Intéressé par plein de choses : en ce moment, les liaisons/contradictions possibles entre écologie et économie, la résurgence du sentiment religieux y compris dans ce qu’il a de pire, les éternels rapports hommes/femmes et tout ce qui vient bousculer nos habitudes et le « prêt à penser »
Dernièrement, inquiet par l’atmosphère de guerre civile véhiculée par tous les médias, Internet compris.

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  • Spip Spip 25 août 2010 15:27

    On avait pris l’habitude d’opposer économie libérale (à l’Ouest) et dirigisme d’État (à l’Est) Depuis la chute du Mur c’est pratiquement obsolète, d’accord, sauf en Chine ! Ce pays à réussi l’alliance des deux, soit pour le travailleur de base celle de la peste et du choléra. Ils sont toujours « affublés d’un parti communiste » et pas que pour la forme, loin de là !

    Dire que la Chine est devenue un pays ouvert à l’économie de marché est une vue de l’esprit.

    Il suffit de demander à nos industriels occidentaux, attirés par ce marché potentiellement gigantesque, le détail de leur parcours du combattant pour s’installer là bas. Le contrôle permanent des autorités, le pillage de leur savoir faire, voire les campagnes soigneusement orchestrées pour les faire céder. Certains ont même décider de rentrer, la queue basse, trouvant qu’ils y avaient plus perdu que gagné...

    Oui, la délocalisation peut être indécente quand on transfère des chaînes de montage pour pouvoir vendre nos Airbus, par exemple. Que croyez-vous qu’il arrivera, une fois leur marché intérieur satisfait ? Une exportation de ce qu’on a inventé à des prix imbattables. Et pas que de la simple copie, de l’amélioré (ce pays sort 100 000 ingénieurs/an de ses écoles). L’emploi à Toulouse aura du souci à se faire...

    Si l’émergence d’une classe moyenne a pu nous sembler un signe positif et rassurant, le crash boursier en a ruiné plus d’un et que pèse t-elle aujourd’hui, économiquement et politiquement ? Pour les syndicats, on ne joue pas non plus dans la même cour. Entre les nôtres, mêmes marxisants et plus ou moins représentatifs et ceux des Chinois, obligatoires et aux ordres directs du pouvoir, on ne parle pas de la même chose. Cette clôture de l’article ne veut rien dire.

    Un rééquilibrage à terme, oui dans un premier temps, mais pas une parité au final. La Chine est partie pour une domination (sauf implosion, les risques ne manquent pas)



  • Spip Spip 25 août 2010 14:06

    Une fois oubliée la provoc du titre, l’argumentaire contient, hélas quelques éléments de réalité... Néanmoins, il y a quelques affirmations qui coincent, pour moi.

    « A l’opposé, une confortable majorité de Français s’en sort correctement. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer le parc automobile. » Un peu maigre comme critère, non ? Dans le détail : combien ont effectivement payé de leur poche leur rutilant 4X4 et pas mis ça en leasing professionnel ? Quant aux modèles plus modestes, c’est les primes à la casse qui ont dopé la demande, d’autant plus que l’aubaine allait sur sa fin. L’activité économique d’un pays ne se mesure pas aux voitures qu’on voit passer... Et maintenant c’est le bas de la classe moyenne qui commence à glisser dans la catégorie pauvres...

    « Les vieux ont peur et ne sont pas prêts à confier les rênes du pays à la gauche ». Quels vieux ? Ce n’est pas un bloc si homogène, et à partir de quel âge en fait-on partie ? Quant à voter Sarko pour « sauver » ce qu’ils sont censés posséder encore, il ne faudrait pas confondre vieillesse et gâtisme...

    « La gauche ne fera pas de miracle
    et ne pourra pas effacer la dette ni remettre dans le circuit économique les millions d’exclus » Ça, c’est évident mais peut-être arrêterait-elle de faire des cadeaux fiscaux aux plus riches au détriment des autres, de tondre les œufs, au nom d’une soit-disante efficacité économique dont tout un chacun peut apprécier les résultats depuis un bon moment.

    Les sondages actuels : quel intérêt pour 2012 ? La date de péremption d’un sondage étant nettement inférieure à celle d’un yaourt...

    Pourvu que ça dure. Alors là, j’hallucine ! Qu’est-ce qui doit durer ? La mouise actuelle pour le plus grand nombre ? Ou/et les situations privilégiées d’une minorité ? (et pas d’une confortable majorité)

    Sarkozy n’est que le représentant d’intérêts, puissants certes, mais si son image apparaît trop écornée à l’approche des élections, il pourrait bien être poussé dehors par les mêmes au profit d’un autre, jugé plus « présentable ».



  • Spip Spip 24 août 2010 01:05

    « que sont-ils devenus tous ? » Ils ont eu des parcours différents, évidemment.

    - Certains ont trop tiré sur... la corde et ne sont plus là. D’autres en sont à aider leurs petits enfants, d’autres encore, à leur deuxième famille et sont dans la situation des parents quarantenaires avec les mêmes problèmes, plus les enfants de l’autre à gérer, parfois (et je ne parle pas que du côté matériel)

    Avoir eu 20 ans en 68 n’est ni un label ni une tare. On ne choisit pas sa date de naissance. Après on fait sa route sans être obligé de bêler avec le troupeau, la responsabilité individuelle ça a toujours existé.



  • Spip Spip 23 août 2010 17:43

    La bonne vieille ficelle de la sécurité...

    Dans un des épisodes de Kamelot, (sur la 6) pastiche assez hilarant des Chevaliers de la Table Ronde, le roi Arthur est confronté au mécontentement de son peuple.

    Il doit donc se fendre d’un discours, poussé par ses conseillers qui lui disent de ne surtout pas oublier de dégainer Excalibur, l’épée magique, à la fin. Il n’y a rien de tel, ça marche à chaque fois. « non, ne me dites pas que ce vieux truc marche encore ? »

    Arthur renâcle puis y va quand même, obligé. Il se fait huer dans un premier temps et donc se résout à sortir l’épée qui flamboie automatiquement dès qu’il l’a en main.

    Et là, le peuple applaudit et il peut retourner tranquillement au château, assez désabusé « c’est pas vrai, ça marche encore ! » (de mémoire, tout ça) Voilà, c’est censé se passer au Moyen-Age, mais c’est de la fiction humoristique, ben sûr...

    A part ça, j’ai été surpris par la violence du commentaire de Pallas. Du coup, je suis allé voir ses autres interventions. 1 360, rien que ça ! Je n’ai pas tout lu, bien sûr, la première page a suffi à m’édifier.

    Effectivement, pratiquement tout y est dénoncé comme étant la faute de la génération de 68. Et toute personne qui n’est pas d’accord avec lui, 1) devient le responsable de son malheur présumé 2) est menacé d’avoir à rendre rapidement des comptes...

    Devant une telle diarrhée verbale (et mentale) on a le choix : paranoïa ou délire obsessionnel (ou les deux ?) Le trollage, à côté, c’est sympathique.

    Cependant, je lui concéderais éventuellement un point : 68, à distance, a peut-être fait des dégâts dans l’orthographe, la syntaxe, les accords, la gestion de la ponctuation et des majuscules et la rigueur du raisonnement. En tout cas, chez lui. Chez moi et ceux de ma génération que je fréquente, ça va à peu près...



  • Spip Spip 21 août 2010 22:55

    Même si pour certains, peu branchés en économie, le monde économique et le monde financier c’est pareil, il y a quand même une grosse différence.

    L’un produit et crée de l’activité (parfois dans des conditions discutables, voire plus), l’autre, lui, ne crée rien, ne produit rien, il spécule sur l’activité du premier.

    Quand j’entends des « économistes » parler de création de richesse par la sphère financière, ce n’est que du virtuel. Il s’est agit en fait d’une grosse baudruche qui, à la première crise déclenchée par leurs montages « savants », a fini par éclater en mettant à genoux le monde économique (et nous)

    Demandons, (en « off » bien sûr) à des patrons petits ou grands, ce qu’ils pensent de la dictature à courte vue des fonds de pensions ou des boîtes de notation qui excitent leurs actionnaires... Et même les États y passent maintenant !

    N’importe quelle entreprise cotée en Bourse fournissait, il y a quelque années, un bilan annuel. Normal. Depuis on est passé à 6 mois puis 3, plus avertissement en cas de risque de ne pas atteindre les objectifs déclarés (Profits Warning).

    Dans ces conditions, comment mener à bien, pour les décideurs, une politique d’investissement et donc de développement à long terme ? C’est impossible. Là aussi il s’agit pour eux de se faire « réélire » et par un système pas du tout démocratique.

    Quant au politiques, il y a un moment qu’ils ont passé la main au « marché » On ne peut pas vendre ses participations industrielles et avoir des velléités d’intervenir, il faut choisir.

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