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Spip

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Infirmier retraité. 63ans, 2 enfants
Intéressé par plein de choses : en ce moment, les liaisons/contradictions possibles entre écologie et économie, la résurgence du sentiment religieux y compris dans ce qu’il a de pire, les éternels rapports hommes/femmes et tout ce qui vient bousculer nos habitudes et le « prêt à penser »
Dernièrement, inquiet par l’atmosphère de guerre civile véhiculée par tous les médias, Internet compris.

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Derniers commentaires



  • Spip Spip 21 août 2010 22:03

    Comprenons-nous bien, @distance

    Ma formulation était peut-être un peu outrée, j’en conviens, mais elle exprimait en raccourci cette prétention à imposer immédiatement à d’autres, officiellement pour de bonnes raisons, en fait pour d’autres buts, ce que nous avons mis longtemps à acquérir (et que nous sommes en train de perdre, petit à petit). Jadis, on appelait ça une « mission civilisatrice », autre nom du colonialisme.

    Quant aux buts, votre lien confirme bien. Et c’est d’un militaire américain, et pas n’importe lequel, qui avait vu loin, pour son époque.

    Je ne voudrais pas vivre dans un État Taliban, c’est évident. J’aime trop les femmes, la musique, les oiseaux, bref tout ce qui fait la joie de se sentir vivant. Ça ne me dispense pas d’être vigilant sur ce qui se fait chez moi.



  • Spip Spip 21 août 2010 16:02

    La démocratie, où que ce soit, ne s’est jamais décrétée. C’est un long combat dont nous-mêmes, pays occidentaux n’avons encore pas vu le bout. Et ce n’est pas en France, en ce moment, que nous aurions du surplus à exporter...

    Le fondamentalisme musulman étant basé sur l’avènement d’une théocratie, c’est à dire exactement l’inverse de la démocratie, le choc n’a pu être que frontal.

    Pour l’Afghanistan, un petit retour en arrière ne ferait pas de mal.

    Historiquement, ce pays n’a jamais plié devant les ingérences étrangères. Coincé entre l’empire russe et l’empire britannique, il les a fait caler tous les deux. A l’époque, il ne s’agissait pas tant de ressources minières que de position géostratégique (le Grand Jeu). Plus tard, envahi par l’URSS, il a fini par les mettre dehors.

    Bien sûr, avec cet axiome imbécile « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », les américains ont armés les Talibans et quand ils ont voulu récupérer leurs précieux missiles Stinger, il y a eu un problème... Ces derniers, n’ayant pas le sentiment d’avoir signé un contrat de leasing, les ont gardé puis utilisé contre le fournisseur le moment venu.

    A l’époque du combat contre les Russes, puis les Afghans pro-communistes, Ben Laden s’était adressé aux princes saoudiens, au nom de l’Islam. Il avait été éconduit et s’est donc servi de l’aide américaine. Il a été longtemps chouchouté par la CIA, même après les premiers attentats d’Al Qaïda. Rien que pour ça, on peut dire qu’il est une créature de la politique US dans la région.

    Souvenons-nous aussi, quand les Talibans étaient au pouvoir.
    Qui négociait avec eux, « pouvoir stable », le passage d’un oléoduc pour éviter l’Iran à tout prix ? C’était avant le 11 Septembre, il est vrai, mais cette théocratie mortifère ne gênait pas les Américains et il n’était pas question de leur injecter une dose de démocratie, même homéopathique.

    Alors, comment s’en sortir aujourd’hui ? En négociant à nouveau avec les Talibans, indirectement, par l’entourage de Karzaï ? C’est probable. Et une fois la couleuvre avalée, je parierais qu’on ne tarderait pas trop à voir revenir, discrètement, les représentants des multinationales, peu soucieux des Droits de l’Homme, (encore moins de la Femme) de la démocratie et toutes ces sortes de choses... Business is Business.



  • Spip Spip 19 août 2010 15:32

    Et allez donc, un article (négatif) de plus sur Eva Joly dans Agoravox !

    Quelle légitimité, pourquoi elle, maintenant, quelle est sa véritable personnalité, qui est derrière, etc. ? Décidément, elle dérange beaucoup, madame Joly. Tant mieux.

    Quant à la référence à Philippe Bilger, je conseillerais à l’auteur d’aller revoir où en est son article, question réactions : tout y est dit sur sa vacuité.

    Au passage : les bobos... Il y avait longtemps ! Je propose que le terme soit ajouté en complément dans la définition du point Godwin, il le mérite, non ? Le puritanisme : ah, le puritanisme, ce mot complètement disproportionné (les Puritains étaient une secte) pour évoquer (craindre ?) le besoin d’un retour aux valeurs républicaines emportées dans le torrent du bling-bling.

    Si Eva Joly est devenue le nouveau poil à gratter de la classe politique, je m’en réjouis. Eux, ça fait trop longtemps qu’ils me démangent...



  • Spip Spip 18 août 2010 18:57

    Je ne vais pas réitérer ici toutes les critiques sur cet article, me contentant du principal : billet d’humeur, insinuations sans informations véritables (vérifiables), procès d’intention.

    Je ne connaissais pas Mr Bilger et un petit tour sur Wikipedia m’a éclairé. Extrait « Présenté comme de droite, se définissant comme réactionnaire, il défend de manière constante les peines plancher ou la suppression du juge d’instruction... » Voilà qui pourrait expliquer le « je ne sais pas pourquoi » qui ouvre l’article. (Eva Joly étant, en la matière, une em... de première, tout le monde en conviendra !).

    Ce qui aurait pu être intéressant, aurait été de donner une réelle analyse de la soudaine popularité de cette candidature. A l’évidence, après scandale sur scandale, et fatigués d’une classe politique usée jusqu’à la corde, beaucoup de français ont probablement envie d’un bon coup de balai !

    Je sais, dit comme ça, c’est du populisme... Mais, entre les thèses nauséeuses d’une extrême-droite, même policée récemment (merci ma fille...) et une démocratie « tristement puritaine » il y a un monde et mon choix serait vite fait. Pour moi, la tristesse c’est maintenant, quant à la démocratie...



  • Spip Spip 16 août 2010 00:57

    La sécurité et donc son pendant, l’insécurité...

    Même les journalistes les plus dociles ont employé souvent la formulation « sentiment d’insécurité » plutôt que sécurité tout court. Et c’est différent.

    La sécurité peut se mesurer, se raisonner, doit se justifier à partir de faits significatifs et avérés et proposer des solutions efficaces, réalistes et évaluables..

    Le sentiment d’insécurité, lui, peut fort bien se passer de tout ça. Il suffit de quelques éléments bien présentés pour l’auto-entretenir, voire prospérer. Nos politiques l’ont bien compris et c’est ça qui les intéresse, le sentiment, manipulable, plus que les faits qui le sont moins.

    Au fil des sondages on peut s’apercevoir qu’à la question (quand elle est posée...) « avez-vous été personnellement victime d’une agression ? » les tenants de la répression à tout crin répondent souvent non. Et pour cause : ils ne sont pas nombreux à habiter dans des zones dites à risques.

    Quant à aller interroger les principaux intéressés dans ces mêmes zones et qui auraient autre chose à dire en plus que leur sentiment, plutôt des faits vécus, là, la gent journalistique se bouscule moins...

    De la délinquance il y en a toujours eu, et à certaines époques, bien plus violente qu’aujourd’hui. Mais comment les Français ne se rendent-ils pas compte que l’ insécurité première c’est d’avoir à s’angoisser à propos de son travail, de l’avenir de ses enfants, de la désagrégation des liens sociaux ?

    Et ça, c’est bien le sous-produit d’une société voulue par une minorité dirigeante.

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