« Comme beaucoup de gens, vous confondez étymologie et signification. »
Mais bien sûr, la signification des mots n’a rien à voir avec l’étymologie. On peut donc construire des mots comme ça n’importe comment, donner un sens, n’importe lequel et hop ! ça marche ! Vous ne trouverez pas beaucoup de mots dans notre langue qui a une étymologie sans rapport avec le sens du mot, sens ancien ou actuel.
« Mais tout le monde emploie ce terme pour désigner la phobie de l’homosexualité et des homosexuels. »
Tout le monde dit tellement de choses vous savez... L’étymologie et le sens des mots, c’est tellement plus fiable...
« On a créé ce mot pour éviter le lourdingue »homesexualitéphobie« »
Ou simplement parce qu’on voulait faire bien avec un terme ridicule en -phobe, terme créé pour les besoins de la cause qui voudrait faire passer ceux qui ne sont pas d’accord avec le mouvement pour des gens à l’esprit dérangé, des névrosés (technique classique de propagande, très utilisée par le communisme) et quand on s’est aperçu que le Grec ancien, c’est un peu plus compliqué que ça, on a dit « oui mais tout le monde dit ça pour dire ça et vous confondez étymologie et sens ».
« Vous êtes comme les gens qui disent qu’il ne faut pas employer le terme d’ »antisémite« parce que les Arabes sont des Sémites. »
Si, il faut l’employer, que ce soit à l’égard des juifs ou des Arabes, c’est être anti-sémite. Je suis tout à fait d’accord avec cela et j’emploie d’ailleurs le terme en ce sens.
C’est marrant comme les mouvements homosexualistes ressemblent aux pires bigots que j’ai pu croiser. Moralistes, fermés d’esprit, peu charitables...
On invite « les religions » à réfléchir sur l’homosexualité... Ok, mais quand est-ce qu’ils réfléchissent « aux religions », eux ? Surtout que « la réflexion », c’est surtout une façon d’imposer leur morale... Et si ceux d’en face refusent ? Moqueries, railleries, agressions, violences... Pour ne prendre que l’exemple de l’Eglise catholique, il faut vraiment avoir des oeillères et être fermé d’esprit pour se dire qu’en 2 000 ans, il n’y a pas eu une réflexion à ce sujet et que l’Eglise n’a pas rencontré suffisamment d’homosexuels pour ça... Qui êtes-vous pour venir faire la morale « aux religions » voire à la société toute entière ? Quelle est votre légitimité ?
Pour les « soeurs de la perpétuelle indulgence », c’est non. Comment discuter simplement avec quelqu’un qui nous insulte ? Ce que ces gens-là font est une insulte permanente à l’égard des catholiques. Et en plus ces moralistes voudraient nous faire la morale en disant de s’aimer... en nous insultant ? Mais si comme vous le dites leur but c’est « aider leur prochain dans le respect absolu », je comprends donc vu leurs insultes qu’ils ne me considèrent pas comme leur prochain... Donc ils véhiculent surtout la haine. Vous parlez de soeur Emmanuelle, très bien, mais cela n’est pas comparable, elle ne se moquait pas à ce point et en permanence, n’insultait pas les gens, etc.. De plus, c’est un cas particulier et cela ne doit surtout pas être confondu avec une généralité.
« J’espère que vous avez, de votre coté, la même aversion pour les discours et
les actes violents »
Oui, évidemment. Pour le reste, kiss-in et autres violences, peu importe ce qui s’est passé maintenant, c’est évidemment pardonné et nul besoin d’entrer à nouveau dans les détails à ce sujet. J’ai cité ça simplement pour montrer que les homosexuels étaient persécuteurs tout autant que les autres quand ils en ont la possibilité. C’était en réaction au fait que vous sembliez faire passer les homosexuels pour des agneaux persécutés. Ce qui est vrai mais incomplet et partial.
« nous ferions bien de nous mettre autour d’une table et de commencer à discuter pour mieux se comprendre. »
Cela se fait, se mettre autour d’une table pour discuter... Il faudra bien un jour que cette activité soit reconnue par les mouvements homosexualistes dominant la scène.
« Sinon, la bataille sera rude et j’ai bien peur que le camp qui tienne le flambeau de la rectitude républicaine ne soit pas celui que vous défendez.Sinon, la bataille sera rude et j’ai bien peur que le camp qui tienne le flambeau de la rectitude républicaine ne soit pas celui que vous défendez. »
Aucune importance, batailler ne m’intéresse pas et je ne suis pas républicain. Quant à « la rectitude républicaine », je ne comprends pas ce que c’est et ne sais absolument pas de quoi vous parlez.
Oui, à peu de choses près (ne chipotons pas sur les détails, ce n’est pas le sujet ici), nous sommes toujours d’accord et je vous entends très bien. Oui mais oui mais... Vous faites votre révolutionnaire là.
La société ne favorise pas ces comportements, cet environnement qui dit qu’il faut céder aux pulsions, ne pas trop s’engager, etc.. Là vous demandez (disons plutôt « proposez ») exactement l’opposé. C’est donc révolutionnaire. Cela va être difficile de faire admettre aux gens qu’il faut se maîtriser alors que le monde dit le contraire.
Si on enlève le contexte du PCRA, de l’acte sexuel, les niveaux d’engagement, etc., franchement, j’entends globalement le même discours dans votre bouche (enfin, façon de parler par écrit...) que dans celle d’un moine catholique qui parle de la vie en communauté avec ses frères moines. D’un homme et d’une femme mariés et leurs enfants. Je vous dirais aussi de moi-même et de la petite communauté d’amis que je fréquente. Etc.. Tout cela est inhérent à toute vie partagée sérieusement. Toute vie communautaire, partagée sérieusement doit avoir une règle explicite ou implicite (où l’esprit de charité prime et non la lettre) commune à tous les individus du groupe et à laquelle chacun adhère, c’est évident.
Fut un temps, certaines des règles dont vous parlez étaient évidentes et n’avaient pas besoin d’accord : la ponctualité, ne pas mentir, crier, couper la parole, etc.. On appelait ça « la politesse ».
Je sais bien que vous n’avez pris que des exemples, mais ce sont de bien tristes exemples.
D’où ma question : si vous proposez ce type d’engagement aux gens, les accords, s’y tenir, la maîtrise de soi-même, etc.. Est-on encore dans la logique du PCRA ? Peut-on encore appeler ça un PCRA ? Je rappelle PCRA = Plan Cul Régulier Affectif, cela se distingue du bête « plan cul (régulier ou non) », par le fait de pouvoir aussi sortir ensemble, etc.. Si en plus, il y a autant d’engagement et d’accords : ce n’est plus vraiment un PCRA, c’est une relation de couple, une vraie. C’est donc différent d’un PCRA tel qu’imaginé par ceux qui adhèrent au concept.
Tel que je lis vos textes, le PCRA n’est pas quelque chose de satisfaisant en soi et ce que vous racontez ne me semble pas être la « théorie du PCRA », mais un cas particulier de quelque chose qui pourrait (et qui l’est chez un certain nombre de gens encore) être généralisé. On pourrait simplement appeler ça : « théorie de la vie commune » (indifféremment du degré de vie commune).
Oh pas forcément en raison de leur sexualité, mais la marche des fiertés et mouvements homosexualistes ne manquent que rarement de se moquer de l’Eglise catholique en parodiant tout, en ayant créé des horribles « soeurs de la perpétuelle indulgence ».
On se souvient tous des kiss-in devant les cathédrales.
On se souvient aussi des jets de préservatifs dans Notre-Dame de Paris, ou des militants d’Act-Up ont blessé Mgr Jacquin (ceinturé et frappé à la nuque, il en est tombé dans les pommes).
Etc, etc. la liste est longue et les prêches de haine religieuse et la violence des activistes homosexuels sont bien là. Tout ça est si pacifique pour vous ? Ca ne l’est pas.
Beaucoup de mouvements homosexualistes sont aussi des persécuteurs, harceleurs, etc.
Ou quand les persécutés deviennent les persécuteurs...
Homosexualité ou non, il y a toujours une raison pour en coller une à l’autre...
Enfin, ceci dit, on tue des gens pour des tas de raisons partout dans le monde et parfois même sans raison... Pas besoin d’être spécifiquement homosexuel pour ça. Mais c’est bien de vouloir protéger les gens. D’autant plus que niveau harcèlement et persécution, souvent les mouvements homosexualistes ne sont pas en reste et s’en donnent tout autant à cœur joie que les autres.