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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 5 mai 2008 15:25

    Vu les commentaires, il me semble utile d’apporter ici quelques éléments de précision.

    - le sujet, comme indiqué en introduction, n’est pas de critiquer la nécessité d’apprentissage des bases du français et des mathématiques en primaire. Il existe effectivement un déficit à ce sujet, dont les causes sont complexes (évitons les idées reçues...), mais ce n’est pas l’objet de cet article.

    - En revanche, la modification des horraires proposée (diminution des heures de sciences et technologies) fait peser un risque réel sur l’apprentissage du goût des sciences aux élèves. Or, la France présente un déficit dans l’attractivité de ses filières scientifiques, là aussi pour des raisons multiples, et le rôle extrêmement positif et de longue durée d’un enseignement interractif et expérimental des sciences en primaire a été largement démontré. Le problème est que ce type d’enseignement prend du temps, et qu’il sera très difficile à mettre en place en deux fois 1 heure par semaine. Observer, raisonner, questionner, déduire, demande une attention et la mise en place de dispositifs expérimentaux simples par l’enseignant, ainsi qu’un échange réel avec les élèves. Les résultats sont souvent spectaculaire, non seulement en matière scientifique, mais dans l’expression écrite et orale des élèves qui ont suivis un cursus contenant le type d’enseignement suggéré par la main à la pâte, mais cela exige un peu de temps... En diminuant encore le temps consacré à ce type d’enseignement, on risque de dégoûter dès le primaire les élèves qui, à cet âge, on encore leur curiosité naturelle, en transformant les ’leçons de choses" en simple cours théoriques.

     



  • Voltaire Voltaire 5 mai 2008 13:34

    Bon article, alors que je m’appretais justement à écrire un papier sur le discret succès des Lib’ Dem’.

    Ayant vécu quelques années en Grande-Bretagne, j’ai pu apprécier le succès jamais démenti des Libéraux Démocrates aux élections locales depuis de longues années. Leur score oscille régulièrement entre 20 et 30%, alors que ceux des conservateurs et des travaillistes est bien plus variable.

    Aux élections nationales, les Lib Dem tournent en général autour des 20%, mais le scrutin majoritaire à un tour leur est si défavorable que l’impression de beaucoup de journalistes étrangers (et bien sûr de politiciens) est que la Grande Bretagne jouit d’un bipartisme politique. Rien n’est plus inexact, mais l’influence des Lib Dem n’est vraiment visible qu’au parlement européen et aux élections locales.



  • Voltaire Voltaire 30 avril 2008 15:55

    Il me semble que vous mélangez pas mal de choses.

    - je ne suis bien évidemment pas favorable aux mesures nouvelles sur les conditions de versemment d’allocation chômage, mais ce n’est pas l’objet de l’article.

    - Votre recruteur n’appartenait certainement pas à une PME... Pour une grande entrprise, le licenciement ne pose pas de problème, mais il en va differemment dans une PME.

    - comme je l’ai indiqué, je ne mésestime pas le risque de pression de la part de l’employeur, mais celui-ci est assez réduit : la menace se résume à un licenciement pour faute grave (très difficile à justifier) ou à une placardisation, possible en grande entreprise mais pas dans une PME. Le plusprobable est que le salarié négociera avec son employeur des conditions acceptables de départ, dans un climat plus serein que en cas de licenciement économique. Sans exclure le risque d’abus, je pense que vous êtes exagérément pessimiste. Qu’en disent vos amis chefs d’entreprise ?

    De façon plus générale, il faut renouveller la politique de l’emploi en France, en inversant la logique actuelle : plutôt que de mettre des barrières à l’entrée, il faut réduire les tracas administratifs sur les procédures, mais dans le même temps renforcer les contrôles en accroissant le nombre et l’action des inspecteurs du travail. Nous sommes actuellement dans un système hypocrite, où la règle est souvent trop rigide, et donc contournée, sans que cela soit ensuite sanctionné. Bien entendu, tout assouplissement doit être accompagné d’un renforcement du contrôle a posteriori. Je ne proen donc pas un système sans contrôles, mais bien un système plus souple et mieux contrôlé.



  • Voltaire Voltaire 30 avril 2008 14:48

    @melanie

    Tout d’abord, je vous suggère de respecter votre interlocuteur en évitant les qualificatifs déplacés, cela rendra le dialogue plus constructif.

    Je vous recommande, si vous n’êtes pas chef d’entreprise, de discuter avec quelques responsables de PME, afin d’afiner votre jugement. Pour une PME, une embauche est un investissement lourd, et un licenciement une procédure complexe. Répondre à de la demande par de l’emploi temporaire ou intérimaire ne signifie pas la même chose qu’investir sur un employé sur le long terme : les employés en CDI sont bien sûr souvent plus efficaces, plus motivés, et formés au métier et au fonctionnement de la PME. Pour autant, savoir qu’en cas de crise durable une solution amiable préservant à la fois la pérénité de l’entreprise et les droits des salariés est possible est un élément supplémentaire de surreté pour décider une PME à embaucher.

    Comme toute mesure de ce type, seule le temps démontrera son utilité : le CNE par exemple, n’avait pas convaincu les entreprises, ce qui mef ait douter de ce contrat de 18-36 mois ; mais la séparation amiable me semble une mesure beaucoup plus utile. Rendez-vous dans deux ans pour un bilan ?



  • Voltaire Voltaire 30 avril 2008 13:31

    Dans l’ensemble, ce projet de loi, issu d’un accord assez large trouvé par les partenaires sociaux, va dans le bon sens.

    Comme l’auteur l’indique, ma principale réserve touche à ce projet de contrat de 18 à 36 mois proposé pour les cadres et ingénieurs (conçu pour des missions d’informaticiens très largement). A mon avis, très peu de cadres confirmés accepteront ce type de contrat, d’autant que le marché demeure très porteur pour ces postes, et qu’il y a pénurie dans certaines régions. Au pire, ce type de contrat sera utilisé en première embauche, pour des premiers emplois de jeunes ingénieurs. Je pense que ce contrat sera faiblement utilisé et n’aura guère d’effet.

    Contrairement à l’auteur, je suis en revanche très positif sur l’accord trouvé sur la possibilité de rupturede contrat d’un commmun accord. L’auteur pointe, avec raison, les risques d’abus qui pourraient avoir lieu au sein de grandes entreprises. Mais il n’a pas réalisé que le principal attrait de ce contrat est pour les PME, qui hésitent souvent à embaucher par peur de ne pas pouvoir rompre un contrat en cas de difficulté ; or, ces PME sont soumises à des aléas économiques bien plus importants que les grandes entreprises, et cette nouvelle option devrait avoir un effet positif sur l’embauche. En ce qui concerne les grandes entreprises, si l’on constate que les filets de sécurité établis ne sont pas suffisant et que des abus se multiplient, il faudra alors revoir ce type de contrat pour ces entreprises, mais n’oublions pas que la très grande majorité des gens travaillent dans des PME (hors administration bien sûr...).

    Quant aux périodes d’essai, elles ont été légèrement rallongées mais demeurent raisonables.

    Dans l’ensemble, le vote des députés socialistes me semble donc cohérent et justifié, une fois n’est pas coutume aurais-je tendance à dire !

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