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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 14 mai 2008 15:39

    "En revanche, il y a convergence en démocrates et gauche sur la régulation des médias." Vous aurez compris que par "gauche" j’entends les socialistes français...



  • Voltaire Voltaire 14 mai 2008 15:36

    Cher auteur,

    C’est bien vous qui affublez ces modèles de "droite" ou "gauche" et non moi... et vous travestissez /caricaturez fortement mes qualifications...

    Je ne partage pas non plus votre affirmation suggérant que les éléments du programme de Bayrou que vous citez sont "de droite". Par exemple, la réforme du système de retraite proposée par Bayrou est originale et bien moins "injuste" que le système actuel défendu par les socialistes, puisqu’il met au même niveau tous les français dans leurs cotisation, avec pour seul élement de réduction la pénibilité du travail (et donc la réduction de la durée effective de la retraite des plus touchés, par diminution de l’espérance de vie). Quant à l’impôt, il est favorable au maintient du niveau de prélèvement actuel, ainsi qu’à l’ISF, mais sur une assiette différente.

    En réalité, ce qui rapproche les démocrates (qu’ils soient "sociaux démocrates" ou "mouvement démocrates") est bien plus important que ce qui les séparent des néoconservateurs ou des socialistes. Je pense d’autre part que les gaullistes sont aussi plus proches des démocrates que des néoconservateurs (seul l’élement centralisateur les séparent vraiment, le reste n’est que nuances). De même, une partie des anciens verts, tendance Cohn Bendit, était aussi proche des démocrates (raison pour laquelle certains d’entre-eux sont au MoDem). Pour ces raisons, votre clivage gauche-droite est artificiel, puisque les différences sont plus importantes au sein de ces anciennes familles qu’entres-elles...

    Sur le plan économique, tant les socialistes français que Nicolas Sarkozy ont été avocats de l’intervention de l’Etat au niveau de grandes entreprises (e.g. Alsthom), ou opposés à des OPA de société européennes sur des sociétés françaises (Suez). Les 35h sont combattues par les démocrates, y compris les "royalistes" et les sociaux-démocrates. Aussi bien Mme Royal que Mr Sarkozy avaient un projet agravant fortement les déficits publiques (environ 50 milliards d’euros).

    En matière de politique étrangère, il existe aussi de fortes différences entre la volonté d’intégration européenne des démocrates et celle de statu quo des néoconservateurs et des socialistes.

    En matière sociale, le service civil était défendu par les démocrates, et non les néoconservateurs.

    Le droit de vote aux étrangers non-européens est défendu par les démocrates et les socialistes, et non les neoconservateurs. Quant aux clivages sur la constitution, ils sont aussi transversaux... En revanche, il y a convergence en démocrates et gauche sur la régulation des médias.

    Je n’ai évidemment pas le temps ici d’effectuer des recherches, mais les exemples abondent.

     

     



  • Voltaire Voltaire 14 mai 2008 14:05

    L’article est divisé en deux parties fort différentes :

    - sur la question de l’appartenance d’un blogger à un site de blogger "de gauche", j’éviterais de commenter un évènement qui a l’air très spécifique, pour indiquer simplement que le clivage droite-gauche est considéré comme dépassé par plus de la moitié de la popularion, et que classer les citoyens en fonction de leur droitisme ou de leur gauchislme me semble assez archaïque

    - sur le fond du positionnement du mouvement démocrate et de François Bayrou, plusieurs éléments semblent mélangés. L’auteur reprend quelques unes des propositions de F. Bayrou pour appuyer son argumentation en faveur d’une appartenance à la droite de celui-ci. Sur la base des programmes des différents candidats, on pourrait tout autant placer Nicolas Sarkozy à gauche ou Ségolène Royal à droite ; il suffit de sélectioner quelques propositions ou déclarations. Quant au MoDem, l’auteur fait à mon avis une erreur fondamentale d’analyse, simplement parce qu’il est demeuré dans sa vision du clivage droite-gauche qu’il considère comme renforcé.

    En réalité, le paysage poltique français n’est plus depuis longtemps divisé selon cet ancien clivage : on distingue plusieurs modèles de société, que je qualifierait ici brièvement :

    - le modèle néoconservateur ; c’est celui du président actuel. Il est fondé sur le modèle conservateur américain, pronant un libéralisme économique important, la valeur travail, certaines valeurs morales religieuses, et un interventionisme d’état sélectif.

    - le modèle gaulliste ; c’est celui d’Alain Juppé ou de Dominique de Villepin. Il est centralisateur, relativement libéral économiquement, laïque. Il est minoritaire à l’UMP.

    - le modèle démocrate ; c’est celui de François Bayrou ou de DSK Il est à l’image des démocrates américains, ou des sociaux démocrates nord-européens. Il est décentralisateur, relativement libéral économiquement, laïque, plus stricte sur les finances publiques que le modèle gaulliste.

    - le modèle socialiste "à la française". Il est centralisateur, plutôt étatiste, laïque. Il est assez proche de celui des Verts.

    - le modèle "Royaliste". Celui-ci, de S/ Royal, est assez flou, mais il se rapproche du modèlme démocrate, tout en ayant des valeurs morales conservatrices.

    - le modème anti-libéral, illustré par O. Besancenot. Il est centralisateur, anti-libéral, étatiste mais avec une dose d’auto-gestion, laïque.

    Le modèle nationaliste d’extrême-droite subit actuellement une forte décote, et est en fin de cycle ; il pourrait renaitre sur une base différente dasn un contexte anti-mondialisation. Quant au modèle "centriste" ou chrétien-démocrate, que l’auteur prend comme référence pour F. Bayrou et le MoDem, il est aussi largement dépassé, y compris au MoDem, ce qui explique le peu d’influence de ses membres à l’UMP.

    Ce que l’auteur semble avoir omis, c’est que le changement profond de notre société a aussi eu un impact sur l’idéologie des partis politiques. Très naturellement, la réponse de ceux-ci à cette évolution a provoqué ce dépassement du clivage droite-gauche. C’est parce que Nicolas Sarkozy, et dans une moindre mesure François Bayrou, ainsi qu’Olivier Besancenot, proposent une vision politique plus en phase avec la société qu’ils ont marqué des points, tandis que le PS manquait de second souffle et de rénovation de sa vision.

     



  • Voltaire Voltaire 14 mai 2008 12:49

    Je suis moins sévère que vous sur ce projet de think tank.

    Certes, vos critiques quant à sa constitution assez fermée sont valables, et cela risque d’entrainer cet organisme à proposer des solutions plus technocratiques que de bon sens, mais attendons de voir.

    Un certain nombre de ses membres est de grande qualité, et la gauche progressiste avait besoin d’un système qui lui permette de proposer des idées cohérentes, à partir d’analyses de fond. Or, ce dont a souffert Mme Royal est d’une tendence à la réaction aux évènements très marketing plutôt qu’à la proposition d’une vision cohérente de la société.

    Attendons donc de voir comment les travaux de cet organisme se traduiront en "produits" utilisables par les politiques. Je suis assez sceptique quant à l’utilisation qu’en fera le PS néanmoins : Mme Royal est allergique aux "experts" (tout comme vous ?) et préfère faire valider ses concepts par des comités ad hoc ’désir d’avenir) peu productifs, et Mr Delanoë n’a pas la réputation d’être un homme d’écoute. De plus, la vision sociale-démocrate de cet organisme risque bien de se heurter aux divisions habituelles du PS. Il n’est pas impossible que finalement ce soit François Bayrou qui récupère une partie des travaux de ce think tank si son parti se met enfin en ordre.

    Dans tous les cas, il semble que le juste équilibre entre comités d’experts, compétents mais à la vision souvent restreinte, et groupes de citoyens, capables d’exprimer les besoins et attentes mais moins de formuler des solutions pratiques à l’échelle d’un pays, demeure à trouver. Il y a là une formule encore à trouver qui serait bien utile pour les politiques. 

     



  • Voltaire Voltaire 13 mai 2008 14:40

    Je crois qu’il s’agit du Brésil, qui a effectivement obtenur un rapide retrait des exigences US.

    Il est probable qu’un front commun de l’UE aurait permis un retrait des exigences US pour l’Europe, mais c’est plus difficile pour un seul pays d’agir. Les américains qui viennent en Europe sont souvent des touristes, qui sont important pour l’économie locale. Seule la Grance-Bretagne, qui voit beaucoup d’hommes d’affaires américains, aurait pu obtenir une dispense. 

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