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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 2 juin 2008 13:41

    @serpico

    Voir mon commenaire plus bas : un mensonge, quel qu’l soit, ne suffit pas pour faire annuler un mariage... Ce n’est pas parce que vous avez menti à votre épouse sur le nombre de vos conquètes passées, ou sur la mention que vous avez obtenu au bac, qu’elle pourra faire annuler le mariage. Il faut que le mensonge ait un effet réel sur le mariage et en menace un aspect essentiel : impossiblité de contracter un mariage religieux, effet important sur le mode de vie des époux, impossibilté de fonder une famille etc... Or, dans ce cas précis, le mari ne pouvait invoquer aucun argument de ce type.



  • Voltaire Voltaire 2 juin 2008 13:34

    @gaiagol et Serpico

    Vous confirmez mes propos : dans le cas où la religion joue un rôle essentiel dans le mariage d’une personne, la tromperie à ce sujet peut constituer un pretexte d’annulation ; c’est pourquoi j’indique qu’une personne juive pratiquante pourrait obtenir l’annulation d’un mariage, et non une personne non pratiquante. Il en va de même dans l’exemple de1997 cité : ce n’est que parce que la personne souhaitait contracter un mariage religieux (chose impossible avec une personne divorcée) que le pertexte a été retenu : il ne l’aurait pas été pour une personne non-pratiquante.

    A serpico : vous faites erreur, pour que le mensonge soit un pretexte valable d’annulation, il faut que celui-ci ait un effet réel sur le mariage des époux. N’importe quel mensonge ne peut être utilisé (sans cela les annulation seraient innombrables, voir les exemples que je cite) . Or, le mari ne pouvait invoquer un motif religieux, qui aurait pu empêcher par exemple un mariage religieux sous le rite musulman.



  • Voltaire Voltaire 2 juin 2008 13:02

    @serpico

    Votre exemple est intéressant : effectivement, une personne juive serait sans doute fondée à demander l’annulation d’un mariage si son conjoint avait menti sur cette appartenance, dans la mesure où un certain nombre de pratiques concrètes dans la vie de tous les jours sont appliquées chez les juifs pratiquants. La non-appartenance à la religion juive, et donc l’impossibilité de suivre certaines pratiques, pourrait donc mettre en péril la vie commune. En revanche, une personne juive non pratriquante ne pourrait sans doute pas obtenir une telle annulation.

    La cas qui nous occupe ici est différent : la religion musulmane n’impose pas la virginité de l’épouse... et cette virginité n’a aucune conséquence sur la vie du couple marié. En conséquence, le mari ne pouvait être fondé à demander cette annulation.



  • Voltaire Voltaire 2 juin 2008 11:55

    C’es justement cette qualité "essentielle" qui pose problème.

    Prenons un exemple concret : Une femme ayant épousé un homme lui ayant indiqué qu’il ne se masturbait pas, et découvrant qu’il lui a menti, peut-elle demander l’annulation du mariage ? Une femme ayant demandé à son futur mari s’il n’a jamais eu de relations avant le mariage, et découvrant qu’il est sorti pendant son adolescence avec une fille peut-elle demander l’annulation du mariage ? Un homme demandant si sa future épouse aime les fraises parce qu’il en est fana, et découvrant que celle-ci lui a menti car elle y est allergique peut-il demander l’annulation du mariage ? On voit donc l’absurde de ce concept de qualité essentielle. Dans l’esprit du législatteur, cette qualité était liée à des aspects essentiels au mariage, d’où l’acceptation de qualtés comme une maladie grave et incurable, pouvant fortement raccourcir l’espérance de vie de conjoint, ou maladie contagieuse mettant en péril le conjoint, ou condamnation pénales lourdes (violence ou viol), pouvant représenter une menance sur le conjoint. Avec la virginité, il n’en est rien ; il n’y a même pas d’argument religieux puisque la religion musulmane n’en fait pas un élément d’interdiction. D’où un légitime questionnement de ce jugement, qui ouvre la porte à des abus et revendications farfelues.



  • Voltaire Voltaire 2 juin 2008 11:43

    Une analyse intéressante et bien argumentée.

    Vous avez eu parfaitement raison de repréciser la définition de l’altermondialisme : sur le fond, il s’agit bien de proposer un modèle différent de celui, libre-échangiste, actuellement en vigueur.

    Il faut d’ailleurs noter que ce modèle, issu de théoriciens économistes des années 80, a du plomb dans l’aile : contrairement aux espérances de ses théoriciens, l’ouverture géénrale des marchés s’est aussi accompagnée de distorsions profondes des règles de la concurence (par exemple l’envoi de produits agricles subventionnés dans des pays où cela a provoqué la disparition des agriculteurs locaux), et d’effets pervers de l’orthodoxie financière prônée par le FMI (faute d’investissements, la rigueur a provoqué l’effondrement des infrastructures de certains pays).

    Pour autant, même si les figures de proue de l’altermondialisme sont majoritairement d’extrême gauche, on observe depuis une dizaine d’année l’émergence d’un altermondialisme non extrêmiste, que ce soit par le biais d’économistes ou de politiques. A côté de l’altermondialisme "autogestionnaire" défendu par des leaders comme Olivier Besancenot, on assiste donc à l’émergence d’un altermondialisme "régulatoire", dans lequel les Etats, ou les régions (comme l’Europe) imposeraient des règles "éthiques" à la mondialisation. C’est bien dans cette filière que se situe François Bayrou, mais sans doute de façon plus marquée que la majorité des démocrates sociaux. Contrairement à ces derniers, qui sont les principaux acteurs de cet altermondialisme régulé, François Bayrou défend une conception quasi philosophique de la société, avec des valeurs issues de la non-violence (sa référence à Gandhi demeure un élément essentiel de son projet politique), et une profond méfiance à l’égard du rôle des grands groupes privés.

    Curieusement, alors que cet altermondialisme est sans doute un aspect critique de la vision politique de François Bayrou, ce dernier ne l’a jamais vraiment formalisé nin explicité, se contentant d’en exprimer les grandes lignes. L’un des enjeux de son influence politique sera donc, comme pour sa vision européenne, de renforcer et de concrétiser cette vision en un message alternatif crédible, c’est à dire susceptible d’être accepté non seulement par les citoyens mais aussi par les autres Etats et gouvernenments.

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