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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 5 juin 2008 11:52

    L’auteur, comme sans doute Pierre Verdier, semblent démontrer une profonde méconnaissance de ce qu’est l’adoption, des éléments fondamentaux qui permettent à l’enfant adopté de se sentir effectivement membre d’une famille, comme du rôle des parents adoptifs et du vécu psychologique de ce qu’implique l’adoption.

    Bien que je n’ai pas d’affection partculière pour Mr Colombani, son rapport a démontré une justesse de vue inattendue. Sans doute le fait que lui-même soit un parent adoptant y a été pour quelque chose.

    Il est évident qu’il ne peut qu’y avoir opposition entre certains tenant de la politique sociale de "placement" des enfants, et d’autres favorables à la stabilité qu’apporte l’adoption. Mais il serait utile de se rappeler la loi essentielle qui doit présider à toute définition d’une politique de l’adoption : l’intérêt de l’enfant. Cet intérêt doit primer sur tout a priori. IL est donc utile de regarder le devenir des enfants adoptés par rapport à celui des enfants placé, et leur propre expression sur ce sujet.

    Quant aux "supermarchés de l’adoption internationale", l’expression est une insulte aux parents adoptants européens, quand on connait la réalité du système. IL n’y a qu’aux Etats-Unis que l’on retrouve effectivement une dimension plus "catalogue" de l’adoption.



  • Voltaire Voltaire 5 juin 2008 11:20

    Personnellement, j’avais trouvé Mr Sarkozy attiré plus qu’inspiré par les lumières (et par ce qui brille).

    Plus sérieusement, l’analyse est intéressante, même si je ne la partage pas vraiment. Il y a en effet du Colbert chez le président de la république, dans la mesure où il est toujours partisan d’un fort interventionisme de l’Etat sur l’économie et ses grandes entreprises. A l’inverse, la libéralisation du tissu des PME ne semble pas être sa priorité, alors que c’est là que se situe l’élément moteur de transformation. Les grands groupes sont, eux, très conservateurs et monopolistiques.

    On peut enfin noter que le rapport Attali, qui pronait lui une libéralisation importante par rapport aux nombreuses castes et privilèges que contient notre société (notaires, taxis etc...), a été rapidement enterré.

     



  • Voltaire Voltaire 3 juin 2008 16:56

    @Leon : je compte cela comme mesure "politique" pour faire plaisir aux copains... pas vraiment besoin de détailler, on ne peut pas dire que cela entre dans le cadre des grandes réformes du pays...



  • Voltaire Voltaire 3 juin 2008 14:01

    Comme dirait un certain Perceval "C’est pas faux"...

    Bon, récapitulons. Bien que n’ayant jamais été Sarkozyste, je pensais aussi, sans doute naïvement, que celui-ci était plus réformiste que Mme Royal. Or, s’il ne faisait aucun doute qu’une partie des réformes prévues par Mr Sarkozy étaient assez surprenantes, et que ses promesses allaient plomber de 40 à 50 milliards de plus notre budget, on pouvait légitimement penser qu’il profiterait de son état de grâce pour enclencher quelques modernisations nécessaires à notre pays.

    Force est de constater que le bilan est assez maigre... Je passerai ici sur les réformes "politiques" de ce gouvernement, destinées à récompenser son électorat. Il s’agit là hélas d’une pratique courante et néfaste, mais je n’imaginais pas Mr Sarkozy s’en priver. Pour autant, un cerain nombre de chantiers majeur étaient à ouvrir :

    - Les retraites : le fiasco ! La réforme des régimes spéciaux coûtera à l’Etat au moins autant que précédemment, et rien n’est réglé pour la suite. Puisque l’Etat est incapable de proposer une solution, qu’il donne au Conseil Economique et Social le soin de faire le travail, avec un accord à trouver entre partenaires sociaux.

    - la santé : le fiasco ! A part la franchise médicale, sympa pour les malades pauvres, qui ne règle rien, on attend toujours. Certes, à force de distribuer des augmentations aux professions de santé (qui votent à droite) et d’oublier de réformer la gestion des hôpitaux et cliniques, on ne risquait pas de faire de progrès...

    - La justice : là j’hésite sur le qualificatif... Disons diplomatiquement que la garde des sceaux est peut-être passé à côté ? Pendant ce temps là, la France est le pays européen dont les prisons sont les plus inhumaines... Il serait peut-être temps de revoir un peu le système.

    - La culture : quelle culture ?

    - l’éducation : illisible. Le sujet était pourtant majeur. Si certains éléments méritent réflexion, concernant l’objectif d’apprentissage de la langue notamment en primaire, il faut hélas constater que les mesures sont au mieux incomplêtes. Pour ne rien arranger, le ministre de l’éducation s’est vu obligé de suivre la méthode Sarkozyste, c’est à dire annoncer et lancer une réforme par jour, ce qui aura bien sûr pour conséquence de les rendre inapliquables.

    - les finances publiques : le gouffre. On attendait la réforme de l’Etat. On attend toujours... En attendant, il est bien commode d’accuser les collectivités locales de grêver le budget, alors que l’Etat se défausse chaque jour un peu plus sur elles sans que le budget suive. Quand on sait que l’Etat a aussi repris en main le contrôle de l’essentiel des recettes fiscales locales, tout esprit d’initiative est ainsi bloqué. Pour le reste, les cadeaux fiscaux de début de mandat ont privé de toute marge de manoeuvre un gouvernement paralysé.

    - l’économie. Comme sous l’ère Chirac, le Sarkozysme ne vit que pour les grandes entreprises, sans comprendre que la vraie création de richesses vient de la création et de la croissance des PME. Tant que les petites entreprises ne pourront pas devenir grandes, l’économie restera bloquée. C’est donc toute la fiscalité de l’entreprise qui est à revoir, et un vrai libéralisme, c’est à dire une vraie concurence, qui est à développer. Plus généralement, ce gouvernement devrait savoir qu’une bonne gestion de l’Etat implique d’investir en temps de crise, pour récolter et économiser en période de croissance. Investir, cela signifie mettre ses billes là où cela aura un impact positif, pas faire des cadeaux impoductifs.

    - l’environnement : la déception. Le Grenelle avait été une initiatve positive de débat et consensus. Il n’en reste pas grand chose. On attend avec impatience de voir si le seul élément positif, concernant l’habitat et les économies d’énergies réalisables, sera sauvegardé... Là aussi, on eût aimé un plan d’investissement environnemental, afin de marier croissance durable et protection de la planète. On en est loin.

    - La recherche et l’université : espoir ? C’est un des point sans doute à porter au crédit de ce gouvernement. Enfin, l’autonomie des université est actée. Même si le contenu de la réforme est à changer, notamment sur la gouvernance, c’est symboliquement un pas en avant. Pour la recherche, là ausi, la gouvernance proposée est mauvaise mais la structuration nouvelle positive. Bref, le gouvernement suivant pourra améliorer sans avoir à repartir de zéro.

    - la politique étrangère : je préfère ne rien dire...

    - la politique intérieure (constitution etc...) : l’Etat UMP est de retour (enfin, disons, consolidé).

    Bon, vu le constat, il faut avouer que cela ne donne pas trop envie de continuer ainsi. Quelles sont les perspectives ?

    FN et extrême droite ? En dehors de toute considération éthique, il suffit de regarder les résultat de leur gestion quand ils ont eu un poil de responsabilité...

    PS : à voir... Difficile de dire quoi que ce soit actuellement. Si la guerre des chefs continue, il sera inutile de s’attarder. Si une vision plus construite de la société est proposée, il faudra regarder. Il existe au sein du PS des personnalités de qualité et des idées. Le seul problème est qu’elles n’arrivent jamais à prendre le contrôle du PS...

    L’UMP ? La parenthèse Sarkozy se révélant désastreuse, il faudra voir si celui-ci se représente ou pas. Si ce n’est pas le cas, il existe aussi au sein de l’UMP quelques personnes compétentes, mais leur chance d’arriver au sommet sont assez réduites. Actuellement, l’UMP est dominée par un groupe de sangsues dont l’intérêt général est l’élément le plus éloigné de leurs préoccupations.

    Le MoDem ? à voir. Là, pas de problème de leader, Bayrou est incontesté. On aime ou on aime pas, mais il a pour lui une certaine constance depuis 4-5 ans. Il ne plomberait pas les finances publiques, et il ouvrirait les portes à une démocratie moins soumise aux lobbys. Reste que son projet est encore flou, donc à voir dans 2-3 ans.

    - la LCR ? Disons qu’on aimerait voir que ce que donne l’idéal révolutionnaire autogestionnaire à l’échelle locale avant de lancer le grand soir.

    - Les Verts : quels verts ? (pareil pour le PC, le NC etc...).

    Heureusement, soyons optimistes, il reste quelques années à nos partis politique pour proposer une alternative et tourner la page. En attendant, deux échéances importantes se dessinent :

    - les européennes, en juin 2009. L’Europe est engluée dans un marasme issu du traité de Nice. L’UMP est partisanne de ne rien changer. On attend avec inquiétude et/ou espoir les projets du PS et du MoDem.

    - les régionales de 2010. L’UMP va changer (encore !) le mode de scrutin, cette fois pour écarter le MoDem (la dernière fois, c’était pour écarter le FN...). Comme actuellement quasiment toutes les régions sont aux mains du PS et assimilés, on a une bonne vision de ce qu’il vaut. Pas si mal, mais avec de grosses inégalités. On voit mal pourquoi les électeurs changerait en Rhône Alpes par exemple, mais en Provence ou Languedoc, un peu d’air serait bénéfique. Sauf que l’alternative UMP est encore pire. Personnellement, j’apprecierais un peu plus de vert et d’orange dans les régions : le vert pour des normes plus élevées côté environnement, et l’orange pour le dynamisme économique, mais c’est un point de vue personnel. Je ne serais pas contre aussi un peu de bleu dans les régions depuis trop longtemps à gauche : il est important d’alterner de temps en temps, pour limiter la corruption et changer de priorités.

    @l’auteur : ne déprimez pas, le pire n’est jamais sûr. 4 ans c’est vite passé... Et il faut regarder le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. Imaginez la poilante à TF1 si Bayrou est élu. Rien que pour cela, ça vaut le coup de voter...

     



  • Voltaire Voltaire 2 juin 2008 15:19

    @gaiaol

    Vous semblez ne pas admettre qu’il puisse y avoir interprétation sur la qualité du mensonge. Tout d’abord, un premier élément important : si le juge transcrit dans ses décisions l’application dela loi, il a bien sûr uneliberté d’appréciation. Comme l’ensemble des cas ne peut pas être inscrit dans la loi, il juge en fonctiond es textes, de la jurisprudence et de sa propre interprétation des textes sur le cas en question.

    D’autre part, comme plusieurs commentaires le soulignent, n’importe quel mensonge ne peut pes être retenu comme motif valable d’annulation. Encore une fois, la jurisprudence ne retient que des mensonges ayant un effet notable sur le couple marié. Les exemples donnés jusqu’ici (maladie grave, impossibilité de contracter un mariage religieux etc...) étaient tous des faits pouvant influencer sérieusement les fondements d’un mariage. Dans le cas présent, le juge étaot fondé à interpréter si un mensonge sur la virginité était un motif suffisament sérieux pour impliquer une absence de confiance pouvant annuler le mariage. Si le juge a interprété cela de façon positive, il me semble que suffisament d’arguments plaident en sens contraire : en effet, accepter ce type de mensonge comme pouvant entrainer une annulation ouvre la porte à un nombre de revendications excessives, avec des conséquances sérieuses sur le mariage en tant qu’institution. 

    On peut donc être amener à discuter du bien fondé de l’interprétation du juge, mais en aucun cas ne peut-on affirmer que le juge n’a fait qu’appliquer la loi : dans le cas précis, il avait toute lattitude pour juger de façon différente. De façon plus générale en revanche, il n’est nul besoin de changer la loi ; les juges ont tous les élements nécessaires pour décider. IL sera intéressant de suivre les conséquences d’un appel, s’il y a lieu. 

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