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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 25 avril 2008 11:18

    On hésite à penser si cet article est simplement de mauvaise foi ou illustre la véritable pensée de ses auteurs. Avec un peu de chance, il ne s’agit que de la première solution, d’un simple argumentaire publicitaire destiné à faire avancer la cause anti-OGM. Et après tout, plus c’est gros, plus ça passe, il y a tellement d’exagération, voire de contre-vérités dans cet article que cela semble le plus probable.

    Beaucoup plus inquiétante serait la seconde hypothèse, qui révélerait non seulement une méconnaissance totale de ce qu’est la science et ses mécanismes, mais aussi l’émergence d’une catégorie de la population en France pour qui le dogme prime sur les faits. On pourrait largement comparer cette attitude à celle des créationistes américains, qui est celle d’essayer de faire coller les faits avec le dogme, plutôt que de déduire le dogme (ou la réalité) des faits. 

    Comme je suis optimiste de nature, je me rassurerai en pensant que ma première hypothèse est bien la bonne, ce qui devrait être rapidement validé par les commentaires et évaluations qui s’abattrons sur ces remarques.



  • Voltaire Voltaire 25 avril 2008 10:52

    Je partage assez largement cette analyse. Je ne reprendrai pas les commentaires que j’ai déjà posté sur un autre article à ce sujet, mais il me semble que le président, s’il a réussi à montrer que le style bling-bloing était derrière lui, n’a pas sû en revanche proposer une vision sociétale convaincante et positive. La forte impression de confusion qui ressort de cet émission ne lui a pas permis de s’imposer comme un président au dessus de la mélée, qui fixe un cap pour l’intérêt général. C’est sans doute cet échec qui risque de lui coûter cher dans les prochains mois.



  • Voltaire Voltaire 25 avril 2008 10:44

    Ma première réaction à la suite de cet émission a été "Merci Monsieur Calvi"... seul journaliste a avoir fait correctement son travail. Au delà de ce constat, quelques remarques :

    - D’un point de vue général tout d’abord. Je ne commenterai pas la forme de l’émission, qui est ce qu’elle est. L’impression globale que l’on peut ressentir après cette heure et demi est celle d’une certaine frustration. Le début a été calamiteux, brouillon, désordonné. L’intervention d’Yves Calvi a remis un peu de sens au sujet, avant que l’on ne s’ennuie de plus belle avec une eclipse des sujets qui fachent côté politique étrangère. Le président voulait montrer qu’il avait changé de style : mission partiellement réussie. Nicolas Sarkozy est revenu à une attitude plus classique, traditionnelle, moins bling-bling, et donc appréciée des Français. En revanche, il n’a clairement pas perçu que son impopularité n’était pas uniquement due à ce style mais avait des causes plus profondes, sur le fond du modèle de société qu’il propose. Là, c’est un échec qui risque de lui coûter cher. 

    - Quelques éléments de détail :

    • la partie sur l’économie fut calamiteuse, non pas que la journaliste fut incompétente, mais simplement parce que le président avait décidé de déballer l’ensemble de ses arguments publicitaires d’un seul coup, sans vouloir répondre aux questions posées. Il en est résulté une forte impression de brouillon, sans cohérence. Sur la question du pouvoir d’achat, il n’a pas été convaincant, alors que c’était pourtant le principal défi de cette émission. A la limite de la mauvaise foi sur de nombreux thèmes (notamment sur les heures supplémentaires), il n’a pas compris que les citoyens n’étaient pas prêt à avaler des affirmations démenties par les faits. Il a donc choisi de confirmer sa volonté de poursuivre un modèle socio-économique néo-conservateur qui a montré ses limites et accroit les inégalités. Seul élément positif qui surnage du lot, l’annonce de l’extension à toutes les entreprises du système d’intéressement et de participation aux bénéfices.
    • La partie société a été bien menée, avec courage, par Yves Calvi. Elle a mis le président en difficulté sur plusieurs sujets, sur lesquels il a tenté de contourner les questions. Les contradictions entre sa politique et son discours sont ainsi nettement apparues sur le sujet de l’immigration et des travailleurs sans papiers. Quant au RSA, la bonne nouvelle de sa généralisation a été totalement effacée par deux éléments clés : un chiffrage fantaisiste (1 milliard d’euros au lieu des 3-4 estimés par les spécialistes), et un financement pris sur la prime à l’emploi, qui bénéficie aux travailleurs pauvres. Bref, tout l’inverse de sa volonté affichée de donner du pouvoir d’achat à ceux qui travaillent...
    • la partie politique étrangère a été la plus favorable au président, grâce à un journaliste qui a soigneusement évité les sujets les plus polémiques : rien sur son souhait de réintégrer l’OTAN ou sa politique d’alignement avec les US, rien sur la Lybie, où son action a été en totale contradiction avec sa politique affichée au sujet de l’Iran. Convainquent sur l’Afghanistan ou sur Ingrid Bétancourt, il l’a moins été sur la Chine, où il lui a fallu fair un grand écart assez difficile à avaler.

    Pour conclure, le président aura sans doute fait le nécessaire pour regagner un peu de popularité auprès de ses propres troupes, excédées par l’étalage de sa vie privée. Pour le reste, il peut s’attendre à de nouvelles difficultés dans l’opinion si la croissance ne repart pas, ce qui est hélas l’hypothèse la plus probable.

     



  • Voltaire Voltaire 18 avril 2008 17:14

    Une excellente analyse de PL Seguillon, que je partage en effet largement. Atouts et handicaps y sont bien définis, ainsi que les nécessaires mesures pour Bayrou rebondisse. Rare de voir une telle analyse chez les journalistes politiques...



  • Voltaire Voltaire 18 avril 2008 13:50

    La question mérite d’être posée, mais je sais pas si l’on arrive à la réponse dans ce texte...

    J’ai trouvé le schéma intéressant ; si on le met à jour avec les partis actuels et leur positionnement réel, on constatera sans doute avec intérêt que les intersections entre ces partis ont pas mal changé, et qu’une recomposition est sans doute nécessaire/innéluctable car pas mal d’alliances sont encore fondés sur des principes obsolètes.

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