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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 11 avril 2008 13:58

    Sans entrer ici dans le détail, il est néanmoins utile de rappeler quelques éléments économiques fondamentaux.

    - la dette coûte. Des intérêts. Actuellement très bas, ceux-ci peuvent remonter (en cas d’inflation... ), et donc coûter plus...

    - l’endettement est utile quand il finance un investissement. Emprunter pour dévelpper des infrastructures, ou de l’éducation, qui rapportera plus tard de la croissance économique, constitue un placement. En revanche, l’endettement est négatif quand il finance le fonctionnement (pour faire simple, comparez de la dette pour un achat immobilier, et de la dette pour acheter une télé, un crédit consommation...).

    Pour bien gérer une économie, il existe une règle assez unanimement acceptée : un pays s’endette en cas de crise de croissance, pour investir et relancer l’économie, et ainsi réduire la durée dela crise. Et ce pays rembourse sa dette quand l’économie est en croissance, afin de laisser une marge pour emprunter de nouveau en cas de crise. C’est ce qu’a fait le Japon : afin de sortir d’une période de déflation, il a massivement emprunté, notamment pour accroitre sa R&D et assainir son système bancaire. Certes, la crise mondiale actuelle est génante pour lui, mais il a réussi à inverser la tendance des années 90. En revanche, l’Italie et la France n’ont pas remboursé suffisament leurs dettes et assainis leurs économies dans les années 98-2002 et 2005-2007. Ils sont donc incapables d’emprunter plus actuellement, alors que l’économie ralentit, pour relancer la machine.

    La France a aussi commise des erreurs importantes de gestion, comme la cession d’actifs majeurs à vil prix (autoroutes...) et n’a pas réformé son administration (doublons nombreux entre Etat et collectivités locales par exemple). Le seul problème est que ce type de réforme de fond ne peut se faire qu’en période de vaches grasses, pour amortir les effets normaux sur les personnes. A force d’accumuler les erreurs, par courte vue, nos gouvernements successifs ont plongé la France dans un beau "merdier"...

    Alors, rigueur ou pas rigueur ? Une rigueur de gestion ets nécessaire actuellement. On ne peut plus plonger le déficit sans effets à long termes très domageables. Mais pour la dette, il faut la stabiliser. Son remboursement devra attendre. L’essentiel est d’utiliser les faibles marges disponibles pour de l’investissement pour la croissance. Cela implique des choix douloureux : il faut qu’ils soient justes, équilibrés et réversibles...

     



  • Voltaire Voltaire 10 avril 2008 15:53

    Il me semble y avoir une certaine confusion sur la signification d’un titre comme celui de docteur honoris causa. Quelque soit le mérite de Mme Dion en terme d’image pour le Canada, une médaille quelconque m’aurait semble plus approprié que ce titre qui est ici galvaudé. Quant aux justifications de l’Université de Laval, on touche en effet le fond du cynisme... dommage.



  • Voltaire Voltaire 10 avril 2008 12:42

    Ierma ?



  • Voltaire Voltaire 10 avril 2008 12:41

    Effectivement, le journaliste du Monde a confirmé l’intégralité des propos tenus... mais qui en doutait ?

    JM Aphatie se plaignait récemment de la difficulté des politiques à appeler un chat un chat (rigueur, déficit, dictature...) ; on constate qu’ils ont aussi de la difficulté à assumer leurs propos... la langue de bois à de beaux jours devant elle !



  • Voltaire Voltaire 10 avril 2008 11:45

    Je crains hélas que Mme Kosciusko-Morizet n’ait découvert ici les limites de sa liberté dans le système politique actuel. Elle avait le double désavantage d’être une femme et de défendre l’environnement. Deux éléments rédhibitoires à l’UMP... Corinne Lepage et Serge Lepeltier (un homme lui, mais abattu par le lobby des chasseurs à l’époque) en avaient fait l’expérience...

    Hélas aussi, je n’ai pas eu l’impression que l’ironie était de mise dans ses propos, juste l’amertume. Mais Mme Kosciusko-Morizet a aussi beaucoup d’ambition politique, qui passe par la soumission aux puissants...

    Reste que nous assistons aussi à un beau tir groupé d’avalage de châpeau : Rama Yade (Lybie, Chine...), Martin Hirsch (RSA), Kosciusko-Morizet (OGM), cela commence à faire beaucoup... Sans en tirer les conséquences malheureusement, comme quoi l’ambition est presque toujours plus forte que la conscience en politique.

     

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