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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 12 mars 2008 14:20

    @le chat

    Qui est celui qui mange à tout les rateliers ? le PS, propose des alliances avec LO et le MoDem... L’UMP s’allie avec des personalités PS (Pau, Mulhouse...), le MoDem, les Villieristes... ?

    La seule différence est que le MoDem avait annoncé la couleur, tandis que PS et UMP font l’inverse de ce qu’ils disent. Car soyons sérieux, qui, dans la plupart des cas, fait le pas pour une alliance avec le MoDem ? 

    Dans un scrutin municipal, défendre des listes de façon idéologique ne tient pas debout. Bayrou a toujours dénoncé le clivage artificiel entre droite et gauche. Quand il met en pratique son projet, il est dans le flou, il mange à tous les rateliers, tandis que quand PS et UMP font la même chose en déclarant le contraire, eux sont indemnes de tout reproche ? Ce n’est pas sérieux !

    Il serait donc normal pour l’UMP et le PS, favorables à un clivage droite-gauche, de faire des alliances avec le MoDem, mais ce dernier, qui le combat, devrait rester isolé ? Qu’est-ce que c’est que ce raisonnement ? Je vous avais connu plus objectif !

    Je ne suis pas Bayroudolâtre ni MoDemolâtre, mais la critique mérite des arguments un peu plus conséquents.



  • Voltaire Voltaire 12 mars 2008 13:59

    Bon résumé de la situation.

    Dans un mode de scrutin très défavorable au MoDem, ce parti a réussi à démontrer un attrait électoral indéniable. Le résultat final en nombre d’élus devrait être assez satisfaisant, ce qui est bien sûr un élément essentiel pour tout parti politique.

    Je vous trouve plus injuste conernant la politique d’alliances de ce parti, et les critiques des opposants au MoDem sont souvent comiques. Le MoDem avait annoncé dès le début de sa campagne quelle serait sa politique d’alliance : considérant que la gestion d’une ville ne doit pas donner lieu à des affrontements idéologiques, des accords pouvaient être réalisés au premier ou au second tour avec des têtes de listes ou maires-sortants modérés (l’accord avec le PC à Aubagne a ainsi été récusé par F. Bayrou). Au contraire, aussi bien François Hollande pour le PS que Patrick Devedjan ou François Fillon pour l’UMP exigeait un accord national exclusif. La réalité du terrain a bien sûr rendu ces discours caduques, et responsables PS et UMP se sont précipités pour proposer des alliances avec les listes MoDem, qui ont comme vous l’indiquez réalisées des scores très honorables dans la plupart des villes. 

    Si flou il y a, il est bien du côté des appareils UMP et PS, dont les responsables proclament une chose et agissent à l’opposé, plutôt que du côté du MoDem. On peut bien entendu contester et critiquer ce type d’alliances, mais dans ce cas, tous les partis sont à critiquer, puisqu’ils les pratiquent tous...

    Néanmoins, si la stratégie électorale du MoDem a dans l’ensemble bien fonctionnée, et est en cohérence avec sa vision politique de dépassement des clivages, ce parti n’est pas exempt de tout reproche. Son organisation semble encore balbutiante, et surtout ce parti manque encore de projet concret et alternatif dans un certain nombre de domaines essentiels. Certes, c’est aussi le cas du PS, mais cela n’est pas une excuse. Si le MoDem veut gouverner à la place de l’UMP, il doit proposer un projet de société, une démarche économique et sociale, qui soient crédibles. Pour le moment, ce parti et son président sont encore trop souvent dans la critique pour constituer une alternative. Les élections européennes seront un bon test de sa capacité à innover et à proposer, dans un contexte européen dramatiquement paralysé.

     



  • Voltaire Voltaire 12 mars 2008 13:08

    Il ne me parait pas utile de commenter l’intégralité de votre diatribe, mais il faut néanmoins corriger un élément majeur, celui du score du MoDem à ces élections.

    Le chiffre que vous citez est celui compilé par le ministère de l’intérieur pour l’ensemble des listes dans les villes de plus de 3500 habitants, en fonction de l’appellation de la liste. Dans cette analyse, vous remarquerez qu’on ne retrouve pas les chiffres de l’UMP, du PS, et même d’aucun autre parti sinon le MoDem... la raison est que le ministère de l’intérieur, dans sa grande neutralité, a compilé d’un côté tous les résultats des UMP, NC, RV, DVD et autres partis de droite, de l’autre tous les PS, MRC, DVG, RG, Verts etc..., et laissé tout seul au milieu, bien en vue, ceux du MoDem considérés comme inclassables. Nous attendons donc avec impatience que vous nous fournissiez, pour comparaison, les chiffres obtenus par les autres partis suivant la même méthode de calcul !

    La réalité des faits est que de très nombreuses listes ne sont pas affichées avec une étiquette de parti, et se retrouve donc en DVD ou DVG. De plus, ces résultats prennent en compte toutes les villes, y compris celles où il n’y a pas de liste MoDem... Le score de ce dernier est donc très artificiellement rabaissé : d’abors parce que très peu de villes de moins de 10.000 h ont des listes avec une affiche politisée, ensuite parceque cela ne tient pas compte des villes où il y a eu accord lors du premier tour...

    La réalité du score du MoDem est donné par son score dans les villes où ce parti a présenté une liste, soit environ 350 villes de plus de 10.000 habitants. Ce score dans ces villes est d’un peu plus de 15%...

    C’est bien sûr la raison pour laquelle le MoDem est si courtisé par le PS et l’UMP au niveau local, en totale contradiction avec les déclarations des leaders nationaux de ces partis. Du côté alliances, seul le MoDem a en effet une attitude sans ambigüité, annoncée deuis plusieurs semaines : accords à la carte en fonction du projet, avec droite et gauche modérée. L’UMP et le PS ont eux des discours totalement schizophréniques, où les leaders diabolisent le MoDem tandis que les élus locaux proposent des alliances... Tout cela ne grandit pas la démocratie.

    La réalité politique est que le MoDem a réussi à imposer sa marquedans une élection très difficile pour lui ; son résultat en nombre d’élus sera sans doute important, et il aura fait bouger les lignes dans de nombreuses villes. Cela ne constitue certes pas un triomphe, mais sa survie politique est assurée, jusqu’aux prochaines élections intermédiaires (européennes et régionales) où le mode de scrutin proportionnel lui sera plus favorable.



  • Voltaire Voltaire 11 mars 2008 15:39

    Il est tout à fait regrettable qu’e l’essentiel des media ait repris pour argent comptant les soi-disant information de l’UMP et du PS sur les résultats du MoDem. Ainsi, d’après les informations comptabilisées par le MoDem, 15 villes ont été gagnées au premier tour dont 2 de plus de 40 000 habitants. Au total, sur près de 350 villes où se présentaient des listes autonomes, le Modem recueille en moyenne près de 16% des voix, ce qui confirme son ancrage territorial. Eric Azière, en charge des élections a estimé que le MoDem avait d’ores et déjà 554 conseillers municipaux élus au premier tour, et en prévoit "plusieurs milliers à l’issue du second".

    Les chiffres de 3-4% au niveau national annoncés pour le MoDem sont totalement chimériques : de nombreux candidats MoDem n’ont pas été comptabilisés, les villes où le MoDem ne se présentait pas ont été comptabilisées, et dans de très nombreuses petites communes, les DVD ou DVG ont été comptés UMP ou PS, ce qui gonffle articiciellement leurs résultats.

    De la même façon, il est parfaitement malhonnête de présenter le MoDem comme un parti sans ligne directrice : dans la plupart des cas, ce sont le PS et l’UMP qui ont des positions différentes suivant l’échelon national ou local, suivant les leaders, et suivants les villes. La stratégie d’alliance au cas par cas du MoDem avait été annoncée avant les élections. Au contraire, PS et UMP avait annoncé qu’il n’y aurait aucun accord avec le MoDem faute d’accord global, ce qui a bien sûr été contredit par les faits. Ce sont en effet bien les candidats UMP et PS qui ont invités les candidats MoDem à passer des accords, au premier ou au second tour. Chacun a essayé de maximiser ses résultats, ce qui est parfaitement normal étant donné le mode de scrutin. Il serait bien de cesser la désinformation qui a lieu actuellement.



  • Voltaire Voltaire 10 mars 2008 22:37

    Pas une mauvaise analyse. Il faut néanmoins souligner que, dans beaucoup de villes, le problème des alliances du MoDem ne vient pas de ce parti ! Cest bien sûr le cas à Paris, mais aussi Saint Etienne par exemple, où la gauche refuse de s’allier au MoDem. Il est aisé de reprocher au MoDem de mener une politique opportuniste, mais l’UMP et le PS en font de même avec le MoDem. Chacun essaye d’optimiser ses scores, et cache ensuite ses alliances ou absence d’alliance sous des pretextes divers. Dans ce cadre, le MODem, qui avait annoncé la couleur dès le début, est sans doute le plus honnête des trois ! Quant à Pau, il est évident qu’il n’y aura pas d’accord. Bayrou devra compter sur l’électorat de droite modérée, qui peut préférer voter pour lui plutôt que de faire passer une candidate alliée à l’extrême-gauche.

    Le bilan est donc plutôt favorable à la gauche,mais beaucoup de villes resteront à droite, car il y aura sans doute un peu de démobilisation de l’électrat de gauche, souvent moins mobilisé que l’électorat traditionnel (et plus âgé) de droite.

    Reste aussi quelques (trop rares) bonnes surprises d’accords « salutaires » ou « éthiques », comme celui à Asnières entre dvd, PS et MoDem ; pour faire tomber le maire-sortant UMP dont la gestion est plus que critiquée.

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