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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 5 mars 2008 16:38

    A partir d’un sujet intéressant, l’auteur se concentre exclusiment sur un (et non trois) élement totalement secondaire, qu’il tente de monter en exergue afin de suggérer une vison négative du prophète qui serait perpétuée par l’occident et par les auteurs de la revue Historia.

    Sa démonstration manque largement sa cible, d’abord parce qu’ il est souvent très difficile de remonter à l’origine des diverses modifications de prononciations d’un terme vieux de près de quinze siècles, et surtout parce que cela est totalement hors sujet. Contrairement à ce que l’auteur essaye de démontrer, personne dans les pays "latins" ne considère comme négatif l’appelation "mahomet" par rapport à Muhammad. Il s’agit simplement d’une déformation linguistique comme il en existe des milliers. Dans ce contexte, suggérer qu’une réhabilitation du terme "muhammad" puisse avoir une quelconque influence sur la vision des occidentraux sur l’islam est totalement chimérique.

    Il eût été autrement plus intéressant de commenter le fond du dossier présenté par la revue Historia !



  • Voltaire Voltaire 5 mars 2008 15:10

    Merci pour cet article, qui reprend un argument que j’ai souvent utilisé sur ce thème.

    La traduction du coran de Jacques Berque est sans doute l’une des plus fidèle. Le texte est sans ambigüité : le principal soucis exprimé dans le coran est bien un soucis de pudeur, et absolument pas lié au port du voile. le texte lui-même n’impose pas le port du voile, mais suggère comment éventuellement le porter ; il insiste aussi sur la nécessité pour l’homme d’être pudique, et de baisser les yeux devant une femme qui exposerait trop ses atours...

    A partir du moment où le concept de pudeur est bien évidemment relatif, et différent suivant les cultures et époques, et que le texte même du coran n’indique aucune obligation, il n’existe aucune justification religieuse à l’imposition du port du voile.

    D’un point de vue plus général, le texte du coran est souvent assez ambigüe pour permettre de nombreuses interprétations, et adaptations en fonction du contexte. C’est ce qui a fait la force de la religion musulmane à ses débuts, en permettant une intégration sans heurts des coutumes locales et de l’islam. La rigidité de son interprétation actuelle, souvent abusive, ne peut que lui nuire, quelque soit l’opinion que l’on peut avoir de cette religion.



  • Voltaire Voltaire 4 mars 2008 16:14

    Si la nomination de Claude Allegre peut être contestée, ce n’est certainement pas avec les arguments décris par l’auteur.

    Son argumentation sur la boule de pétanque était juste, même si elle n’est effectivement totalement exacte que dans le vide, mais en l’absence de vent, elle demeure aussi proche de la vérité.

    Son argumentation sur les OGM est tout aussi logique, contrairement à vos affirmations. Toutes les études actuelles indiquent que la toxicité environnementale ou pour la santé des cultures classiques, où les pesticides sont utilisés à gandes doses, est plus élevée que pour les cultures OGM (il vaut mieux du bio, mais c’est une autre histoire..). Et les traitements classiques sont bien plus nocifs pour les vers de terre que les OGM (ou pour nous mêmes ! les effets cancérigènes et neurotoxiques des pesticides ne sont plus à démontrer, tandis que les effets des OGM demeurent très controversés).

    Sur le sujet du réchauffement climatique, on peut aussi accepter que sa version était défendable il y a 7-8 ans. Au début des années 2000, on pouvait en effet encore avoir des doutes sur les causes d’un réchauffement climatique, et celui-ci était encore incertain. Depuis, les données sont plus nombreuses, et la grande majorité des modèles suggèrent qu’il y a bien réchauffement induit par l’activité humaine,mais un scientifique peut émettre des doutes. Ses démonstrations sont peu convainquantes, mais il reste dans le domaine de la controverse scientifique normale.

    Ce que l’on peut reprocher à Claude Allegre, c’est sa méthode. Doté d’un ego surdimensionné, il n’accepte pas la contradiction et n’est pas adepte du dialogue. Pour un responsable politique ou un ministre, c’est rédhibitoire. Sa volonté de réforme est méritoire, mais en refusant d’écouter, il s’enferme dans des mesures et pratiques innacceptables.

    Le reste ne mérite pas commentaire. Toute critique se doit d’être argumentée, faute de quoi elle a l’effet inverse de celui escompté.

     



  • Voltaire Voltaire 4 mars 2008 10:09

    Il est de bon ton de stigmatiser le MoDem, pour son attitude soi-disant floue. Curieux renversement de situation !

    Car enfin, le MoDem avait pourtant bien annoncé dès le début de sa campagne quelle serait son attitude : autonomie dans une majorité de cas, alliance en cas d’accord sur un projet commun avec des têtes de listes démocrates, de gauche ou de droite modérée, qui partagent l’essentiel des valeurs du MoDem.

    En revanche, on chercherait en vain une telle transparence à droite ou à gauche ! PS et UMP sont engagé dans un discours schizophrénique entre positions nationales et positions locales. De nombreux élus locaux PS appelant ou réalisant des accords avec le MoDem devraient défendre la position officielle du PS, pour laquelle el MoDem serait de droite et infréquentable ? Et ces élus de droite partisans d’accords locaux qui voient leur parti se lancer dans une campagne de tir au Bayrou ?

    Tout cela n’est pas très sérieux, et relève d’un calcul politicien dépassé. On peut parfaitement ne pas être d’accord avec la vision sociétale du MoDem, mais il faut cesser cette hypocrisie permanente, où le MoDem est l’énemi à abattre quand il menace un élu, et devient un partenaire convoité quand il permet de conserver sa place. Replaçons la politique au niveau des idées et des projets, elle ne s’en portera que mieux.



  • Voltaire Voltaire 4 mars 2008 09:48

    En dehors du problème strictement stratégique, où effectivement annoncer à l’avance une alliance avec l’un ou l’autre camp peut s’avérer suicidaire, je pense que vous sous-estimez aussi la réalité de la difficulté de passez des accords sur la bse d’un projet commun.

    Pour ne prendre que l’exemple de Paris, Mme de Sarnez a ainsi indiqué qu’elle pourrait travailler avec Mr Delanoë, mais qu’il demeure des divergences sérieuses en terme de projet. Cette situation est sans doute identique dans de nombreuses villes : en réalisant un très bon score au premier tour, le MoDem se met en situation de peser sur le projet de son futur partenaire. Plutôt que de réclamer que le MoDem indique à l’avance avec quel partenaire il s’alliera, je pense que la bonne demande est de préciser quels sont les éléments incontournables de son projet dans chaque ville. Cela permet alors de préparer des accords sur une base plus claire, sachant que la proportion du projet du MoDem qui sera acceptée par son partenaire sera plus ou moins importante en fonction de son score.

    Enfin, il est aussi important de préciser que, dans un certain nombre de villes, le MoDem ne fera pas d’accord au second tour, malgré son intérêt évident. Soit parce que les projets sont trop éloignés, soit parce que les circonstances politiques ne le permettent pas, soient par ce que la personalité des têtes de listes des autre spartis ne sont pas compatibles avec le projet du MoDem.

    Pour ne prendre que ma propre ville en exemple, la liste MoDem, qui pourrait faire un score important, a annoncé qu’elle ne ferait pas d’alliance au second tour : elle revendique un mandat unique pour le maire et une gouvernance plus ouverte, alors que le député-maire UMP sortant s’y refuse, mais ne peut s’allier avec la liste de gauche menée par un fabiusien anti-européen, qui défend un projet trop éloigné. Un tel cas se reproduira sans doute dans beaucoup de villes des Hauts de Seine, où les élus UMP sont devenus infréquentables, mais où les listes de gauche, comprenant souvent des communistes, sont aussi peu compatibles avec le MoDem.

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