• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 44 2151 2693
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 897 302 595
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 21 mars 2008 14:52

    La réponse est très simple, vous la trouverai dans tous les articles scientifiques sur ce sujet.

    L’insecticide utilisé dans les plantes OGM est une toxine produite par une bactérie. Cette toxine, très utilisée en agriculture biologique, agit spécifiquement sur certains insectes. Sans rentrer dans le détail, cela est dû en partie à l’acidité de l’estomac : pour que cetet toxine soit active, elle doit être modifiée dans l’estomac de l’insecte, qui a un beaucoup moins acide que chez les vertébrés par exemple. Cette toxine est donc totalement innactive dans le tube digestif d’un mammifère, mais sera activée dans celui de certains insectes. Ensuite, il faut que cette toxine traverse la paroie de l’intestin, ce qu’elle fait (si je me souviens bien, cela devient un peu vieux pour moi) grace à certains récepteurs présents chez l’insecte mais pas chez l’homme. Il faut rappeler que cette toxine est une protéine. Le mécanisme d’action des insecticides "chimiques" est totalement différent, et ceux-ci sont tous plus ou moins toxiques pour les vertébrés.



  • Voltaire Voltaire 21 mars 2008 14:46

    @spyder974

    Je crois que vous avez mal compris mon propos. Il est évident qu’il ne faut pas croire sur parole ce que dit Monsanto. L’essentiel, ce sont les faits. Tous les faits, et pas uniquement ceux qui vont dans "votre" sens. L’essentiel, c’est la possibilité d’un débat contradictoire et équilibré.

    Cet article ne porte pas sur le fond du sujet, mais sur la forme du débat.



  • Voltaire Voltaire 21 mars 2008 14:26

    Je vous réponds, ainsi qu’à Proto.

    Mon propos n’est pas ici de suggérer que Monsanto a raison, que cette société est innocente etc.

    Mon propos est que chacun a le droit de défendre son point de vue sans être accusé d’être à la solde de Monsanto. Nuance !

    A titre personnel, je considère qu’il existe un faiseau d’évidences qui permettent d’affirmer que cette société a une attitude économiquement dangereuse, mais qu’en revanche il n’existe aucun élement probant pour porter des accusations sur la dangerosité des plantes transgéniques. C’est mon opinion, pas celle de Monsanto. Elle se base sur les faits disponibles, les analyses scientifiques publiées, les témoignages existants, mes connaissances en génétique moléculaire et en économie, les brevets déposés etc... Je n’ai pas d’action Monsanto, je ne connais personne de cette entreprise, et si quelqu’un m’accuse par avance d’être à la solde de cette entreprise parce que je ne suis pas d’accord avec l’auteure pour tenter de discréditer mon propos, je l’attaque en diffamation.

    Mettons quelques petites choses au point :

    - Monsanto a le droit de se défendre quand elle est attaquée ; Vous êtes contre la présence d’un avocat auprès d’une personne accusée de meurtre ?

    - Un chercheur n’est pas nécessairement un pourri ou un acheté s’il partage la même opinion qu’une société privée... La grande majorité des scientifiques, même ceux qui acceptent des financements du privé, sont honnêtes dans leur opinion scientifique.

    - Rien ne remplace la parution d’articles dans les revues à comité de lecture. Certes, la fraude scientifique existe. Mais pour les découvertes majeures, ou les faits très médiatiques, la fraude ne resiste pas longtemps au travail de la communauté scientifique.

    - Un journaliste, s’il n’est évidemment pas tenu à la rigueur scientifique, est cependant tenu à une certaine honnêteté dans son travail. Sur ce point, la méthode utilisée par l’auteure du reportage est absolument terrifiante : les éléments à charge sont trouvés sur internet, triés, et les personnes choisées pour confirmer la thèse de l’auteur sont interviewées. Aucune enquête à décharge, aucun témoignage contradictoire. Je ne parle pas de Monsanto, qui a refusé logiquement de répondre (vu le parti pris de l’enquête, on imagine l’utilisation qui aurait été faite des réponses). Mais il existe suffisamment d’éléments de doute pour qu’un minimum d’objectivité soit appliqué. Accuser par avance ses détracteurs d’avoitr partie liée à l’accusé, c’est ne pas respecter la déontologie normale du journalisme.

    Pour conclure, je répète mon point de vue : peu importe votre, mon, son opinion. Chacun doit être libre de l’exprimer sans se faire accuser sans preuve de malhonnêteté.



  • Voltaire Voltaire 21 mars 2008 13:40

    Excellent article, qui résume bien la situation actuelle sur le sujet.

    Ce reportage est, à bien des égards, très similaire au livre de Bjorn Lomborg, "The skeptical Environmentalist", où l’auteur avait remis en question la réalité du changement climatique induit par l’activité humaine en n’utilisant que des éléments à décharge. Ici, l’auteure du reportage n’a utilisé que des éléments à charge, souvent de façon totalement erronée, voire de façon malhonnête. Mais, comme dans le cas Lomborg, cette personne n’a pas commise de "fraude" puisque son travail n’est pas "scientifique" (c’est à dire répondant aux exigences de toute étude scientifique où les analyses doivent être démontrées et réfutables).

    Il ne me parait pas utile de revenir ici sur l’aspect scientifique du débat ; celui-ci est parfaitement expliqué par Marcel Kunz dont l’auteur de l’article met le lien.

    Ce qui me semble en revanche surprenant est effectivement le vérrouillage du débat par l’auteure du reportage, sous le pretexte que les contradicteurs pourraient être "manipulés" par la firme mise en question. Soyons clair ici, le propos n’est pas de défendre Monsanto : que cette entreprise ait été à l’origine de produits toxiques est une évidence, qu’elle tente d’imposer un modèle économique d’agriculture va de soit, et qu’elle pratique d’intenses lobbying n’est pas réfutable. Non, le problème ici est bien la liberté du débat : décrédibiliser par avance tout contradicteur, en l’accusant d’être à la solde de son ennemi, n’est pas acceptable en démocratie. Peut-on imaginer un seul instant que l’ensemble des scienifiques qui ne partagent pas l’avis de l’auteure sur la dangerosité des OGM soit sous l’influence de Monsanto ? peut-on imaginer que l’ensemble des citoyens qui ne partagent pas cet avis soient sous l’influence de Monsanto ? Pire, que le grotesque de cette insinuation ne soit pas dénoncé par les lecteurs d’Agoravox, pourtant généralement sensibles à la nécessité du débat, m’attriste profondément.

    La phrase que l’on attribue à mon homonyme, "Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire", est, hélas, plus que jamais d’actualité.



  • Voltaire Voltaire 20 mars 2008 10:05

    Avant d’écrire un article de ce type, je vous recommande de travailler un peu plus le fond du sujet. Il y a pleins de confusions qui rendent le sujet incompréhensible (quel rapport entre un robot de la taille d’un insecte et des nanoparticules ! Quant au sujet de l’amiante, les fibres sont bien de l’ordre de quelques micrometres, mille fois plus grandes que le nanometre. La comparaison n’est donc pas possible. Vous avez clairement une vision trop floue du problème, et avez du mal à saisir le problème d’échelle, ce qui vous entraine à des amalgames erronés.

    Votre article est plein de questions ouvertes qui, faute d’arguments, en dilue l’intérêt. Pourtant, il existe une littérature très abondante sur le sujet, et d’excellents rapports sur les aspects sanitaires des nanoparticules sont disponibles. Sur la forme, cet article n’aurait pas dû passer le comité éditorial.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv