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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 4 janvier 2008 11:20

    Ces éléments ne grandissent pas la politique locale. Pour être objectif, il eût été utile de présenter les réponses du maire ou de ses adjoints aux commentaires et interventions de l’opposition. Ceci dit, le problème d’Asnières est de notoriété publique, comme hélas cela existe dans d’autres villes des Hauts-de-Seine.



  • Voltaire Voltaire 3 janvier 2008 13:48

    Pas que ça... Sachez que, comme Candide, je demeure un éternel optimiste. Les lumières de mon siècle éclairent un avenir que j’imagine toujours moins sombre, les philosophes suggèrent que l’homme est capable du meilleurs tout autant que du pire, et Mozart, Chopin ou Ravel ont toujours pour moi remplacés avantageusement le Prozac.

    Si à cela s’ajoute le fait que ma cave conserve quelques bonnes bouteilles, qui me font toujours voir le verre à demi-plein plutôt qu’à demi-vide...



  • Voltaire Voltaire 3 janvier 2008 13:25

    J’ai adoré cette année 2008 ;

    D’abord, ma vieille télé à bout de souffle a rendu l’âme. Déjà que je n’avais que les cinq chaines et demi réglementaires, avec un Arte parasité pour cause d’antenne de toit antédiluvienne et un France2 qui sautait tout les soirs entre 20h et 22h. Mais avec ce coup là, j’ai pu me replonger dans une kyrielle de bouquins que j’avais laissés de côté, et écrire deux fois plus d’articles pour mes fans d’Agoravox.

    Et puis (croisons les doigts), nous avons pu donner un petit frère ou une petite sœur à notre mioche qui, s’il est toujours aussi trognon, ne mérite pas d’attraper le syndrome de l’enfant unique.

    Ne boudons pas notre plaisir, le prix de l’abonnement à Voici, Gala et Paris-Match a baissé de 20%, grâce aux ventes boostées par les trois nouvelles girl-friends de notre guide suprême et le nouveau petit ami de Ségolène.

    La crise du logement en région parisienne a enfin été résolue, par la réquisition de 500.000 mètres carrés à Neuilly et la construction de logements sociaux dans le parc de Versailles, suite à la révélation sur le net de certains avantages consentis à des membres des cabinets de 27 ministres.

    Étranger, le recomptage des bulletins n’est toujours pas terminé aux États-Unis. La planète compte deux fois moins de conflits depuis que l’administration américaine « gère les affaires courantes ». Faute de subventions étrangères en raison de la crise des subprimes, les premiers ministres Israéliens et Palestiniens ont été contraints de faire la paix. Quant au gouvernement Iranien et à son conseil religieux, malheureusement disparus à la suite d méga-tremblement de terre ayant frappé le pays, ils ont été remplacé par une sympathique bande de jeunes étudiants cinéastes. Enfin, en Europe, la présidence française s’est déroulée dans une ambiance folklorique et détendue, depuis que le patron de la viticulture française a été nommé ministre des affaires étrangères en remplacement de Mr Kouchner, transfuge au nouveau parti révolutionnaire unitaire de Mr Besancenot.

    Politique intérieure, ma bonne ville de Rueil-Malmaison jouit enfin d’un maire à plein temps, depuis que Mr Patrick Ollier, autrefois candidat malheureux au perchoir de l’assemblée nationale, a pu prendre ce poste tant convoité à la suite de l’accident de ski de son prédécesseur, l’illustre inconnu Bernard Accoyer, et être ainsi battu à l’élection municipale par un non moins inconnu candidat MoDem à la tête d’une liste hétéroclite de mécontents.

    Sport enfin, ces Jeux Olympiques, qui devaient être le summum de l’esprit de paix et de tolérance olympique, se sont évanouis dans la fumée Pékinoise et son vent de sable venu des terres devenues arides du nord de la Chine (on murmure aussi que trop de contrôles anti-dopage positifs seraient à l’origine de leur annulation...). La compétition a été avantageusement remplacée par des courses nautiques d’ours blancs et de pingouins dans des régions arctiques et antarctiques désormais vierges de toute glace...

    Allez, bonne année 2009 à tous, qu’elle soit aussi fun que cette année 2008 se présente !



  • Voltaire Voltaire 2 janvier 2008 14:47

    L’article ne manque pas d’intérêt, et mériterait de se replacer dans une analyse plus fouillée de l’évolution de notre société.

    La France a longtemps méprisé la réussite financière, d’un point de vue général, même si elle faisait dans le même temps preuve d’une certaine hypocrisie. Il a en tout cas été longtemps malvenu d’étaler ses richesses. L’effet pervers en a été une frilosité excessive des élites pour le métier d’entrepreneur : le créateur d’entreprise a généralement, en effet, souvent pour motivation (pas uniquement bien sûr) de faire fortune, passion souvent jugée malsaine. Les élites françaises se sont donc retrouvées dans la haute administration et/ou au conseil d’administration de grands groupes sans passer par la case entreprenariat. Il suffit d’ailleurs de noter que l’immense majorité des grands groupes français est d’âge ancien, contrairement à des pays plus dynamiques. Ceci avait une double conséquence : un manque d’entreprenariat, et donc de création d’entreprises et de richesse (et d’emplois), et une gestion frileuse des grands groupes français.

    On aurait donc pu espérer qu’avec l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, cette catégorie de la population aurait été favorisée, à la faveur de son goût pour la réussite individuelle. et un certain rééquilibrage eût pu avoir lieu.

    Il semble hélas qu’il n’en est rien : comme l’indique l’auteur, si la vision de la société du Président de la République accorde effectivement une place très importante à la réussite financière, sa politique récompense d’abord le capital, et donc la situation de rente, et non le risque de l’entreprenariat.

    On se retrouve donc dans une situation à l’américaine, qui se caractérise de façon croissante par la même dérive : une société individualiste, où le riche existant, l’héritier, et non le créateur de richesse est favorisé. Cette dérive américaine est récente mais inquiétante, au point qu’un certain nombre des américains les plus fortunés ont réclamé le retour à une taxation plus lourde à la fois sur le capital et sur l’héritage. Il faut d’ailleurs noter qu’il existe une longue tradition de création de fondations aux États-Unis, les plus riches préférant léguer leur fortune à des fondations plutôt qu’à leurs héritiers directs, contrairement à ce qui se passe en France.

    Le changement sociétal proposé par Nicolas Sarkozy est donc bien un changement de valeurs, où l’argent n’est plus méprisé mais bien reconnu comme seul vecteur de réussite, sans que la création de richesse soit elle appréciée.

    Plutôt que de s’entourer de nouveaux entrepreneurs, le Président de la République étale donc ses relations avec des puissants, souvent intimement liés aux affaires de l’État. Si l’on ajoute ceci avec leur proximité avec les groupes de médias, on peut comprendre le malaise exprimé par l’auteur.

    Cette « collusion » est-elle sans risque ? De récents scandales, justement aux Etats-Unis ou en Italie, viennent nous rappeler que cette proximité n’est pas sans danger (il suffit de regarder les nombreuses affaires liées au vice-président américain ou à l’ancien président du conseil italien).

    En directe opposition avec la tradition Française, Allemande ou des pays nordique, le Président de la République adopte un style qui semble emprunter au modèle anglo-saxon ses aspects les plus contestables (la valorisation de l’argent-puissance) sans y adjoindre les aspects les plus moteurs (le soutien à l’entreprenariat).

    C’est donc à une révolution de valeurs que l’on assiste, et à une opposition frontale avec le modèle « européen » prôné le plus clairement par François Bayrou, où réussite professionnelle ou financière ne constitue qu’un élément parmis d’autres (famille, liens sociaux...) de la réussite.



  • Voltaire Voltaire 28 décembre 2007 17:51

    L’article est intéressant, même s’il contient des erreurs d’analyses qui sont liées, de l’aveux même de l’auteur, à sa nostalgie de l’UDF.

    La première partie de l’article, sur l’historique de l’UDF et sur le triomphe de ses éidées est largement juste, même si l’auteur occulte le fait qu’historiquement et surtout culturellement, l’UDF est un parti de droite et non du centre. Certes, certaines de ses composantes étaient centristes, mais elles étaient loin d’en constituer la majorité.

    C’est probablement en raison de cet oubli que l’auteur fait une analyse inexacte de l’évolution de ce parti sous François Bayrou, et de son potentiel électoral. En réalité, l’UDF n’a commencée à se rencentrer que vers la fin des années 90, sous la double influence de l’évolution personnelle de François Bayrou, homme de la droite modérée à l’origine dont la vision de la société a évoluée, et de la volonté du RPR de constituer un parti unique de la droite. Dès lors, la survie de l’UDF en tant que second parti de droite était scellée.

    Mais l’erreur principale de l’auteur est de penser dans un schéma politique maintenant dépassé. Contrairement à ce qu’il indique, les électeurs du MoDem sont très cohérents, en terme sociétal. Peu en effet séparent des anciens chrétiens-démocrates ou des gaullistes sociaux des sociaux-démocrates ou des écologistes modérés. En revanche, leur vision est radicalement différente d’une UMP devenue néoconservatrice et inspirée, en partie du moins, du modèle individualiste à l’anglo-saxone. C’est bien cette cohérence qu’a voulu rassembler dans le mouvement démocrate François Bayrou, les clivages antérieurs étant justement devenus obsolètes pour nombre d’électeurs qui revandiquent leur non-appartenance au clivage gauche-droite.

    Restent bien sûr des critiques plus ou moins légitimes : la statégie d’alliance demeure (faussement ?) mal comprise par les média, das la mesure où elle échappe justement au clivage traditionnel (curieusement, cela n’est pas reproché à l’UMP), et la stratégie présidentielle de François Bayrou est fortement critiquée par ses anciens « amis » (mais a t-on critiqué Mr Sarkozy lors de sa prise du parti dès la fin des années 90, où pendant son opposition à Jaques Chirac qui voulait justement lui barrer la route vers l’Elysée ?).

    Reste l’avenir d’un parti démocrate-chrétien, que l’auteur regrette par dessus tout. Il fait là, je pense, une profonde erreur de jugement sociologique : s’il demeure un électorat chrétien démocrate en France, celui-ci est dramatiquement insuffisant pour constituer la base d’une future majorité (tout comme l’électorat radical). C’est certainement l’une des forces de François Bayrou que d’avoir compris la transformation profonde de notre société, et d’avoir identifié que les nouveaux clivages ne se pensaient plus en ces termes. La logique voudrait que les chrétiens démocrates, comme les radicaux et sociaux démocrates, se rassemblent dans un mouvement démocrate dont la vision de la société est la plus proche de la leur. On peut compter sur Nicolas Sarkozy et sur les éléphants du PSpour s’opposer à cette recomposition logique mais politiquement dangereuse pour leur propre avenir politique.

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