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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 11 janvier 2008 21:28

    @l’auteur : l’article est fort bien argumenté, mais très, trop touffu. Il mériterait d’être plus aéré pour faciliter la lecture.

    Sur le fond, il y a peu à dire :

    - la couverture médiatique du Modem, comme celle des autres partis hors UMP et PS, est négligeable. Merci d’avoir cité mon premier article sur ce thème, j’effectue actuellement l’analyse sur la couverture politique à la télévision et sur internet au mois de janvier, nous verrons les conclusion dans quelques temps, mais je ne m’attends pas à de grosses différences.

    - En ce qui concerne le départ des élus, je serais un peu plus circonspect. Même si de nombreux élus sont demeurés au Modem, il n’en demeure pas moins qu’une proportion non négligeable l’a quitté. La raison est bien sûr toujours la même, la volonté d’être réélu, mais c’est une réalité qu’il ne faut pas ignorer. Si les sénateurs sont demeurés fidèles au MoDem, c’est qu’ils attendent les résultats des municipales, dont dépendent le nombre de grands électeurs. Si ils sont défavorables, on peut s’attendre à une nouvelle vague de départ. Cependant, des indications suggèrent que les têtes de liste MoDem se sont plutôt bien débrouillées dans leurs négociations, et pourraient faire de bon résultats (en alliance ou de façon autonome) dans beaucoup de villes moyennes (même si les média pointeront du doigt les échecs à Paris, Lyon et Marseille). Il est aussi exact de préciser que des listes autonomes Modem verront le jour dans une majorité de villes garndes et moyenne, malgré le risque électoral que cela comporte. Les conseillers généraux UDF-MoDem sont aussi très menacés, en raison du mode de scrutin majoritaire, tandis que les conseillers régionaux et députés européens, élus au scrutin proportionnel, sont beaucoup plus tranquilles.

    - concernant toujours ce problème de départ de cadres du MoDem, permettez-moi de vous narrer un récent épisode, rapporté par une source proche : Christian Saint-Etienne, ancien MoDem, vient de quitter ce parti pour rejoindre JM Cavada et créer une nouvelle structure politique, alliée à l’UMP. Il rejoint de fait la liste menée par Jean Tibéri dans le 5ème arrondissement, sous cette nouvelle couleur. Les arguments de son départ, qu’il expliquait il y a quelques jours au groupe de réflexion qu’il avait créé quelques mois plus tôt, étaient l’impossibilité de travailler avec François Bayrou en raison de l’unique objectif 2012 de ce dernier et l’absence de travail sur un projet au sein du MoDem, même s’il indique toujours partager la vision de société de Bayrou. Les réactions de nombreux de ses ex-amis de ce groupe de travail ont été assez vives : s’ils comprenaient les difficultés liées à l’absence d’organisation du MoDem, qu’ils pensent être temporaire, ils indiquaient que quitter Bayrou pour rejoindre Sarkozy en reprochant l’ego du premier ne manquait pas de sel, et que de toute façon le lien avec l’élection municipale et le ralliement à une liste conduite par Mr Tibéri était totalement injustifiable. A noter que plusieurs de ces réactions provenaient d’anciens membres du RPR, ayant rejoint le MoDem par raz le bol du fonctionnement de ce parti à Paris, et de la dérive conservatrice de l’UMP.

    - votre analyse concernant les départ de militants du MoDem est aussi très juste. Ainsi, un responsable du PS indiquait il y a quelques jours que le PS avait perdu probablement un tiers de ses effectifs depuis quelques mois, suite aux divisions de ce parti, en majorité de nouveaux adhérents qui étaient venus pour les présidentielles. Et bien sûr, ne parlons pas des nombreux départ de cadres du PS pour rejoindre la majorité UMP... Quand on examine ces faits, cela permet de relativiser les quelques départs du MoDem ; Et gageons que les récentes frasques du chef de l’Etat ne seront pas très positives en terme d’adhésions à l’UMP, mais que nul n’entendra parler de ces départs...

    - je vous rejoins aussi concernant votre jugement sur les anciens élus UDF. Franchement, rester UDF pour un élu, avec les menaces et appels du pieds de l’UMP, doit requérir un certain courage et de la suite dans les idées.

    - Enfin, je partage aussi votre avis concernant le contenu du projet de Bayrou, même si en revanche, il est exact que celui-ci ne le met guère en avant depuis l’élection présidentielle. Le programme de François Bayrou était certainement l’un des plus complêt. Mais il va avoir besoin de se renouveler, et c’est là que se situe le défi du MoDem : être capable de proposer de nouveau un projet, des propositions concrètes, pour un gouvernement alternatif. Pour le moment, on est encore loin du compte, mais il reste bien sûr beaucoup de temps d’ici les prochaines échéances nationales. Néanmoins, François Bayrou serait bien inspiré de faire émerger à côté de lui un certain nombre de personalités crédibles, capable de proposer des mesures alternatives à celles qu’il critique venant du gouvernement. Si ses critiques sur la vision de la société telle qu’incarnée par Nicolas Sarkozy sonnent juste, il en faut plus pour incarner une alternative crédible.



  • Voltaire Voltaire 11 janvier 2008 20:38

    @Forest ent

    Le premier point est à vérifier. Je ne crois pas que cela occasionne vraiment un accroissement de la quantité d’herbicide utilisé, mais plutôt un changement de type et de période d’application, mais c’est à vérifier.

    Pour le second point, tous les insecticides occcasionnent des phénomènes de résistance. Avec le maïs OGM bt, on recommande donc d’avoir une faible proportion de maïs non OGM dans les champs, pour diminuer cet effet. Mais on ne peut pas dire que les OGM accroissent ce phénomène. L’idée de mélanger les variétés dans un même champs est excellente, mais malheureusement innaplicable dans une agriculture intensive : il faut que les plants arrivent à maturité en même temps, et qu’ils aient à peu près la même taille, pour être récolté en une fois, sans cela bonjour le travail pour l’agriculteur ! Sans compter tous les aspects de commercialisation du produit ensuite.



  • Voltaire Voltaire 11 janvier 2008 16:59

    @bozz

     

    Merci d’avoir indiqué que le rapport est enfin en ligne (il ne l’était pas quand j’ai fait mon premier commentaire).

    Ce rapport souligne les mêmes éléments que j’avais indiqué :

    "Une analyse globale sur l’entomofaune non cible (c’est à dire les insectes non ciblés par l’insecticide produit dans l’OGM) démontre un effet des cultures de mais Bt sur quelques familles d’invertébrés, ses effets étant toutefois moindres que ceux liés aux traitements insecticides." Cela indique bien que, pour l’environnement, il vaut mieux cultiver du maïs OGM que du maïs classique que l’on soumet aux traitements insecticides habituels (mais bien sûr, il vaut mieux pas de maïs du tout...).

     

    Fait nouveau, le rapport indique un effet positif pour la santé :

     

    "Santé humaine : des faits nouveaux révèlent l’effet du mais Bt sur les teneurs en mycotoxine qui peuvent être réduites de 90% à 95% (AFSSA ; 2004) par rapport aux hybrides conventionnels non traités par des insecticides, les traitements insecticides ne permettant une diminution aussi forte. Les teneurs en fumonizine (classée cancérigène probable chez l’homme 2B groupe CIRC) pour les hybrides conventionnels dépasse régulièrement 2000 ppb en fonction des attaques d’insectes dans le Midi-Pyrénées et l’Aquitaine". Bref, avec le maïs OGM, il y a moins de mycotoxines qu’avec le maïs traité de façon classique.

    Pour le reste, le rapport indique surtout qu’il manque des informations pour vraiment évaluer l’impact de cet OGM. La conclusion est assez évident : la culture du maïs OGM de Monsanto n’est pas sans impact environnemental, même si on n’a pas assez d’éléments pour les évaluer pleinnement, mais elle semble avoir un peu moins d’effet négatif que la culture classique. Quant au côté économique, il semble bien y avoir un intérêt pour l’agriculteur en terme de coût et de simplicité, mais cet avantage est variable suivant les régions et en fonction de la météo... A mon sens, le seul argument valable pour suspendre sa culture est celui lié à la co-existence avec le maïs bio : il est impossible d’empêcher une petite contaminationd es champs bio s’ils sont proches d’une culture OGM, ce qui entraine le déclassement des récoltes bio. C’est là le seul vrai problème que j’ai noté, qui mérite solution.

     



  • Voltaire Voltaire 11 janvier 2008 15:11

    En ce qui concerne votre dernier paragraphe, il faut nuancer : il existe actuellement deux types d’OGM majoritaires sur le marché, ceux qui expriment une resistance à un herbicide, et ceux qui expriment une toxine insecticide spécifique (très utilisée en agriculture bio).

    Le premier type entraine de fait l’utilisation d’herbicides... le but est cependant de permettre l’utilisation d’un herbicide sélectif plutôt qu’à large spectre.

    Le second entraine effectivement une diminution de l’utilisation d’insecticides ; cette diminution est variable, en fonction des conditions d’utilisation par les agriculteurs. Ainsi, on observe souvent dans les premiers temps une utilisation "de précaution" d’insecticides par les agriculteurs qui utilisent ce type d’OGM pour la première fois, puis une baisse (mais pas une disparition totale, car la toxine en question n’est pas toxique pour tous les insectes ravageurs) d’utilisation d’insecticides, en général de 10 à 30%.



  • Voltaire Voltaire 11 janvier 2008 11:16

    Merci pour cet article qui illustre la politisation du débat sur les OGM au détriment des arguments scientifiques. La quasi-totalité (14 sur 15) des scientifiques de la haute-autorité provisoire sur les OGM s’est en effet désolidarisée du communiqué émis par le sénateur UMP qui le préside. Ce communiqué a aussi été vigoureusement critiqué au sein même de l’UMP, notamment par le président de l’assemblée nationale, entre autres.

    La raison en est simple : ces scientifiques "font remarquer" dans un communiqué publié jeudi soir que "le projet d’avis qu’ils ont rédigé le 9 janvier 2008 sur la dissémination du MON810 sur le territoire français ne comporte pas les termes de +doutes sérieux+, pas plus qu’il ne qualifie les faits scientifiques nouveaux de +négatifs+", comme l’a déclaré le président, le sénateur Jean-François Le Grand. ! Les scientifiques se disent "gênés par le décalage entre l’avis tel qu’ils l’ont rédigé et sa transcription" et "regrettent le manque de temps qui ne leur a pas permis, d’une part de réaliser une expertise plus complète du MON810 selon les critères de l’expertise collective, et d’autre part de relire sereinement l’avis avant sa diffusion".

    S’il existe bien des "interrogations" sur l’impact de cet OGM, dans l’attente de résultats d’études en cours, aucun élément n’est venu renforcé l’idée qu’il présentait un risque quelconque pour la santé ou l’environnement. Bref, on est bien là dans une démarche politicienne (résoudre le problème médiatique de la grève de la faim de Mr Bové) et non objective.

    La véritable analyse a réaliser est de comparer l’impact écologique d’un champ de maïs OGM à celui d’un champs de maïs cultivé non OGM dans des conditions de culture normale. Evidemment, on se rend bien vite compte que le second est plus néfaste pour l’environnement, en raison des quantité accrue de pesticides utilisées.

    La conclusion est simple : si ’on veut éviter tout impact sur l’environnement, il faut simplement arrêter les cultures... (en tout cas, de maïs, très polluant et gourmand en eau !). A défaut, cultiver le maïs OGM est un peu moins polluant que cultiver du maïs normal. Le reste n’est que politique et communication...

     

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