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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 17 janvier 2008 21:47

    Je ne me permettrai pas de commenter vos remarques sur les personnes ; d’abord parce que je ne les connais pas, sauf Anne-Marie Comparini sur laquelle à ma connaissance vous faites erreur, et surtout parce que c’est sans intérêt. La plupart des responsables politiques de haut niveau sont imbuvables dans leurs relations personnelles, ont un ego hypertrophié, et se tirent dans les pattes au sein du même parti. il suffit d’observer ce qui se passe au PS et à l’UMP pour voir que c’est général. La différence avec le MoDem est que ce mouvement est devenu plus démocratique, et que ses adhérents, souvent nouveaux, l’ouvrent... L’important pour les citoyens est que les politiques appliquent des politiques qui servent le pays et ses habitants, avec un minimum d’éthique. Et s’ils ont une vision constructive du futur, c’est encore mieux. Il est évident que la politique, et donc le pouvoir, agis sur la personalité, qui sont soumis à des stress constants, et provoquent par réaction un certain endurcissement (il en va de même chez beaucoup de médecins confrontés à des pathologies graves, ou chez des artistes devant toujours contenter leur public).

    En revanche, votre analyse sur les départs des anciens UDF me semble erronée : s’ils n’avaient eu qu’un problème de relation personnelle avec François Bayrou, ils seraient restés fidèles à leurs idées, et auraient sans doute essayer de changer de chef. que ce soient les UDF de 2002 ou ceux de 2007, ceux qui sont partis ne défendent en rien la vision « centriste » au sein de l’UMP : ils votent sans sourciller ce qu’ils condamnaient avec la plus grande fermeté auparavant, et acceptent et même défendent la vision neo-conservatrice de la société du président de la république qui est aux antipodes de celle, européenne et démocrate (au sens politique) défendue par le centre. En revanche, tous savaient qu’en restant à l’UDF ou au MoDem, ils risquaient de perdre leur mandat électif... Le résultat est que les anciens UDF ayant rejoint l’UMP en 2002 ne pèsent plus rien, à part Borloo qui surnage de par sa personalité, mais que Sarkozy pousse en touche, et qu’il en sera de même pour les neo-admirateurs de Sarkozy, car ils n’ont entrainé avec eux aucun électeurs. Sarkozy et l’UMP ne peuvent représenter les électeurs sociaux-démocrates et centristes, de part leur modèle de société trop éloigné. Quelque soient l’opinion que l’on peut avoir de François Bayrou, il est le seul à défendre de façon crédible et constante une vision de la société conforme aux aspirations d’une part importante de l’électorat. Le reste n’est que rancoeurs insignifiantes.



  • Voltaire Voltaire 17 janvier 2008 21:26

    Les résultats des élections locales n’ont aucune incidence sur le financement des partis politiques.

    Quant au tous sauf Sarkozy, le Mouvement Démocrate, et François Bayrou, ont indiqué, contrairement au PS, que ces élections avaient principalement des enjeux locaux, et qu’elles ne devaient donc pas faire l’objet d’une sanction ou d’une approbation de la politique nationale ou de son président.



  • Voltaire Voltaire 17 janvier 2008 16:26

    Si l’on s’en tient au média et aux lettres de mécontents, on pourrait croire que le Mouvement Démocrate est au bord de l’explosion, qu’il n’y aura que quelques listes autonomes, que la plupart des MoDem ont choisi de se rallier à l’UMP, et qu’ils auront donc des listes MoDem dissidentes contre eux etc...

    Face à ce désastre annoncé, j’ai donc effectué une petite recherche dans les media. Quelle ne fut donc pas ma surprise de constater qu’il y avait bien une liste MoDem, et une seule, dans environ 80% des villes de plus de 20.000 habitants, et que les alliances de premier tour se répartissaient assez bien entre PS et UMP modérés, derrière des maires-sortants appréciés, bref, que ce parti avait réussi à suivre la politique qu’il s’était fixé.

    Certes, cela ne présage rien de ses résultats futurs : les listes autonomes peuvent faire des scores désastreux, le MoDem perdre les trois-quarts de ses élus locaux etc... mais l’on doit constater qu’objectivement, ce parti se débrouille plutôt pas mal dans une élection difficile pour lui. Il est bien sûr plombé en terme médiatique par les dissidences survenues dans les trois grandes villes que sont Paris, Lyon et Marseille, mais je doute que cela ait un effet très négatif en terme d’élus. J’aurais plutôt tendance à penser que ceux qui ont fait le choix de l’alliance UMP à Paris ou à Lyon, voire à Marseille, risquent de se retrouver fort démunis, si on en croit les tendances actuelles de sanction du parti majoritaire. 

    Qu’il existe un problème interne de lutte de pouvoir derrière Bayrou au MoDem, nul ne peut le nier, mais comparé au PS, la situation demeure plutôt sous contrôle. Quant à l’UMP, il sera intéressant de voir les réactions des mutliples composantes de ce parti hétérogène si la cote de popularité du président continue de décroitre.



  • Voltaire Voltaire 16 janvier 2008 14:06

    Je me permets d’ajouter : qui a vaincu par la pipôlisation, périra par la pipôlisation...



  • Voltaire Voltaire 16 janvier 2008 13:58

    Excellent article, une très bonne analyse.

    Si l’attitude des journalistes vis à vis du pouvoir a toujours été faite de connivences en France, il faut effectivement prendre note de son évolution sous la présidence de Nicolas Sarkozy, vers une attitude non plus uniquement déférente mais d’auto-censure.

    Il est vrai qu’il y a quelques raisons à cela : pouvoir et patrons de presse ont ainsi réagit très durement à quelque articles un peu provoquants pour en effrayer plus d’un, et le journalisme d’investigation est aussi fortement menacé par certaines actions judiciaires, et ne peut donc plus protéger aussi efficacement ses sources.

    On peut donc considérer la politique du pouvoir vis à vis des journalistes comme celle de la carrotte et du bâton : proximité, qui va jusqu’à l’offre de postes prestigieux auprès des politiques (il suffit de voir le nombre de journalistes passés conseillers de communication à l’Elysée ou dans les ministères), et menace en cas de lèse-majesté.

    Quelle sera lévolution du système ? Vous citez à raison l’apparition d’un certain contre-pouvoir sur internet, qui ne peut que se développer, mais ne touche encore qu’un nombre limité d’internautes. Et les journalistes sont aussi toujours les premiers à abandonner le prince pour un nouveau puissant, s’ils sentent le premier en position de faiblesse (les commentaires vis à vis de Nicoals Sarkozy sont ainsi bien plus critiques actuellement, sauf sur TF1 et assimilés, qu’il y a quelques semaines).

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