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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 14 janvier 2008 12:37

    Merci pour ce commentaire intéressant. Les résultats des études toxicologiques menées jusqu’ici sur des maïs OGM demeurent peu satisfaisants. Cela est dû largement aux protocoles utilisés : par exemple, le maïs est une nouriture très peu appréciée par les rats, et les nourrir uniquement avec du maïs peut entrainer des effets secondaires de carence etc...

    La molécules insecticide produite dans les maïs OGM est une toxine très spécifique pour certains insectes. Elle est utilisée, comme l’indique l’auteur, dans l’agriculture biologique, justement pour cette spécificité, mais aussi car les risques toxicologiques pour les mammifères sont, très logiquement, considérés comme très faibles. IL est cependant surprenant qu’étant donné la controverse, il n’y ait pas plus de publications sur des analyses toxicologiques.

    Avant de poster ce commentaire, j’ai réalisé une rapide étude bibliographique : toutes les études publiées sur des OGM produisant ce type de toxines concluent à une absence d’effet sur les mammifères testés (je n’ai pris en compte que des études réalisées par des organismes publics de recherche). Il existe aussi une longue histoire d’utilisation de la toxine en question dans l’agriculture, sans aucun effet néfaste.

    La CRIIGEN indique dans son rapport que les analyses toxicologiques à sa disposition ne sont pas concluantes, et qu’il faudrait des études chroniques indépendantes pour s’assurer de la totale inocuité du produit. Cette conclusion me semble raisonable pour les OGM destinés à l’alimentation humaine. POur ceux destinés à l’alimentation animale, comme les maïs OGM actuels, ou à la production de produits dérivés (huile, amidon etc...), cela ne me parait en revanche pas utile, du moment que l’on s’assure que la toxine n’est plus présente dans le produit fini.



  • Voltaire Voltaire 14 janvier 2008 10:54

    Je vous recommande de lire le rapport cité par l’auteur : la diminution (de plus de 90% !) des mycotoxines dans le maïs OGM est clairement citée, avec en référence le rapport de l’AFSSA de 2004, que vous pouvez aussi lire.



  • Voltaire Voltaire 14 janvier 2008 10:48

    L’article résume bien le contenu du rapport, et la "surprenante" précipitation du gouvernement qui ne voulait sans doute pas accumuler les problèmes en vue des élections.

    Vous faites les mêmes conclusions que moi : les données actuelles suggèrent que le maïs OGM ne résoud pas totalement le problème de la pollution causé par l’agriculture intensive, mais qu’il a un impact néanmoins un peu moins important que la culture de maïs classique. Bien sûr, le meilleurs choix serait de passer en culture bio, mais cela suppose un changement profond de la politique agricole mondiale, ce qui ne peut pas être fait en quelques mois...

    Le rapport insiste aussi sur le manque d’études d’impact à long terme, en précisant que rien pour l’instant ne vient suggérer qu’il y ait des problèmes mais bien sûr qu’il vaut mieux vérifier. Commer l’auteur l’indique, ces études sont souhaitables mais si l’on suspendait tous les produits agricoles avant d’avoir le résultat de ce type d’études, la production agricole serait probablement divisée par deux ou trois. C’est tout le problème de l’équilibre entre principe de précaution et évaluation du risque, où mettre le curseur...

    Ayant lu attentivement ce rapport, et connaissant bien, d’un point de vue scientifique, ce domaine, il me semble que le seul élément réellement génant de ce type de maïs est lié au risque de contamination de cultures bio, qui peuvent être déclassées si elle contiennent plus d’un certain pourcentage d’OGM ; on est là dans un problème qui n’est pas environnemental mais économique, mais qui n’est pas résolu. Onpeut envisager plusieurs solutions pratiques, mais une solution provisoire aurait pu être, avec la claire information de la situation des semis OGM, un zonage provisoire pour éviter ces contaminations (avec des zones interdites et/ou réservées pour les OGM).



  • Voltaire Voltaire 12 janvier 2008 11:53

    Vous vous oubliez dans cette liste, cher Calmos... 4 interventions à vous tout seul ! Constructives, pleines de fond, argumentées, vous faites honneur à ce site et au débat citoyen. Poursuivez je vous prie, poursuivez.



  • Voltaire Voltaire 11 janvier 2008 21:40

    @forest ent

    Pour la première partie, je suis totalement d’accord,même si le problème n’est évidemment pas qu’européen ; c’est tout le système mondial de soutien à l’agriculture intensive qu’il faut réformer, mais c’est assez difficile ; d’un côté, le système actuel est néfaste pour l’environnement, et néfaste pour les cultures vivrières locales de nombreux pays en voie de développement. De l’autre, despays comme la Chine ou l’Inde voient leur demande en céréale exploser, en partie à cause d’un passage à une consommation de viande plus importante, comme dans nos pays. Et il est difficile de jouer sur ce dernier élément... Cela pousse à la productivité agricole.

    Ppour le second élément, je ne vous suis pas. Il me semble que les OGM produisants leurs insecticides ne sont pas plus néfastes en terme de résistance des insectes que les insecticides appliqués de façon traditionnelle. Dans le cas du maïs, il faut aussi se rappeler que celui-ci ne peut pas se croiser avec d’autres plantes sauvages dans la plpart des pays, et qu’il n’y a donc pas de transmission de cette résistance à d’autres plantes, ce qui limite l’apparition d’insectes résistants en dehors des ravageurs habituels du maïs.

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