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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 23 janvier 2008 13:22

    Merci pour cet article, hélas trop juste.

    Les procédures actuelles d’agréments pour l’adoption se font en dépit du bon sens, sur des critères opaues et parfois incrompréhensibles, et certainement pas en fonction de l’intérêt de l’enfant adopté.

    Les couples sans enfants (et dans l’incapacité d’en avoir) de moins de 40 ans constituent l’idéal pour les services à l’enfance, alors qu’on est assez souvent en présence ici d’un très fort désir d’enfant des parents, et non nécessairement de l’intérêt de l’enfant. Curieusement, si vous avez déjà un enfant, surtout s’il est biologique, vous serez fortement déconseillé, voir écarté (même si vous avez donc une certaine habitude d’élever un ou plusieurs enfants...). De la même façon, une personne en couple mais homosexuelle sera aussi discriminée par rappport à une personne seule mais hétérosexuelle... (alors que de nombreuses études ont montré une absence de différence dans l’éducation et l’orientation sexuelle des enfants chez les couples homosexuels, mais aussi, et là je suis en désaccord avec vous, l’intérêt pour l’enfant d’avoir deux parents plutôt qu’un).

    Toutes les personnes adoptantes savent aussi qu’il faut dissimuler aux services à l’enfance toute trace de déviation par rapport à une famille et enfance "normale" : quelque soit votre personalité actuelle, toute déviation sera forcemment retenue contre vous. Cela entraine de la part des candidats des discours stéréotypés, et donc empêche les servces sociaux de déceler les vrais problèmes, puisque l’hypocrisie est de rigueur.

    La position du gouvernement à ce sujet laisse à réfléchir : en raison de la diminution réelle du nombre d’enfants adoptables, le gouvernement préconise maintenant de diminuer le nombre d’agrément à des situations types, ou de n’accorder des agréments que de façon plus restreinte, sous pretexte que donner l’agrément à des personnes qui ne pourront probablement pas adopter au final selon les termes de cet agrément est une tromperie... Soyons clairs, si les personnes adoptantes ne sont pas au courant des difficultés de l’adoption, et ne sont pas prêtes à affronter le parcours du combattant que l’adoption représente, tant pis, mais ce n’est pas à l’Etat de faire cette sélection sur des critères douteux.

    Bien entendu, si vous êtes connu, rien ne vous empêchera d’obtenir un agrément pour un enfant de moins d’un an même si vous avez plus de 60 ans, et même d’avoir votre enfant en deux fois moins de temps que les autres (n’est-ce pas Johnny ?).

    Bref, trop souvent, c’est en effet bien une préconception de la famille idéale, voire l’intérêt de personnes, qui prime sur l’intérêt des enfants, et c’est regrettable, car de très nombreux enfants méritent d’avoir des parents aimants, qui leur donneront leur chance.



  • Voltaire Voltaire 22 janvier 2008 09:12

    @moebius

    Alors que les deux-tiers des français considèrent le clivage droite-gauche dépassé, et que plus de la moitié ne se considère ni de droite, ni de gauche, l’assemblée nationale, et les principaux partis politiques, sont toujours basés sur ce clivage.

    Il suffit d’analyser les opinions des principaux responsables politiques pour constater qu’il y a bien plus de différences entre responsabels au sein même de l’UMP ou du PS qu’entre certains responsables modérés de l’UMP et du PS, et bien sûr de ceux-ci avec le MoDem. Par conséquent, il est bien exact que le paysage politique (les partis) ne reflète pas le paysage électoral. Ce fait explique d’ailleurs le soutien à l’"ouverture" dans l’opinion, même si celle-ci n’est pas réellement appliquée par le gouvernement actuel (qui pratique surtout le débauchage individuel), sauf peut-être pour Martin Hirsch.



  • Voltaire Voltaire 21 janvier 2008 14:08

    Après le coup des caisses vides de l’Etat, on pensait le Président de la République revenu des promesses électorales farfelues autant que démagogiques. Force est de constater qu’il n’en est rien, et que ce sont, au choix, les pêcheurs ou les poissons qui en feront les frais...



  • Voltaire Voltaire 21 janvier 2008 13:20

    Une bonne analyse, assez exhaustive.

    Vous avez bien identifié les forces et faiblesses du Mouvelment Démocrate actuel : un leader reconnu, un véritable créneau politique, et une philosophie compatible avec une majorité de l’électorat d’un côté, une organisation encore embryonnaire, un discours très discret, et le manque de personalités de poids de l’autre.

    Son avenir va donc dépendre de facteurs externes et internes.

    En externe, son succès est d’abord lié à la poursuite des divisions du PS : faute deleader et de projet, un bon tiers de l’électorat PS peut basculer vers le MoDem, comme une bonne partie de l’électorat écologique modéré l’a fait suite à la radicalisation des Verts. Ce succès peut-être renforcé par les déceptions de l’électorat Sarkozyste modéré, même si l’on peut compter sur le Président de la République pour réectifier le tir en matière de communication. Mais avec un discours s’adressant à l’essemble de l’électorat modéré, et accentuant les divisions actuelles de ses deux grands partis ennemis (comme il a su habilement le faire en s’alliant avec des listes modérées de droite et de gauche pour ces élections municipales), le MoDem a une carte à jouer.

    En interne, le défi est grand. Si l’on peut imaginer que la phase de mise en place opérationnelle ne durera qu’un temps, et que les divisions au sein de ses adhérents ne sont que l’expression de sa jeunesse, le Mouvement Démocrate va de voir organiser une réflexion de fond afin de proposer un projet de société cohérent et attractif, ce qui nécessite une méthode et des réseaux. Quant à l’émergence de personnalité autour de François Bayrou, le problème est encore plus compliqué : le Mouvement Démovcrate sera toujours la cible privilégiée du pouvoir et du PS pour débaucher ses têtes montantes en échanges de postes, puisqu’il les menace directement. A cela s’ajoute apparement la difficulté du leader du MoDem de déléguer et faire confiance à des adjoints qui l’ont souvent trahis... On peut penser que seul l’espoir de succès électoraux permettront au MoDem de faire émerger une éuqipe de dimension nationale crédible. IL faudra donc sans doute attendre les élections européennes et régionales, plus favorable au MoDem, pour que s’affirme une équipe autour de son leader.



  • Voltaire Voltaire 21 janvier 2008 13:05

    L’analyse est assez juste. Depuis que Nicolas Sarkozy s’est imposé à l’UMP, et avec lui sa vision néo-conservatrice de la société, l’électorat français s’est grossièrement scindé en trois pôles :

    - un pôle néo-conservateur, qui prone la réussite individuelle, largement sur des critères financiers, à l’image du système américian actuel. Ce système est basé sur la compétition et donc source de développement mais aussi d’inégalités.

    - un pôle "démocrate" ou "social-démocrate", où se retrouvent démocrates-chrétiens, centristes, "modémistes", socialistes modérés et écologistes modérés, qui défend un équilibre entre réussite individuelle et intéret général. Ce système se base donc sur un libéralisme tempéré par des régles plus nombreuses.

    - un pôle anti-libéral, qui rassemble les socialistes de gauche défenseurs du rôle de l’Etat, et les antilibéraux sociaux et écologistes. Le modèle proné est ici celui de la primauté de la collectivité et de l’égalitarisme (et donc de la redistribution) au détriment de l’initiative individuelle.

    Actuellement, l’électorat populiste ou nationaliste est en déclin, ce qui ne signifie pas qu’il ne puisse pas resurgir en cas de crise.

    Le problème est que le paysage politique français ne reflète pas le paysage électoral, et qu’il est largement dominé par des considérations de réussite électorale, fonction du code électoral. la recomposition logique que vous présentez, et que je défend depuis l’élection présidentielle, se heurte donc, à deux facteurs déterminants : les egos des principales formations (qui serait le nouveau chef en cas de recomposition), et surtout l’aversion du risque (un responsable politique ayant pour premier objectif celui d’être (ré)élu.

    Deux événements sont donc nécesaires pour une recomposition : une habilité extrême de la part des "scicissionistes", et de ceux désireux de les attirer, et surtout la perspective d’une défaite électorale. A droite, cela signifierait que la crise de confiance du public avec le président se prolonge ; or, on peut compter sur ce dernier pour corriger le tir médiatique et adapter sa communication, et celle des média, aux attentes des électeurs. A gauche, cela signifierait à la fois une guerre des chefs qui s’éterniserait, au point de décourager l’électorat (et des demi-défaites aux élections intermédiaires), et le renforcement des alternatives, au MoDem et chez les antilibéraux (et donc des succès pour François Bayrou et Olivier Bensancenot dans l’organisation de leur mouvement). Si cette hypothèse n’est pas encore à exclure, il reste, on le voit, encore du chemin à faire.

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