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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 10 septembre 2007 17:29

    @l’auteur

    Je comprends mal ce qui vous gène que les chefs d’entreprises soient organisés, comme d’autres en lobbys. Aucun lobby n’est « démocratique » ; ce sont tous des groupes de pression. Certes, certains nous semble agir plus pour l’intérêt général que d’autres mais c’est très relatif. Et, même si un politique ne doit pas faire plaisir à un lobby plus qu’à un autre, on ne peut pas dire que le devenir des grandes entreprises européennes soient sans conséquences sur pas mal de citoyens européens...

    Ce qui semble vous gèner est le fait que certains lobbys, comme ceux des grandes entreprises, aient plus de moyen pour agir que d’autres, qui agissenten sens contraire. C’est vrai sur la forme, mais pas nécessairement au niveau des résultats. Ainsi, un lobby, même avec peu de moyens, peut arriver à faire aboutir ses idées pourvues qu’elles accrochent dans l’opinion, ou simplement qu’elles apportent un bénéfice assez large ou peu couteux.

    A moins d’être strictement anti-capitaliste, ce qui peut être votre cas, il est donc logique que les entreprises défendent leur beefsteak. Quand on regarde les régulations auxquelles elles sont soumises en Europe, on peut considérer qu’un certain équilibre existe pour que ces entreprises puissent se développer (c’est la base du système économique Européen) sans trop abuser du système. Après, c’est du coup par coup, et c’est difficile à gérer.

    La directive Reach est un bon exemple de négociation.

    D’un côté, les défenseurs de l’environnement défendaient, avec raison, un contrôle stricte des composés chimiques mis sur le marché, avec études toxicologiques et environnementales systématiques pour la quasi-totalité des molécules.

    De l’autre, les entreprises défendaient, à juste raison pour elles, la nécessité de demeurer compétitives par rapport à leurs concurents : en induisants des coûts supplémentaires important, cette directive favorisaient les entreprises peu présentes sur le marché européen, et donc introduisait un biais de concurence par rapport aux autres entreprises amériainses ou asiatiques.

    Dans la mesure où Reach ne s’appliquait pas (situation qui eût été idéale) à l’ensemble des pays, il a donc fallu arriver à un compromis. Vous pensez sans doute que celui-ci est insuffisant, les entreprises pensent sans doute qu’il va trop loin... Comme tout compromis, il n’est pas parfait mais c’est un progrès.

    Dans ce jeu, les entreprises ont fait du lobbying, en exagérant sans doute la portée de Reach, et d’autres lobby environnementaux ont poussé en sens contraire en exagérant certains risques encore hypothétiques. C’est le jeu, mais faut-il diaboliser pour cela l’un des acteurs ?

    Là où votre article eût été intéressant, c’est s’il avait démontré des exemples de corruptions liés à ce lobbying : si un responsable politque ou administratif reçoit des avantages de la part du lobbyist, on tombe là dans l’innacceptable. Mais les cercles que vous décrivez, où se rencontrent les responsables économiques et politiques, ne semblent pas liés, du moins d’après vos études, à des cas de corruption. Peut-être y a t-il déséquilibre dans ces relations, même si cela reste à démontrer, mais imaginer que ces cercles détiennent un pouvoir exhorbitant de contrôle me semble fantaisiste.



  • Voltaire Voltaire 10 septembre 2007 13:02

    Effectivement, c’est bizarre. Non pas qu’il n’y ait pas matière à commenter, mais on reste un peu sur sa faim. Une analyse plus poussée sur la stratégie de communication de Mme Royal aurait été autrement intéressante.



  • Voltaire Voltaire 10 septembre 2007 12:59

    @Yves Rosenbaum

    J’avoue ne pas comprendre... S’il existe un rapport entre le chiffre d’affaire de ces entreprises et l’influence réelle de l’ERT, celui-ci doit être très indirect. Si vous suivez un peu le fonctionnement de la commission européenne et du parlement européen, vous savez que l’influence des lobbys n’est pas uniquement lié à leur poids économique, loin de là ! L’agriculture a par exemple le plus gros poids, alors que son importance économique est devenue faible dans l’UE.

    Pour qu’un lobby soit influent, il faut qu’il soit organisé (or, les grandes entreprises sont souvent concurentes, ce qui limite les actions communes), qu’il ait un représentant charismatique (pas de José Bové à l’UNICE ou à l’ERT), qu’il ait un soutien du public (là aussi, pas trop facile pour les patrons), qu’il pèse sur l’économie ou les emplois (là, ils se rattrapent).

    Les lobbys des grandes entreprises ont l’avantage d’avoir les moyens de mettre du personnel de qualité dans leurs lobbys, et donc de pondre des rapports ou recommandations que l’on peut objectivement qualifier de qualité. Mais, ils se heurtent à des intérêts très divergents de la part des politiques et d’autres lobbys. Leur influence est donc relative, même si elle n’est pas négligeable.

    Quant à l’obsession de l’auteur pour les organisations de patrons, il faut lui explique que tout le monde essaye d’influer les décideurs pour son intérêt. C’est vrai des puissances économiques, c’est vrai de toutes les catégories sociales ou professionnelles. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’un politique, ministre ou commissaire européen, aille à une rencontre du comité Bilderberg, tout comme le ministre de l’agriculture se rend à un colloque de la FNSEA ou le commissaire européen à la recherche au colloque Euroscience...



  • Voltaire Voltaire 10 septembre 2007 11:52

    @l’auteur

    Je n’ai ni le temps ni l’envie de démonter vos propos, c’est sans intérêt. L’article que je cite démontre votre vision partielle à propos du prince Bernhardt, le lien vers l’ERT démontre qu’il s’agit bien d’une organisation ouverte (dont, pour info, Jérome Monod n’est plus le président depuis 1996, l’actuel président est le PDG de Nokia...), le reste est sans doute à l’avenant.

    Des fanatiques de droite pourraient en faire de même avec les secrets de la LCR ou de LO, de l’internationale socialiste ou de syndicats x ou y, d’autres se délecteront de rumeurs sur le rôle et l’influence des sectes dans la politique, ou de la franc-maçonnerie, ou des fonctionnaires (ou de certains corps...). A chacun son complôt, amusez-vous bien. Mais la vérité est pourtant bien plus simple : chacun défend son intérêt, l’égoïsme est naturel chez l’homme, les puissants sont l’objet de sollicitations contradictoires de toutes parts, qui s’équilibrent assez largement (avec un biais suivant qu’ils sont à droite ou à gauche). Le citoyen a la chance d’avoir un bulletin de vote en démocratie, libre à lui de l’utiliser avec discernement.



  • Voltaire Voltaire 10 septembre 2007 11:34

    J’avoue ne pas trop comprendre l’intérêt de cet article. Manque t-il un chapitre ?

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