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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 8 décembre 2006 13:27

    Christian Blanc a des idées intéressantes, et son diagnostique autant que les solutions qu’il propose dans un certain nombre de domaines (innovation etc...) sont tout à fait valable.

    Hélas, il est atteint d’un ego démesuré qui l’empêche souvent de reconnaitre la valeur de travaux provenant d’autres auteurs, et prépare son ralliement à N. Sarkozy depuis 18 mois, en votant systématiquement en faveur des projets de loi de gouvernement (bien qu’élu avec l’étiquette UDF ; il est apparenté au groupe UDF à l’assemblée), même ceux concernant le budget en déficit par exemple, ou la loi sur la recherche et l’innovation (alors qu’il préconise tout autre chose).

    Cette absence de courage politique, ce double-jeu, est assez décevant. On attend donc de voir son positionnement dans les semaines à venir, mais je pense qu’il trouvera de très bons arguments pour rallier N. Sarkozy en échange d’une promesse de poste ministériel (si je me trompe je ferai publiquement mon mea culpa !).



  • Voltaire Voltaire 8 décembre 2006 13:17

    L’analyse du comportement des hommes dans la société est toujours fascinante. Contrairement à ce que vous indiquez, toutes les sciences sociales et humaines ne se basent pas sur des a priori. Au contraire, elles se rationalisent de plus en plus, et l’utilisation d’outils mathématiques permet des modélisations très intéressantes (le danger n’est pas dans l’a priori des chercheurs mais plutôt dans la demande qui peut être orientée par celui qui demande ou finance l’étude...).

    Comme d’autres intervenants, je suis en désaccord avec un certain nombre de vos postulats de bases, qui biaisent l’étude elle-même. Je ne rentre pas ici dans le détail faute de temps, mais cela diminue l’attractivité de l’étude qui pourtant mériterait d’être approfondie.

    Un dernier commentaire sur la validation de votre modèle. Je suis sans doute un scientifique vieux jeu, mais j’aime voir dans un nouveau concept quelques détails méthodologiques simples : quelle est mon hypothèse, comment puis-je la démontrer, quels sontles éléments qui prouvent ou contredisent le modèle, quelles sont les limites, comment est-ce applicable etc... Bien sûr, on ne peut résumer en 1 page une étude scientifique, mais il manque quelques éléments de validation expérimentale du modèle.



  • Voltaire Voltaire 8 décembre 2006 12:58

    A la lecture de ce texte, un doute me vient...

    le gouvernement actuel semble avoir de bons amis dans le domaine de la construction et gestion des autoroutes (voir la privation des autoroutes à prix d’amis...). L’intérêt principal de ce contournement ne serait-il pas... ? Bon, j’avance un peu sans preuve, donc prudence, il faudrait étudier le dosser bien sûr.

    Mais sur le principe, il y a plusieurs arguments ennuyeux : l’absence de desserte de la presqu’ile (pas facile d’aller dans le Médoc !), et l’encouragement au transport routier plutôt que ferroviaire.

    D’un autre côté, il faut voir l’intérêt général en parallèle des intérêt particuliers (j’ai beau apprécier les bon vins, ce ne serait pas une catastrophe de voir disparaitre quelques parcelles de bordeaux.... et les vignerons bordelais ne sont pas les plus accueillants non plus). En fin de compte, c’est sans doute l’argument environnemental qui devrait l’emporter dans ce type de dossier.



  • Voltaire Voltaire 8 décembre 2006 08:46

    @Christian

    Les plantes OGM actuelles n’ont pas d’impact sur la faim dans le monde. Revendiquer ce rôle est une absurdité. Cela ne signifie pas que des plantes OGM ne pourraient pas aider certaines populations avec des variétés plus résistantes à des maladies ou à la sécheresse, mais ce n’est pas le cas actuellement.

    En revanche, certaines plantes OGM ont un impact positif dans l’utilisation des pesticides (permettant une moindre application). Plusieurs études ont montré l’impact positif d’abord sur les fermiers eux-mêmes (qui ont moins de pesticides, toxiques, à manipuler) et sur la quantité globale de produit utilisée.

    Il ne faut pas être naïf :

    Les plantes OGM produites par les semanciers ont d’abord pour objectif d’être vendues : nous ne sommes pas dans la charité mais dans le business. En conséquences, le premier intérêt de ces plantes est d’être rentables pour le fermier (meilleurs rendements, moins de pesticides, couteux, à utiliser, fruits plus facile à transporter...), et pour l’acheteur (produits moins périssables etc...). La condition de ce succès est évidemment que ces OGM ne soient pas toxiques ! (sans cela, bonjour le cours de bourse de l’entreprise ! on a vu ce que donnait le retrait de médicaments trop vites mis sur le marché).

    Par contre, de nombreux organismes de recherche travaillent sur la mise au point de plantes OGM ayant aussi un impact positif sur l’environnement, ou pour le bénéfice de populations pauvres. Mais comme les grosses sociétés ne travaillent pas, ou peu, sur ce type de plantes, elles sont plus longues à être mises au point, développées, et produites pour les agriculteurs.



  • Voltaire Voltaire 7 décembre 2006 22:17

    Cher Nicolas,

    Si j’ai bien compris (mais j’ai pu mal comprendre), BCG a été appelé pour de la gestion de projet (ici le projet de l’UMP), pas pour contribuer au contenu.

    Il faut bien voir qu’élaborer un projet présidentiel est assez complexe. Généralement, un certain nombre d’« experts » du bord politique du candidat élaborent des propositions, qui sont validées et modifiées par les conseillers politiques du candidats, éventuellement discutées par des élus, et approuvés par le candidat. Plus récemment, on fait aussi appel aux avis des militants, ce qui, dans le cas d’un parti comme l’UMP, complique la chose (ils sont nombreux, il y a plusieurs courants etc.). Enfin, on a pu voir au PS, et donc sans doute aussi à l’UMP, combien les études d’opinion sont importantes dans l’élaboration des projets.

    Gérer l’ensemble de ces avis et informations n’est pas trivial ; il faut attribuer différents poids aux différents avis, se mettre d’accord sur une série d’objectifs, et élaborer des synthèses. Même si on aurait pu penser qu’un parti comme l’UMP a ces compétences en interne, l’avantage de faire appel à des aides extérieures, et donc « neutres », est de pouvoir trancher de façon « objective » entre des avis qui peuvent être divergents, et ménager les susceptibilités des divers participants, en proposant une méthode acceptée par tous.

    Pour être honnête, je trouve que tout cela c’est beaucoup de bruit pour rien, et j’aurais préféré une bonne analyse de l’influence du modèle anglo-saxon sur le projet de N. Sarkozy, car c’est très intéressant, et il s’agit d’un modèle social encore peu tenté en France (et avant que tous les anti-Sarkoziztes ne me tombent dessus, je ne suis pas fan du modèle américain, mais il faut reconnaitre les aspects positifs autant que négatifs).

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